Wednesday, May 27, 2009

Européennes : le débat Kahn-Cohn-Bendit

"Les Echos " mettent face à face deux têtes d'affiches connues pour leur franc-parler : l'écologiste Daniel Cohn-Bendit, tête de liste Europe Ecologie en Île-de-France, et le centriste Jean-François Kahn, tête de liste MoDem dans l'Est.

Les Echos : L'abstention pour les élections européennes du 7 juin prochain s'annonce massive. Quel argument utiliseriez-vous pour convaincre les Français d'aller aux urnes ?

Daniel Cohn-Bendit : Pour être franc, il n'y a pas un argument pour convaincre les Français.

On peut toujours dire que " si vous ne vous occupez pas de l'Europe, l'Europe s'occupe de vous " mais si on n'arrive pas pendant cinq ans à expliquer le fonctionnement de l'Europe et le rôle du parlement européen dans la législation européenne, ce n'est pas dans une campagne réduite à trois semaines qu'on va rattraper le temps perdu.

Pour s'attaquer à l'abstention, la meilleure stratégie est que chaque force politique cherche à mobiliser au plus large son potentiel. Pour moi, cela consiste à dire que face aux crises auxquelles nous sommes confrontés, l'Europe doit et va jouer un rôle, positif ou négatif selon le rapport de force politique à l'intérieur, entre autres, du Parlement européen.

Donc, si on veut la transformation de nos modes de production, si l'on veut que l'on s'attaque à la fois à la crise économique et financière, écologique et à la crise de la mondialisation, il faut un fort pôle écologique au Parlement européen. C'est dans la logique de ce qu'on dit depuis cinq ans.

Jean-François Kahn : Comme l'a dit Daniel Cohn-Bendit, il est peu probable qu'en quinze jours, avec le peu de moyens qui sont les nôtres, on arrive à une expression de masse. Mais il y a un argument qui devrait convaincre : c'est une élection démocratique, parce qu'elle est au suffrage proportionnel. Pour une fois, les Français ont la possibilité de ne pas voter contre, pour barrer la route à ceux-ci ou à ceux-là, mais de voter pour des idées. Et en même temps, c'est la première élection depuis la crise.

Face à cette crise économique, mais aussi morale, de civilisation, les gens ont la possibilité de dire quel modèle ils veulent. Et quel modèle ils ne veulent pas. D'ailleurs, je voudrais dire à Daniel que sur ce plan là, il m'a déçu. Pour une fois, on n'est pas obligé de s'engueuler, de s'envoyer des noms d'oiseaux, des pétards ou des bombes puantes. Pour une fois, on peut opposer nos projets. Moi, je ne dit jamais du mal de lui et...

Daniel Cohn-Bendit : Moi non plus je ne dit jamais de mal de lui.

Jean-François Kahn : ... et je trouve que la façon dont il s'est mis lui aussi, comme les politiciens professionnels, à décrire François Bayrou comme un fou qui voit la vierge, c'est une façon archaïque et vieillote de faire de la politique. Il faut changer la façon de faire la politique, essayer d'imaginer autre chose. Là, je comptais sur lui et j'ai été déçu.

Daniel Cohn-Bendit : Déception pour déception... D'abord, moi j'ai dit du bien, dans mes meetings, de toutes les têtes de liste du Modem. Que ce soit Jean-François, Sylvie Goulard, Jean-Luc Bennahmias... Je n'ai pas dit du mal d'un candidat.

La seule personne que j'ai critiqué, parce que j'ai été déçu, c'est François Bayrou. Il sort pendant les élections européennes un livre centré sur Sarkozy, sans une ligne sur l'Europe. En septembre, j'aurais dit bravo. A six semaines des européennes, il court-circuite le débat nécessaire et pédagogique sur l'Europe.

On peut me reprocher la manière dont je me suis moqué de lui, mais sur le fond, c'est tout ce que j'ai dit. De la même manière, j'ai dit du bien de Michel Barnier et j'ai critiqué Rachida Dati parce que je ne crois pas, dans la manière dont elle était candidate, qu'elle donne envie aux Français de voter pour l'Europe. A part ça, je suis resté sur le débat de fond.

Jean-François Kahn : Ce n'est pas tout à fait exact. Ce que les Français ont retenu, c'est que Daniel Cohn-Bendit tape sur Bayrou. Il n'y que ça qui reste. Je ne comprends pas bien la critique sur le livre de François Bayrou parce qu'il est chef d'un parti national et, comme le faisaient Mitterrand ou Chirac, il continue sa voie, mais nous avons un programme européen et nous parlons d'Europe.

Moi, personnellement, je n'ai jamais défendu l'idée d'un vote sanction contre Nicolas Sarkozy. On peut critiquer notre programme mais la seule chose qui compte, ce sont les attaques ad nominem. Le débat européen n'est pas la guerre de 14-18. Je trouve ça lamentable...

Une des choses que tu dis, c'est nous au moins, nous sommes les seuls à parler d'Europe. Cela veut dire que nous n'avons pas de projet. Jamais je ne dirais ça. D'ailleurs, ils t'adorent. Quand on parle à des ministres, ils disent que Cohn-Bendit est le seul type de bien dans l'opposition, qu'il est formidable et qu'on en n'a pas assez comme lui. Ils ont une passion pour toi absolument extraordinaire.

Ne pensez-vous pas tout de même que François Bayrou a contribué à éclipser l'enjeu européen en se centrant sur le vote sanction contre Nicolas Sarkozy ?

Jean-François Kahn : Je considère que ce n'est pas un crime d'être anti-sarkozyste. Il y a une tendance des médias, je le reconnais, à expliquer qu'être anti-sarkozyste est un crime. Nous sommes dans un pays merveilleux. Aux Etats-Unis, Obama vient d'être élu ; les Républicains tapent déjà de façon terrible. En Espagne, la droite fait tous les quinze jours une manifestation de masse contre les socialistes. Nous, on a une opposition molle, molle, molle, qui fait un peu de bruit, pas beaucoup, et c'est déjà trop ! Dites franchement que l'on n'a pas le droit de s'opposer ! Pourquoi les médias refusent absolument de parler de notre campagne européenne, de nos projets européens ?

Daniel Cohn-Bendit : Jean-François, beaucoup sont tombés dans le piège de l'UMP, de dire : "notre programme européen, c'est la présidence française". C'est d'abord dire n'importe quoi puisque la prochaine présidence française est dans treize ans et ce ne sera plus Sarkozy.

Le terme de vote sanction _c'est pour cela que je suis contre_ est désorientant. Voter Le Pen, ce n'est pas voter Jean-François Kahn. Je dois tout de même dire que les paroles les plus dures contre Sarkozy, ce sont les miennes au Parlement européen, pas celles du président démocrate libéral, Graham Watson, qui lui a ciré les pompes.

Quel jugement portez-vous sur la présidence française de l'UE ?

Daniel Cohn-Bendit : Elle a été une présidence girouette, qui a dit une chose et son contraire. Au début de la présidence, Sarkozy vient nous expliquer que " l'unanimité, c'est la fin de la démocratie " . C'est vrai. Cinq mois après, il défend avec la même verve un putsch institutionnel sur le " paquet climat " en faisant passer la décision du conseil des ministres européen, où la décision devait être prise à la majorité, au conseil européen, où l'unanimité était requise.

C'est ça le problème de Nicolas Sarkozy : il dit n'importe quoi. Des fois, comme au loto, il lui arrive de gagner ! Sur la Géorgie, il a essayé. En même temps, comme il est brouillon et n'écoute personne, le sixième point de l'accord qu'il a promus a permis aux troupes russes de rester en Ossétie du Sud et en Abkazie. Il a fait une erreur fondamentale dont on ne peut plus sortir. Dans la gestion de la crise, toutes ses contradictions sont apparues. On a vu ses limites de fonctionnement de Sarkozy comme président de l'Union Européenne.

Jean-François Kahn : J'ai une position intermédiaire entre ce que dit Daniel _ " il fait n'importe quoi "_ et la position de Bayrou dans son livre sur le thème " il a une cohérence de fer ". La vérité est entre les deux. Il a une cohérence mais le narcissisme fait qu'il peut en sortir : son ego est plus important que la cohérence. Il a eu un double langage sur la pêche, sur le lait, sur la Turquie...

Sur la Géorgie, c'est extraordinaire : il revient de vacances, excellent ; il y va, excellent : fait preuve d'activisme, excellent. Et en même temps, pour son image, il lui faut un traité et il négocie avec les Russes un texte effarent. On n'a jamais autant cédé à un pays. Pourquoi toute la presse mondiale l'a dit et pas les médias français ?

Face à la crise, Nicolas Sarkozy n'a-t-il pas fait montre de volontarisme ?

Daniel Cohn-Bendit : Il y a dans la fonction de la présidence des possibilités de faire. Quand un président veut agir, il est capable d'agir. La présidence tchèque a été catastrophique mais quand il y a eu la crise du gaz, elle a joué son rôle, a fait son travail de médiateur, et ça s'est arrêté en quatre jours.

Si c'avait été Sarkozy, on nous en aurait fait une montagne. Sarkozy a fait, à la Sarkozy. Dans tous les sens. Il va à l'Eurogroupe et dit " il faut mettre de la politique ". A part dire : " Il faut ", qu'a-t-il a proposé concrètement ? C'était abstrait. Il dit qu'il faut réguler ? Abstrait. Le G20 c'est a-européen. Quand on a parlé des paradis fiscaux, on a tapé sur la Suisse et du Lichtenstein mais a-t-on parlé de l'Angleterre, de Jersey, de la City, d'où vient une partie des problèmes de la déviation de l'argent ?

Il ne faut pas se moquer du monde. Sarkozy avait une idée, qu'ont tous les présidents français : l'Europe fonctionne comme la France. Il a mis sous tutelle la commission, qui doit être contrepoids au conseil, lequel défend les intérêts nationaux _ Jean-Pierre Jouyet l'a dit lui-même : "la Commission n'existait pas, on était sans interlocuteur". Il a créé le rapport de force entre lui et les autres pays, une méthode inefficace puisqu'un seul pays peut bloquer les décisions au conseil européen.

Dernier exemple : il dit à Nîmes, il faut ratifier Lisbonne pour donner plus de pouvoir au Parlement européen. J'applaudis. Le lendemain, le Parlement européen vote un amendement contre une loi française, Hadopi, il dit " rien à cirer du parlement européen ", voilà Sarkozy !

Jean-François Kahn : Nicolas Sarkozy a été énergique, c'est incontestable. Il y a cinq ans, le discours majoritaire était d'opposer la ringardise française à la modernité américaine, d'opposer le modèle social français à l'exemple américain qui marchait bien, taux de croissance à l'appui. Mais on ne s'est jamais demandé à quel prix il marchait bien, et au profit de qui.

C'est la même chose pour l'énergie de Sarkozy. Bravo pour l'énergie, mais il faut tout de même voir pourquoi, en faveur de quoi et qui débouche sur quoi. On ne peut pas tout ramener à l'énergie.

Incontestablement, il a montré que l'Europe peut parler fort, qu'il n'était pas un crime de bousculer les pays européens qui traînent, il a posé la nécessité d'un pouvoir économique européen au niveau de la zone euro. En même temps, il a eu une façon de tout tirer à lui qui a aggravé nos rapports avec les autres pays européens, qui a relancé l'idée d'une France qui décide seule très négative et que l'on va payer.

Pour ce qui est du G20, il y a l'agitation, il y a la posture, et il y a les résultats. A l'arrivée, certes le G20 a pris des décisions importantes, même si ce ne sont pas celles que Sarkozy avait mis en avant. Le fait que peu à peu on passe de l'espace du G8 au G20 est fondamental. Mais en ce qui concerne la réforme du système financier international, qu'est-ce que le G20 a décidé ?

D'ailleurs, vous remarquerez qu'on n'en parle plus. Même la presse anglo-saxonne a écrit : " c'est formidable, on n'a rien décidé ! " Il y a une liste de paradis fiscaux, mais les vrais paradis fiscaux, ceux dont c'est la nature, comme les îles Caïmans, n'y figurent pas. Les bonus sont légitimés. L'abus des placements à terme, ces dérives qui font qu'on a remplacé la bourse par un système de casinos... Sur tout ça, il n'y a rien.

Daniel Cohn-Bendit : Rappelez-vous Sarkozy ministre des Finances. Il a proposé la maison à quinze euros, le système des subprimes, le prêt hypothécaire, en montrant en exemple le système américain. Il était dans la logique américaine parce qu'il ne voulait pas que l'Etat fasse du logement social.

On est un peu loin des élections...

Daniel Cohn-Bendit : Non, on est en plein dedans.

Jean-François Kahn : Il a raison mais je regrette tout de même que Cohn-Bendit fasse de l'anti-sarkozysme primaire.

Daniel Cohn-Bendit : Quand il vient au Parlement européen dénoncer l'immoralité du capitalisme, on se dit que ça devrait commencer par : " Où est-ce que nous nous sommes trompés ? ". A cause de ses contradictions, quand il intervient dans la zone euro, les autres ne l'écoutent pas. Comme Oskar Lafontaine en son temps.

Jean-François Kahn : Sarkozy n'est pas responsable de la crise. C'est la raison pour laquelle je ne ferai pas le récapitulatif de ses promesses et de ce qu'il en est aujourd'hui, sur la croissance, le pouvoir d'achat... Tous les pays européens sont touchés.

Quand il critique le modèle américain aujourd'hui, je n'insiste pas sur les contradictions mais je l'applaudis, parce qu'il vaut mieux avoir changé. A condition que l'on reconnaisse que l'on s'est trompé que l'on explique pourquoi, et que l'on revienne sur certaines décisions en raison de la crise. Son ego fait que qu'il ne peut pas reconnaître qu'il s'est trompé et qu'il refuse de revenir sur des décisions qui pouvaient se défendre en situation de croissance mais ne peuvent plus aujourd'hui. Ça, c'est catastrophique.

In Les Echos.fr

Tuesday, May 26, 2009

Los países de la zona euro generarán un billón de déficit público hasta 2011

El FMI prevé que la deuda de los países ricos llegue al 140% del PIB en 2014 - Almunia avisa de las dificultades para financiar tanto endeudamiento

California y su gobernador, el ex actor Arnold Schwarzenegger, planean vender la prisión de San Quintín, una cinematográfica mole situada ante la bahía de San Francisco, y otras propiedades como el estadio de los Juegos Olímpicos de Los Ángeles, el mítico Memorial Coliseum. No hay muchas más opciones. Los californianos han rechazado una subida de impuestos y se enfrentan a una emergencia fiscal. Y de la anécdota a la categoría: la situación es alarmante a mayor escala.

El intervencionismo de EE UU para combatir la Gran Recesión deja un agujero enorme, con el déficit y la deuda disparados, que ha llevado a los mercados a especular sobre una posible rebaja de la calificación crediticia norteamericana. En el Reino Unido, esa rebaja es algo más que una amenaza.

El irresistible aumento del déficit y la deuda es un fenómeno global: en la zona euro, la factura de la crisis también será colosal, aunque inferior a la de los dos países anglosajones y a la de Japón, donde el agujero fiscal será del 8,7% en 2010. El déficit público de la eurozona sobrepasará el billón de euros entre 2009 y 2010, según cálculos elaborados por este periódico partiendo de las previsiones de la Comisión Europea. Este año ascenderá al 5,3% del PIB del área del euro (461.000 millones); el próximo será del 6,5% (565.000 millones), con Irlanda y España a la cabeza. La deuda rozará el 85% del PIB europeo en 2010. Y esto es sólo el principio: el FMI prevé que el endeudamiento público supere el 140% del PIB en las economías avanzadas en sólo cinco años.

"No hay comidas gratis", reza la sentencia económica por antonomasia. Ese boom de déficit y deuda es imprescindible porque la alternativa era una depresión al estilo de los años treinta, pero a la vez muy peligroso: "Habrá fuertes tensiones dentro de un tiempo por las necesidades de refinanciación de las emisiones actuales con vencimientos muy cortos", avisó ayer el comisario de asuntos económicos, Joaquín Almunia. Traducción libre: vienen curvas. Los rescates de la banca, el incremento despiadado del desempleo -y de los subsidios- y la inversión en obra pública han impedido que el descalabro fuera aún mayor, pero los Gobiernos no tienen más remedio que pedir prestado el dinero. Y a algunos países no les va a ser fácil colocar tanto papel. Los expertos hablan ya de la deuda como la próxima burbuja, con implicaciones muy serias a medio plazo: más impuestos, tensiones para mantener el Estado del bienestar y fuertes presiones en los mercados.

La City de Londres y Wall Street, una fuente imparable de ingresos en los últimos años, provocan ahora grandes costes al Reino Unido y EE UU. El déficit público británico rozará el 14% del PIB en 2010: el panorama es tan desolador que las agencias de calificación han anunciado que estudian una rebaja de la solvencia del Tesoro británico. Esa rebaja ya se ha producido en España, Italia, Irlanda, Grecia y Portugal, una lista negra que no deja de engordar. Los temores han saltado al otro lado del océano, y la posibilidad de que EE UU pierda la máxima nota provocó la semana pasada un terremoto en el mercado de bonos.

"Espero subidas de impuestos y un aumento notable de la inflación en apenas un par de años", asegura desde Harvard Robert Barro, uno de los grandes expertos norteamericanos. Lo primero ya está sucediendo en Reino Unido y EE UU (subidas tributarias para las rentas más altas) e incluso en España (eliminación parcial de la deducción por hipoteca). "En EE UU, la única posibilidad para compensar el dramático aumento del gasto es un impuesto sobre el valor añadido como el europeo. Será interesante políticamente ver cómo sucede eso", dispara Barro.

Luis Garicano, de la London School of Economics, afirma que el tamaño que está alcanzando la deuda "va a restringir la tasa de crecimiento de las grandes economías: los impuestos van a subir, y el esfuerzo de los Estados para financiar la deuda va a limitar la capacidad de las empresas para encontrar financiación, lo que reducirá la inversión privada".

El mayor peligro es que los mercados piensen que el déficit es insostenible y eso provoque ataques especulativos sobre los países menos sólidos. "Es de esperar que los países desarrollados eviten esa situación", apunta Tomás Baliño, ex subdirector del FMI. La receta de libro para sortear ese peligro es incrementar ingresos y reducir gastos, pero éstos son tiempos duros para la ortodoxia: "Quienes puedan recurrirán a la inflación para pasar el coste de la crisis a sus acreedores", asegura Baliño. En otras palabras: usarán la máquina de imprimir billetes, algo que ya hacen EE UU y el Reino Unido, pese al riesgo de incubar procesos inflacionarios que luego cuesta mucho frenar.

En condiciones normales, esos riesgos serían un argumento intachable para criticar el activismo de los Gobiernos y el exceso de deuda. "Pero las circunstancias actuales son cualquier cosa menos normales", aseguraba recientemente el Nobel Paul Krugman. "Quien piense que la expansión fiscal es mala para las generaciones futuras se equivoca. Los trabajadores de hoy y sus hijos necesitan que se haga todo lo posible para iniciar la recuperación".

El Pais - CLAUDI PÉREZ - Madrid - 26/05/2009

Saturday, April 25, 2009

DISCURSO DO PRESIDENTE DA REPÚBLICA NA CERIMÓNIA EVOCATIVA DO 35º ANIVERSÁRIO DO 25 DE ABRIL - ASSEMBLEIA DA REPÚBLICA

Reunimo-nos de novo para celebrar o aniversário da Revolução de 25 de Abril de 1974, este ano num hemiciclo que foi recentemente objecto de obras de renovação, pelas quais felicito a Assembleia da República. Os Senhores Deputados dispõem agora de melhores condições para poderem exercer condignamente o mandato que o Povo português lhes conferiu.

Esta sessão solene tem lugar num momento muito particular da vida nacional. Vivemos tempos difíceis, muito difíceis. A palavra «crise», que até há uns meses estava afastada do discurso político, é agora um dado adquirido e assumido.

A crise que vivemos não pode ser iludida e, num dia como o de hoje, haverá com certeza muitos portugueses que se interrogam sobre se foi este o País com que sonhámos em Abril de 1974.

É certo que não nos devemos esquecer do muito que foi conseguido neste caminho de 35 anos.

Vivemos em liberdade, estamos integrados numa Europa unida, são inegáveis os progressos registados na educação, na saúde, no bem-estar dos cidadãos.

Mas, apesar dos esforços para combater a crise, Portugal encontra-se hoje dominado pelas notícias de encerramento de fábricas e de empresas. Centenas de trabalhadores são lançados no desemprego, pessoas que até há pouco tempo viviam com algum desafogo pertencem agora ao grupo dos novos pobres, há famílias que não conseguem suportar os encargos com as prestações das suas casas ou a educação dos seus filhos.

As previsões económicas divulgadas por organizações nacionais e internacionais estão à vista de todos e não é possível negá-las.

São muitos os Portugueses que sentem que viveram na ilusão de que poderiam usufruir padrões de consumo idênticos aos dos países mais ricos da União Europeia, sustentados num continuado endividamento.

Devemos, por isso, compreender que esta crise leve muitos Portugueses a interrogarem-se sobre aquilo que o futuro nos reserva.

São interrogações tanto mais pertinentes quanto a crise que vivemos tornou mais nítidas as vulnerabilidades estruturais que o País ainda manifesta.

Não há, assim, a certeza de que este seja um momento meramente transitório de recessão da actividade económica, a que se seguirão melhores dias num prazo mais ou menos próximo.

Senhoras e Senhores Deputados,

Os líderes dos países mais industrializados e das maiores economias emergentes reuniram-se em Londres, no princípio deste mês, para encontrar uma resposta global para a crise. Todos desejamos que as decisões aí tomadas contribuam para a estabilidade financeira internacional e para restaurar o clima de confiança e o crescimento económico.

No entanto, importa não esquecer que a ausência de valores e princípios éticos nos mercados financeiros constituiu uma das principais causas da crise económica que o mundo atravessa.

Gestores financeiros imprudentes ou incompetentes, e outros pouco escrupulosos ou dominados pela avidez do lucro a curto prazo, abusaram da liberdade do mercado e da confiança dos cidadãos, com gravíssimas consequências para as condições de vida de milhões de pessoas.

Só poderemos estar seguros de que uma tal situação não se repetirá se a dimensão ética e a responsabilidade social ocuparem um lugar central no desenho das novas regras de controlo e supervisão das instituições e dos mercados financeiros.

Seria condenável e imoral que os países mais pobres fossem obrigados a suportar os custos de uma crise para a qual em nada contribuíram.

Se é certo que a estabilidade financeira internacional é um bem público global, cuja defesa a todos compete, no caso da presente crise não restam dúvidas sobre quem foram os que se aproveitaram das poupanças alheias e provocaram o colapso do sistema.

Senhoras e Senhores Deputados,

O ano em que se comemora o 35º aniversário do 25 de Abril é também um ano em que os Portugueses irão ser chamados às urnas, em três actos eleitorais.

O exercício do sufrágio é, sem dúvida, a melhor homenagem que poderemos prestar à liberdade conquistada há 35 anos.

É essencial que os Portugueses, sobretudo os mais jovens, percebam o quanto custou ganhar o direito que agora têm de escolher os seus representantes, através de eleições livres e transparentes.

Foi justamente a pensar nos jovens que, há precisamente um ano, trouxe ao conhecimento dos Senhores Deputados um estudo sobre a juventude e a participação política, elaborado a meu pedido.

Na sequência desse trabalho, promovi um encontro para o qual convidei representantes de muitas organizações de juventude, com quem debati o problema do distanciamento dos jovens em relação à política, e tenho incluído o tema da participação cívica nos Roteiros para a Juventude.

Procurei, pela minha parte, dar um contributo para combater o abstencionismo, nomeadamente entre os mais jovens.

Neste dia, faço um especial apelo aos cidadãos para que participem activamente nas três eleições que irão realizar-se este ano. A abstenção não é solução. Aqueles que se abstêm de votar abdicam do direito de contribuir para a construção de um Portugal melhor.

As campanhas eleitorais devem ser informativas e esclarecedoras. Todos têm um papel muito importante a desempenhar.

Os meios de comunicação social devem informar objectiva e imparcialmente os cidadãos sobre os conteúdos das propostas das diversas forças políticas.

Essas propostas, por seu turno, devem ser claras, para que, uma vez apresentadas ao eleitorado, este assuma também as suas responsabilidades.

Votar é um dever cívico e um acto de responsabilidade. Quem vota num programa eleitoral, cujas propostas nos mais diversos domínios sejam feitas em termos transparentes, deve saber que está a dar o seu apoio a essas propostas.

Aqueles que votarem numa dada força partidária devem ter consciência de que estão a sufragar um programa de acção nas mais variadas áreas, da economia à justiça ou à segurança, passando por outras questões que atravessam e dividem a nossa sociedade.

Da parte dos agentes políticos, designadamente da parte das forças partidárias, exige-se uma atitude e um comportamento que mobilizem os cidadãos para a necessidade de votar. A ocorrência de níveis muito elevados de abstenção eleitoral será um indício de que a nossa República pode enfrentar um sério problema de legitimação democrática.

Considero essencial que os próximos actos eleitorais tenham como horizonte Portugal inteiro. As campanhas devem decorrer com serenidade e elevação e os Portugueses esperam que, num tempo de dificuldades, os agentes políticos saibam dar o exemplo.

Que sejam discutidos os problemas reais das pessoas e do País. Que não se perca tempo com questões artificiais, que haja sobriedade nas despesas, que não se gaste o dinheiro dos contribuintes em acções de propaganda demasiado dispendiosas para o momento que atravessamos.

Uma campanha em que os adversários políticos se respeitem, sem linguagem excessiva nem crispações, será um contributo para a dignificação da nossa democracia e abrirá espaço para o aprofundamento do diálogo interpartidário que tão necessário é para a resolução dos problemas nacionais. As forças políticas devem ter presente que sobre elas recai a grande responsabilidade de encontrar soluções de governo, e que essa responsabilidade é particularmente acentuada nos tempos difíceis que o País atravessa.

Senhor Presidente,Senhoras e Senhores Deputados,

É importante que o debate eleitoral se concentre na resolução dos grandes problemas que o País enfrenta, com os olhos postos no futuro, sem perder tempo nem energias em recriminações sobre o passado.

Políticas que foram adoptadas anteriormente podem ter sido correctas na conjuntura em que então se vivia, mas não o serem nos dias de hoje, do mesmo modo que, actualmente, haverá porventura que tomar medidas que não seriam adequadas no passado.

Basta ter presente que a política económica adequada para um país depende de múltiplos factores que variam no tempo, como sejam as prioridades definidas face ao diagnóstico da situação, os instrumentos disponíveis e a sua eficiência, as restrições que os decisores enfrentam, a incerteza quanto ao futuro, a envolvente externa, o grau de integração com outras economias.
Por outro lado, nas propostas que os diversos partidos irão apresentar ao eleitorado, deve existir realismo e autenticidade.

Aquilo que se promete deverá ter em conta a realidade que vivemos no presente e em que iremos viver no futuro. Dizer que essa realidade será fácil será faltar à verdade aos Portugueses. Quem prometer aquilo que objectivamente não poderá cumprir estará a iludir os cidadãos.
É natural que os partidos apresentem ao eleitorado as suas propostas e as suas soluções para os problemas do País.

Mas este não é, seguramente, o tempo das propostas ilusórias. Este não é o tempo de promessas fáceis, que depois se deixarão por cumprir. A crise cria a obrigação acrescida de prometer apenas aquilo que se pode fazer, com os recursos que temos e no País que somos e iremos ser.

Não deveremos, sobretudo nesta fase, alimentar um discurso de crítica sistemática à classe política, nem ceder aos populismos fáceis de contestação do sistema sem apresentação de alternativas consistentes.

Quem critica, deve participar. É cómodo ficar de fora e culpabilizar os agentes políticos ou os agentes económicos. Difícil é fazer um esforço de empenhamento activo na vida cívica, contribuindo para o esclarecimento e para o debate e procurando avaliar com discernimento as diferentes propostas de governação.

Os governos são avaliados pelos cidadãos, pelas suas atitudes, por aquilo que fizeram ou deixaram de fazer. É essa a lógica natural da democracia. É isso que distingue o regime em que vivemos daquele que caiu em 1974.

Para tanto, é essencial que as campanhas esclareçam os eleitores, em lugar de se converterem em momentos de mera confrontação verbal em torno de questões acessórias que pouco ou nada dizem àqueles que procuram assegurar os seus empregos, que pretendem viver em segurança, que querem ter acesso mais rápido aos cuidados de saúde, que desejam uma justiça mais rápida e eficaz, que querem que os seus filhos tenham uma educação de qualidade.

São estes os reais problemas dos cidadãos. É para a resolução desses problemas que têm de ser convocadas as escolhas dos eleitores.

O emprego, a segurança, a justiça, a saúde, a educação, a protecção social, o combate à corrupção são questões básicas que devem marcar a agenda política e em torno das quais deve ser possível estabelecer consensos entre os partidos estruturantes da nossa democracia.

Os Portugueses estão cansados de querelas político-partidárias que em nada resolvem as dificuldades que têm de enfrentar no seu dia-a-dia. Impõe-se, sobretudo nesta etapa da vida nacional, uma concentração de esforços na resolução dos problemas reais das pessoas.

Este é um ano de grandes opções. Há 35 anos, vivíamos também tempos de crise e soubemos fazer a opção certa. Por isso nos reunimos aqui, hoje, neste hemiciclo renovado, para celebrar a opção que fizemos pela democracia e pela liberdade. São esses os valores que me levam a acreditar que os Portugueses não se acomodam, não se abstêm, não se conformam.

A pior forma de lidar com o presente seria perder a esperança no futuro. Eu não perdi a esperança no futuro. Acredito que, se todos nos mobilizarmos, se forem tomadas as decisões certas, a crise será vencida. Então, seremos dignos daqueles que, há mais de três décadas, tiveram a coragem de se levantar porque acreditaram num País novo e num futuro melhor.

JN

Friday, April 24, 2009

Rice, Cheney e Rumsfeld, deram 'sim' à tortura

Relatório do Senado revela que a Administração Bush estava de acordo sobre os métodos da CIA. Republicanos acusam Obama de perseguição. Juristas avisam que será difícil condenar quem deu as ordens.

Condoleezza Rice foi a primeira alta responsável da Administração Bush a dar luz verde à tortura de suspeitos terroristas detidos pela CIA. No dia 17 de Julho de 2002, a então conselheira para a Segurança Nacional aprovou o recurso à simulação de afogamento sobre Abu Zubaydah, um dos chefes da Al-Qaeda detidos pela secreta.

A revelação foi feita quarta-feira num relatório do Senado americano sobre os métodos de interrogatório da CIA e prova como Rice teve um envolvimento maior na questão do que admitira no passado. E não era a única implicada.

Um ano depois do 11 de Setembro de 2001, as figuras de topo da Administração americana concordavam com a necessidade de recorrer à tortura para conseguir informações sobre a Al-Qaeda.

Donald Rumsfeld, o secretário da Defesa, perguntava, numa nota anexada a um dos relatórios, porque é que os suspeitos só eram obrigados a ficar de pé quatro horas se ele estava levantado dez horas por dia.

Oficialmente, a equipa de Bush aprovou esses métodos na Primavera de 2003 - estava em curso a ofensiva no Iraque - após um pedido de esclarecimento da CIA.

Numa reunião em que estavam Rice, Rumsfeld, o vice-presidente, Dick Cheney, o director da CIA, George Tenet, e o procurador-geral, John Ashcroft, foi acordado "que o programa era legal e reflectia a política da Administração".

A partir dali, os métodos de tortura terão sido passados aos militares. Esta hipótese deita por terra a teoria das "maçãs podres" avançada pelo Pentágono para explicar os maus tratos nas prisões americanas no estrangeiro, particularmente em Abu Ghraib. Aquela prisão, no Iraque, ficou famosa pelas fotografias de guardas a torturarem e humilharem detidos. O exército julgou e condenou os militares implicados. Mas estes mantiveram sempre o argumento de que estavam a cumprir "ordens de cima".

Os métodos de tortura da CIA há muito que eram denunciados por organizações internacionais. Mas os pormenores só foram conhecidos na semana passada após a libertação de quatro relatórios confidenciais, por ordem do Presidente Barack Obama.

Obama queria demarcar-se da Guerra ao Terror. Mas acabou por abrir um conflito com os republicanos especialmente depois de admitir levar à justiça aqueles que autorizaram a tortura.

Para Karl Rove, conselheiro de Bush, Obama arrisca-se a fazer os EUA "parecer um país do terceiro mundo em que a recém-chegada junta de coronéis leva a julgamento quem a antecedeu". A questão - se se devem levar os responsáveis à justiça - está a alimentar o debate nos EUA. Juristas americanos avisam, porém, que são muitos os obstáculos legais a uma condenação. "Os que querem ver cabeças rolar vão ficar desapontados", disse Daniel C. Richman da Universidade de Columbia ao New York Times

Para o Eric Prosner, da Universidade de Chicago, os acusados poderão facilmente "convencer o juiz que acreditavam que estavam a agir dentro da lei".

In DN

Sunday, April 05, 2009

Cuba ve con inquietud un acercamiento demasiado rápido a EE UU

Armando Hart, dirigente histórico de la revolución: ''Si Obama cumple su promesa [de aliviar el embargo], nacerá una nueva etapa en el combate ideológico entre la revolución cubana y el imperialismo"

Las autoridades de La Habana ven con inquietud la posibilidad de que EE UU levante "demasiado pronto" la prohibición que impide a los ciudadanos norteamericanos visitar Cuba. Al tiempo que se desea y se aprecia como una tabla de salvación en estos momentos de crisis, el fin de la veda al turismo estadounidense es percibido como un reto, con un elevado potencial desestabilizador en el terreno político e ideológico, según observadores y diplomáticos.

El acercamiento entre Washington y La Habana ha sido más que prudente en los primeros meses del gobierno Obama. Fuentes europeas aseguran que ambos países desean que así sea, pues nadie quiere que el fenómeno tome un rumbo descontrolado.

Obama ha firmado ya la ley de presupuestos, con una enmienda que permite que los cubanoamericanos realicen visitas familiares una vez al año (hasta ahora, por disposición de Bush, solo podían viajar a la isla una vez cada tres años).

Sin embargo, se especula con la posibilidad de que antes de la Cumbre de las Américas, que se realizará en Trinidad y Tobago entre el 17 y el 19 de abril, el presidente de Estados Unidos se descuelgue con un gesto unilateral hacia Cuba y elimine totalmente las restricciones a los viajes de cubanoamericanos y a las remesas que pueden enviar a la isla.

Esta medida, que sería sobre todo un "gesto" de Washington hacia América Latina, opuesta radicalmente al embargo norteamericano, afectaría a un millón y medio de cubanoamericanos. "Ya eso es un reto de consideración", asegura un sociólogo cubano.

En estos momentos, además, están en circulación en el Congreso y el Senado dos proyectos de ley para poner fin a las medidas (de 1963) que impiden que turistas de EE UU visiten Cuba. El proyecto en el Senado tiene el nombre de Ley para la Libertad de Viajar a Cuba y es respaldado por la Cámara de Comercio de Estados Unidos, la Federación Agrícola de ese mismo país y ONG como Human Rights Watch.

El objetivo es que todos los estadounidenses puedan viajar libremente a Cuba, por el tiempo que quieran y las veces que quieran. Los defensores del proyecto consideran que la liberalización total de los viajes a la isla tendería un puente entre los dos países y serviría para alentar los cambios en la isla. "Creemos que entablar una relación a través del comercio y los viajes es la mejor manera de promocionar la democracia", dijo el senador demócrata Byron Dorgan, uno de sus promotores.

Es precisamente aquí donde está el problema. Mucho antes de que ganara Obama, el dirigente histórico de la revolución Armando Hart dijo claramente: ''Si cumple su promesa [de aliviar el embargo], nacerá una nueva etapa en el combate ideológico entre la revolución cubana y el imperialismo. En ella (...) será necesario el diseño de una nueva concepción teórica y propagandística acerca de nuestras ideas y su origen''. Y añadió: ''Una amplia migración con distintos objetivos puede venírsenos encima y para ello debemos prepararnos culturalmente''.

En realidad, el reto es doble. El turismo, con ingresos brutos de unos 2.000 millones de dólares y 2.350.000 visitantes anuales, es el segundo aportador de divisas al país, después de los servicios médicos y educacionales a Venezuela y otros países, calculados en 6.000 millones.

El turismo supone más ingresos que las exportaciones de azúcar, níquel y tabaco juntas y Cuba necesita ese dinero. Diversos estudios calculan que el primer año del levantamiento de la prohibición podría viajar a Cuba un millón de turistas norteamericanos, y hasta tres millones anuales en los años siguientes.

En Cuba existen en la actualidad 46.500 habitaciones, 24.000 de ellas gestionadas por 13 cadenas hoteleras extranjeras. El promedio de ocupación anual es del 60 %. Las inversiones para aumentar la planta hotelera no se han detenido pese a la crisis.

Las autoridades hasta ahora han sido sumamente prudentes. No se quiere decir que hay inquietud, tampoco demostrar demasiadas expectativas. La semana pasada, la viceministra de Turismo, María Elena Pérez, resto importancia a la posible avalancha de turistas estadounidenses que podría venirse encima. "Para nosotros ese país como todos está en el mundo, y para todos nos preparamos". Y agregó: "Todavía Barack Obama no ha levantado el bloqueo".

Aunque nadie quiere hablar de política, los tiros van por donde dijo el histórico Hart: Cuba tiene "el reto inmenso de cómo enfrentar un tiempo nuevo en la lucha cultural contra el enemigo". En estos momentos visitan la isla siete congresistas demócratas de EEUU opuestos al embargo. Visitarán la playa de Varadero. Ya han dicho que la mejor forma de contribuir a la democratización en Cuba es incrementar los contactos. Que viajen los turistas... Contaminar, piensan tanto en EEUU como en Cuba.

El Pais - MAURICIO VICENT - La Habana - 05/04/2009

Monday, March 30, 2009

Fascistas de vanguardia

El debate sobre la ideología totalitaria de escritores revolucionarios se reabre con dos libros sobre Céline y Drieu La Rochelle

Que la vanguardia artística va de la mano del progreso político es un mito que no hace tanto que saltó por los aires. Aunque los historiadores siguen recogiendo los pedazos, durante años se buscó explicación a las excepciones que no confirmaban la socorrida regla. En el terreno de la literatura, y certificadas las conexiones entre fascismo y futurismo -su manifiesto cumple un siglo-, el emblema de la conexión puntual entre ideología reaccionaria y revolución artística se llama Louis-Ferdinand Céline (1894-1961). A su lado, Drieu La Rochelle (1893- 1945). Sobre ambos aparecen esta semana dos títulos clave: Céline secreto (Veintisiete Letras) y Pierre Drieu La Rochelle. El aciago seductor (Melusina).

Céline secreto es fruto de las notas, traducidas por José María Solé, de las conversaciones de Véronique Robert con Lucette Destouches, la última esposa del autor de Viaje al fin de la noche.

Que una de las novelas más revolucionarias del siglo XX saliera de la mente de un francés antisemita visceral sigue generando ríos de tinta. Precisamente, Destouches trata de matizar esa visceralidad con buenas intenciones: "Cuando supo lo que realmente había pasado en los campos de concentración, se quedó horrorizado, pero nunca fue capaz de decir 'Lo lamento'. (...) Siempre aseguró que había escrito sus panfletos de 1938 y 1939 con finalidad pacifista. En su opinión, los judíos incitaban a la guerra y él quería evitarla". Por si acaso, ella prohibió la reedición de piezas como Bagatellas para una masacre y La escuela de cadáveres.

En el fondo, Céline secreto vale menos como argumento defensivo que como testimonio de la ocupación alemana -"por un poco de pan se podía comprar a cualquiera"-, como retrato íntimo de un hombre contradictorio y memoria de una mujer hecha a sí misma. "De lo que siempre me he arrepentido", dice, "es de no haber estudiado. Nunca nadie me llevó a un museo". Le gustaban Fra Angélico y la poesía del amor cortés: "A Louis se lo ocultaba. Temía parecerle cursi".

Si Céline se libró del paredón porque llegó vivo a la amnistía de 1951, Pierre Drieu La Rochelle lo hizo porque se quitó la vida en 1945. Su suerte estaba echada desde que dejaran París los alemanes, entre los que él funcionaba como un elegido. Decadente, dandi, vanguardista y héroe de la guerra del 14, era a la vez íntimo de André Malraux, su albacea literario, y de Otto Abetz, el embajador alemán. Como dice el historiador Enrique López Viejo, autor de Pierre Drieu La Rochelle. El aciago seductor, fue "un hombre complejo que pareció equivocarse en todo".

Entre sus equivocaciones se cuentan sus peticiones de ejecución sumarísima para los miembros de la Resistencia, su participación en congresos nazis y sus artículos en Je suis partout, el periódico que delataba a los "subversivos". Al mismo tiempo, Drieu dirigía la Nouvelle Revue Française y usaba sus influencias para salvar a sus amigos judíos.

López Viejo explica que Drieu experimentó su caída del caballo en 1934. Europeísta en los años veinte y compañero de viaje de los comunistas, ese año visita Núremberg y queda "encandilado por la parafernalia nazi. Cambió a Stalin por Hitler". Para su biógrafo, sigue siendo un caso por resolver: "No alcanza la altura de Céline, pero no se le puede despachar con un 'era un facha".

Y recuerda la contradicción señalada por Jean-François Revel: "Si el fascismo y el comunismo sólo hubiesen seducido a los imbéciles, habría resultado más fácil librarse de ellos".

Tuesday, March 24, 2009

Lettre ouverte à mes amis de la classe dirigeante - Alan Minc

TRIBUNE - Après le tollé provoqué par l'affaire des stock-options de la Société générale, l'essayiste Alain Minc (*) fustige le comportement du patronat français en cette période de crise, lui reprochant son «autisme» et son «inconscience».

Nul ne peut me soupçonner d'être votre ennemi : c'est plutôt le reproche inverse que je subis à longueur de colonnes dans les journaux. Mais je suis aujourd'hui inquiet pour vous car je ne comprends ni vos réactions, ni vos raisonnements, ni - pardonnez-moi le mot - votre autisme. La France n'est pas l'Allemagne : elle a toujours eu des difficultés à établir sur des bases claires un contrat social entre patrons, salariés et pouvoirs publics. De là le poids des symboles. Les syndicats essaient de canaliser tant bien que mal le mécontentement et donc de préserver l'ordre social. Les pouvoirs publics s'efforcent de tenir l'équilibre entre les dépenses nécessaires pour aider les plus malheureux et l'obligation de ne pas déstabiliser, au-delà du raisonnable, les règles de bonne gestion. Les petits patrons se battent pour leur carnet de commandes, courent derrière leurs lignes de trésorerie et sont en fait, face à la crise, du même côté que leurs salariés.

Et pendant ce temps, vous qui avez les yeux fixés au-delà du Rhin pour y chercher l'exemple de la modération salariale, vous n'avez pas remarqué le code de conduite en temps de crise signé par le patronat et le gouvernement de Berlin !

Au lieu de s'engager dans cette voie, quelle image avez-vous donnée la semaine dernière ? Vous empochez la décision du gouvernement de ne pas toucher au bouclier fiscal dont vous êtes parmi d'autres les bénéficiaires mais vous ne comprenez pas l'obligation, en contrepartie, de modérer la distribution des revenus primaires pour les dirigeants les plus favorisés. Brice Hortefeux et Christine Lagarde adressent au Medef une lettre nuancée demandant, de la part des dirigeants qui recourent à un chômage partiel important ou à des licenciements massifs non de baisser leurs rémunérations, mais de renoncer à leur part variable.

Que leur répond la présidente du Medef ? Qu'elle n'a ni le pouvoir - c'est exact - ni le désir - c'est une provocation - de le faire. Passons sur les stock-options distribuées au plus bas des cours de Bourse par une banque qui doit, comme toutes ses collègues, sa survie à l'intervention publique. Que penser de la manière dont la première entreprise française perçoit ses relations avec la société environnante, au-delà de ses maladresses de communication, en se contentant, comme seul geste de bonne volonté, de verser une prime à la cuve dont on oublie qu'elle est une simple avance sur l'impôt sur les sociétés et dont l'effort contributif se limite au coût correspondant de la trésorerie, qui plus est, avant impôts ?

Mesurez-vous que le pays a les nerfs à fleur de peau, que les citoyens ont le sentiment, fût-il erroné, de subir une crise dont nous sommes tous à leurs yeux les fautifs ? Comprenez-vous qu'aux aguets de l'opinion, comme l'exige leur métier, les parlementaires n'ont qu'une envie : prendre des dispositions sur les rémunérations qui seraient à terme aussi destructrices pour l'efficacité économique que la loi de 1947 sur les loyers a pu l'être, pendant des décennies, sur l'immobilier ? Ignorez-vous que la quête de boucs émissaires est une constante de notre histoire et que 1789 se joue en 1788 ? Sentez-vous le grondement populiste, la rancœur des aigris mais aussi le sentiment d'iniquité qui parcourt, comme une lame de fond, le pays ? Acceptez-vous de méditer ce mot de la comtesse de Boigne, une habituée des révolutions : «Les peuples ont l'instinct de leur approche ; ils éprouvent un malaise général. Mais les personnes haut placées n'aperçoivent le danger que lorsqu'il est devenu irrésistible» ?

Un léger «retard à l'allumage» est pardonnable ; un excès d'inconscience, non, surtout quand il s'assimile à une pulsion suicidaire.

Amis, de grâce, reprenez vos esprits !

(*) dernier livre paru : «Dix jours qui ébranleront le monde», Grasset, 134 pages, 9 €.

» Les dirigeants de la SocGen renoncent à leurs stock-options

Wednesday, March 04, 2009

Entrevista com Jean Daniel

Diretor da “Nouvel Observateur”, umas das mais prestigiosas revistas da Europa, Jean Daniel fala da amizade com Albert Camus e diz que a crise levou o jornalismo a perder seus paradigmas

A capacidade que o jornalista tem de fazer o mal é devastadora

JUAN CRUZ

A sala de trabalho de Jean Daniel é repleta de fotos, e entre todas se destacam as que guarda de seu mestre, Albert Camus, que não apenas é seu conterrâneo como também uma fonte constante de inspiração.Daniel dedicou um livro a ele, que está saindo agora em espanhol: “Camus na Contracorrente”, uma homenagem ao jornalista e intelectual que foi Nobel de Literatura e, ao mesmo tempo, um livro de estilo para o exercício do jornalismo.

No livro há uma imagem -da qual não há fotos- em que se vê Camus entrando numa boate com seus colegas do jornal “Combat”, que fazia a resistência à ocupação nazista de Paris. Eles tinham feito uma boa edição nesse dia, e Camus estava exultante. Ao entrar no bar, exclamou: “Vale a pena lutar por uma profissão como esta!”.Jean Daniel tem uma trajetória longa como jornalista, talvez o mais influente da França em alguns momentos, sobretudo como diretor e cabeça pensante da “Le Nouvel Observateur”, uma revista elitista que ele decidiu converter em periódico de grande tiragem sem reduzir sua ambição cultural. Aos 88 anos, conserva todas as suas faculdades alertas, escreve seus artigos, viaja, apresenta livros e vive em contato permanente com a revista. E com a realidade.

Atrás de sua cadeira está a primeira página do “New York Times” do último 5 de novembro; o diário o cita em sua primeira página como respeitado esquerdista europeu que escreveu sobre “o épico glorioso de Barack Obama”, e Daniel está feliz com esse recorte, que sublinhou. E sobre aquela frase de Camus? Vale a pena lutar por este ofício?

PERGUNTA - Como deve ser a relação do jornalista com o poder?
JEAN DANIEL - Os jornalistas estão entre o poder e a história. E hão de saber como funciona o poder, com a condição de que o fascínio não caia na indulgência e na corrupção. Respeitadas essas condições, é muito interessante ver como funciona um homem que detém todos os poderes. Nesse momento é preciso desconfiar de tudo, até do mínimo detalhe. É difícil julgar com rigor e objetividade pessoas que estão à sua frente. Já me ofereceram de tudo: uma casa no México, por exemplo. Na Tunísia, também quiseram ser muito amáveis comigo. Mas a relação do poder com a imprensa é um problema nos dois sentidos. Já conheci épocas em que havia corrupção entre os jornalistas, mas conheci períodos em que os jornalistas eram acossados. Um homem com poder é um homem que esconde alguma coisa, e é preciso descobrir o que é. É um equívoco pensar que sempre há um crime. Existem os dois excessos, e hoje existe o excesso de transparência: não se sabe que crime existe, mas é preciso descobri-lo. É verdade que um ditador esconde tudo, e nosso papel é descobrir o que ele esconde. Mas já se passou dos limites: quando levada ao extremo -ou por virtude ou por vício-, a transparência chega à violação da vida privada. E há uma intromissão nova, a da fotografia na vida íntima. Quando se ultrapassam os limites, chega-se a aberrações. Veja o que aconteceu agora com Milan Kundera, o grande romancista tcheco, acusado de ter denunciado um companheiro. Ele tinha 21 anos na época; agora tem 79. Não havia provas. Os jornalistas foram a Praga e não encontraram provas. Mas saiu uma manchete junto a uma grande foto de Kundera: Kundera “teria sido”… E, com esse verbo no futuro do pretérito, mais a enorme foto e a manchete, Kundera passa a “ser”. O texto em si era honesto, mas o leitor se atém apenas à imagem e à força da condicional. Jornalismo é escrita, é texto. Mas naquela informação havia apenas a força da imagem, a força do título e a força do tempo verbal. Talvez o jornalista fosse honesto, mas veja só o resultado…

PERGUNTA - É o princípio da calúnia…
DANIEL - Sem dúvida, só que hoje a calúnia se apoia nas novas tecnologias.

PERGUNTA - Na difusão de rumores…
DANIEL - Não é exatamente isso. Alguns anos atrás, sim, se produzia a divulgação de rumores, um termo que começou com Beaumarchais [1732-99, autor da peça "O Barbeiro de Sevilha"]. Mas hoje a novidade está na apresentação das notícias. Você liga a televisão e vê um rosto. O que essa pessoa fez? E depois de ver o rosto, alguém diz: “Fulano foi acusado de…”. Sem provas. Não é apenas a difusão do rumor, é a força que se confere à apresentação do rumor.

PERGUNTA - A internet é um instrumento que difunde rapidamente tudo o que toca.
DANIEL - Sim, possibilita a multiplicação do rumor.

PERGUNTA - Qual é sua posição sobre o futuro da imprensa a partir do surgimento desse instrumento poderoso?
DANIEL - Se eu soubesse! Saber isso seria muito importante para muitas pessoas, inclusive os editores de revistas e jornais. É verdade que existe uma crise da imprensa; é possível que os jornais de hoje se tornem complementos da internet. A realidade será a internet. Essa é uma possibilidade. Já com o livro não vai acontecer o mesmo. Já ficou comprovado que as pessoas querem segurar um objeto como esse nas mãos. Existe algo de mágico no livro -a forma, as páginas.

PERGUNTA - Em que a internet contribui para o jornalismo?
DANIEL - Para os jornalistas, a internet traz o gosto pela velocidade. A possibilidade de qualquer pessoa responder a qualquer pessoa. Ou o fato de que todo mundo possa ser jornalista e, nesse caso, que os próprios jornalistas deixem de acreditar neles mesmos, porque são questionados a todo momento. Está se produzindo um descrédito na função do jornalista.

PERGUNTA - Que se preparou para ser jornalista.
DANIEL - Todo esse itinerário de preparação, que terminava num estatuto de prestígio e autoridade do jornalista, está sendo destruído pela aparição repentina de alguém que encontra uma foto e a coloca na internet. E essa foto pode destruir alguém. Há vantagens, não para o jornalista, mas há vantagens. É o sonho da opinião pública, pois se abre uma possibilidade infinita de se expressar. Mas o que eu dizia com relação ao perigo que existe nessa situação é algo que me preocupa.

PERGUNTA - Camus dizia que o jornalismo é a informação crítica. Talvez a velocidade possa mudar essa definição de jornalismo.
DANIEL - Não é forçosamente mau reagir diante das opiniões. Além disso, essa velocidade proporciona uma visão imediata do sentir popular. Nem tudo é negativo. Pode-se saber instantaneamente se o que escrevemos desperta interesse. Mas a verdade é que todo mundo está com medo.

PERGUNTA - Em seu livro sobre Camus, leem-se quatro diretrizes que resumem as obrigações de um jornalista: “Reconhecer o totalitarismo e denunciá-lo. Não mentir e saber admitir o que se ignora. Negar-se a dominar. Negar-se sempre, sob qualquer pretexto, a praticar qualquer tipo de despotismo, incluindo o provisório”. Quais são, para o sr., as obrigações de um jornalista hoje?
DANIEL - A lista de Camus ainda é válida. O que é preciso acrescentar a ela? Provavelmente a capacidade de conhecer as novas armadilhas da tecnologia. Quando Camus enumerou essas obrigações, ainda não existia a televisão. E o reinado da imagem mudou tudo, incluindo a forma de escrever. Imagine um romancista que escrevesse um romance e em cada parágrafo alguém lhe dissesse que seu nível de audiência estava caindo ou subindo. Escrever em razão da reação imediata do leitor! A grande inovação que intensificou os temores enunciados por Camus é a simultaneidade, a onipresença, o fato de que, quando alguém fala, faltam segundos para que a Terra toda saiba o que diz. Isso é algo extraordinário.

PERGUNTA - O sr. diz que a ameaça à vida privada é o pior defeito do jornalismo atual.
DANIEL - Há muita gente que pensa que a transparência é algo muito importante e que, se a vida pública se misturou à vida privada, o leitor tem o direito de conhecê-la. Há pessoas de alto nível que pensam que, se [o premiê italiano, Silvio] Berlusconi mistura sua vida pública com seus interesses privados, temos o direito de conhecer detalhes desses fatos. Há pessoas que não são desonestas, mas que pensam dessa forma. E isso nos pode levar muito longe.

PERGUNTA - Por isso o sr. diz que um jornalista tem um poder injusto.
DANIEL - Naturalmente, muito frequentemente é assim. A capacidade de fazer o mal que tem o jornalista é devastadora. Em um dia ou em uma hora se pode desmontar uma reputação. É um poder terrível.

PERGUNTA - E como se pode limitar esse poder sem chegar à censura?
DANIEL - É uma apreciação difícil, que depende, em primeiro lugar, do diretor de Redação, do redator-chefe, do chefe de departamento, da forma como se concebe o periódico. Isso acontece dentro de quatro paredes; não existe uma lei para isso.

PERGUNTA - Como Camus, o sr. adverte contra os furos de reportagem: é melhor averiguar do que publicar uma notícia que não é certa. Não é preciso ser o primeiro.
DANIEL - É melhor ser o segundo, mas verídico, do que o primeiro, mas equivocado. Todo mundo quer ser o primeiro. Na época de Camus, havia um grande assunto, a violência, e ele queria aprofundar-se mais nisso; a questão dos furos ficava em segundo lugar. Conversamos muitas vezes sobre isso: quando acabará o mal, como se reage a uma agressão. Chega-se a imitar o inimigo? Que futuro terá nossa causa se empregarmos as mesmas armas que nossos inimigos? E o jornalista? É honesto quando utiliza meios que considera inaceitáveis quando usados por outros? Hoje temos perguntas semelhantes. O que fazemos com o Irã? Temos que fazer como o Irã para combater o Irã? A pergunta é se estamos condenados ou não, hoje, a imitar os meios empregados pelos inimigos. Camus me interessou e continua a me interessar porque sua grande preocupação tem a ver com o modo como o jornalismo precisa enfrentar o grande tema de nossos tempos: a violência. Cada texto fundamental sobre o jornalismo deveria vir acompanhado de uma filosofia da violência.

PERGUNTA - O sr. diz que o jornalismo consiste em viver a história enquanto ela se faz. Como vê a história se fazendo hoje?
DANIEL - Perdemos os instrumentos da previsão; essa é a maior novidade. Não existe ciência econômica, não há conhecimento analítico financeiro -todos erraram. Há dez anos todos vêm errando. Perdemos os instrumentos de previsão e nos faltam paradigmas. Lévi-Strauss me disse isso e eu o escrevi: a ciência é importante, todo mundo se alegra com isso, mas nada é verdadeiro porque o mundo se tornou imprevisível. É o que ele dizia.

PERGUNTA - Inclusive com relação a Obama?
DANIEL - Sobretudo com relação a Obama. Quem havia previsto Obama?

A íntegra desta entrevista saiu no “El País”. Tradução de Clara Allain.

[A partir do catatau.]

Monday, March 02, 2009

L'Europe centrale, sinistrée, veut adopter l'euro plus rapidement

Les déclarations se multiplient à l'Est, pour demander à l'Union européenne (UE) de "simplifier les procédures d'adhésion à la zone euro", selon les termes du premier ministre polonais, Donald Tusk, quelques jours avant le sommet des Vingt-Sept, à Bruxelles dimanche 1er mars.

Sur les dix pays de la région ayant rejoint l'UE depuis 2004, huit ont toujours leur propre monnaie. Les trois pays baltes ont intégré le mécanisme de change MCE II, antichambre de l'entrée dans la zone. Seules la Slovénie et la Slovaquie ont adopté l'euro, partagé par 16 Etats membres de l'UE.

Depuis la crise, les investisseurs se méfient des pays émergents d'Europe centrale. Les devises locales sont attaquées : le zloty polonais, la couronne tchèque, le leu roumain et le forint hongrois ont perdu respectivement 32 %, 18 %, 17 % et 15 % face à l'euro depuis novembre 2008. En octobre, le forint n'avait pu se redresser que grâce à une aide de 15,7 milliards de dollars (12,4 milliards d'euros) du Fonds monétaire international (FMI). Depuis, la devise hongroise a repris sa chute.

Aujourd'hui, c'est "la Roumanie qui envisage d'en appeler au FMI pour protéger ses réserves monétaires", affirme Christopher Kwiecinski, économiste au Crédit agricole. "Ce pays, comme la Lettonie, a beaucoup changé ces dernières années, note Frank Gill, analyste crédit chez Standard & Poor's. C'est notamment leur secteur privé, avec une trop forte dépendance aux devises étrangères, qui les rend vulnérables." Les sorties de capitaux s'accélèrent. Hongrie et Lettonie sont en quasi-faillite, et les économies les plus solides de la région - République tchèque et Pologne - ne sont plus à l'abri.

Les préoccupations sur la stabilité financière à l'Est sont largement partagées. La Banque mondiale, la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD), et la Banque européenne d'investissement (BEI) ont annoncé, le 27 février, un soutien de 24,5 milliards d'euros au secteur bancaire de la région. Les leaders européens ont décidé, le 22 février, de doubler les fonds du FMI pour aider ces pays.

SITUATIONS DIVERSES

Mais le débat sur le rythme de l'adhésion à la zone euro reste ouvert. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, est favorable à une entrée rapide du plus grand nombre possible de pays de l'UE dans la zone euro, tout en rappelant que les candidats doivent s'adapter aux conditions d'adhésion. "Une entrée précipitée, bénéfique à court terme, pourrait décourager à long terme les efforts de réformes de convergence", explique M. Gill.

Les pays de la région n'ont pas les mêmes faiblesses économiques. La République tchèque avait assaini son système bancaire lors de la crise de 1998. Mais au-delà de Prague, l'enthousiasme à vite rejoindre la zone euro est assez général. Le premier ministre hongrois, Ferenc Gyurcsany, est allé défendre à Bruxelles la possibilité d'une accélération du processus d'adhésion de son pays. La Hongrie, qui cumule déficits jumeaux (déficit public et courant), sortie de capitaux et dépendance aux investissements étrangers, a intérêt à multiplier les protections contre les crises de change. En Pologne, le ministre des finances, Jan Rostowski, considère que "rejoindre rapidement l'euro est la meilleure méthode pour lutter contre la crise", comme il l'a souligné, le 19 février, devant son Parlement. L'intégration de la zone euro protège en effet des crises de change, des attaques spéculatives, et libère les firmes du coût des variations monétaires. "En 2008 en Pologne, la plupart des sociétés s'étaient couvertes contre une appréciation du zloty.

Avec la dépréciation intervenue depuis l'été 2008, le choc a été brutal", précise Juan-Carlos Rodado, de Natixis. Quant aux pays baltes, qui ont rejoint le MCE II depuis 2004-2005, l'ouverture de leur économie et la rigidité de leur régime de change amplifient l'impact de la crise tant qu'ils ne sont pas membres de la zone euro.

Mais l'Union économique et monétaire a aussi un coût auquel les Tchèques sont sensibles. Certains estiment qu'ils ont tout intérêt, en période de crise, à conserver la couronne tchèque pour garder les mains libres en politique monétaire. Car même si la dévaluation compétitive perd de son impact dans un contexte de crise globale, la politique de taux de la Banque centrale européenne n'est, elle, pas toujours adaptée aux pays en rattrapage économique.

Anne Rodier - Le Monde – 2/3/2009

Wednesday, February 25, 2009

Obama apela a su ambicioso plan de reformas para superar la crisis

El presidente cree que "EE UU resurgirá más fuerte" si hay esfuerzos por conseguir la estabilidad financiera, mejoras en educación, independencia energética y revisión de la sanidad

En su primer esperado discurso esta madrugada (hora española) ante el Congreso desde que tomase posesión de su cargo, el presidente de Estados Unidos, Barack Obama, ha apelado al optimismo para superar la peor crisis económica sufrida en décadas, y para ello habrá cuatro pilares fundamentales en los esfuerzos que hará su Gobierno para capear el temporal: estabilidad financiera, educación, independencia energética y la revisión del sistema sanitario.

El discurso, en el estilo de los del estado de la Unión, aunque no técnicamente porque Obama lleva sólo cinco semanas en el cargo, ha estado dominado por esos cuatro temas claves, sobre los que se sustenta el grueso de su política de los próximos años. El presidente ha mencionado las áreas de actuación urgente: la promoción del crecimiento económico, la creación de empleo, la estabilización del sistema financiero, la creación de una sociedad de energías renovables y la reforma del sistema sanitario para garantizar asistencia casi universal. En cambio, Obama ha preferido ahorrarse las referencias sobre hipotéticas futuras nacionalizaciones de bancos.

"Lo que necesitamos ahora es empujar juntos, enfrentarnos con audacia a los retos que se avecinan y tomar nuestra parte de responsabilidad en nuestro futuro", ha declarado el mandatario antes de detallar su plan de actuación para resolver la crisis. Entre las iniciativas, se encuentra el plan de estímulo valorado en 787.000 millones de dólares (unos 615.000 millones de euros) y promulgado la semana pasada, que Obama lleva defendiendo desde las primeras semanas de su mandato. También esta noche el presidente estadounidense ha defendido su proyecto de profundas transformaciones políticas y económicas, que intentará hacerlas todas en cuatro años de mandato.

Apenas 48 horas antes, ante un grupo de expertos para buscar soluciones al terremoto económico, Obama prometió reducir a la mitad el déficit público (heredado de la época anterior: 1,3 billones de dólares, cerca de un billón de euros) al mismo tiempo que se hacen las inversiones imprescindibles para contener la crisis. Mañana, con la presentación del presupuesto para el año fiscal de 2010, la Casa Blanca desvelará más detalles sobre cómo cumplir el objetivo de reducir a menos de la mitad en cuatro años ese gigantesco déficit.

Fecha para los cambios

Mientras tanto, Obama ha anunciado que la reforma del sistema sanitario, necesaria debido al rápido incremento de la salud en los últimos años, comenzará esta misma semana. Ha añadido que el plan de estímulo aprobado por el Congreso incluirá fondos para la investigación en la lucha contra el cáncer y un plan de digitalización de datos. "Este presupuesto se basa en estas reformas. Incluye un compromiso histórico con una reforma del sistema de salud (...). Debemos tener un sistema de calidad y que cada estadounidense pueda permitirse", ha añadido.

El mandatario, que en los últimos días había sido acusado en algunos sectores de pintar un panorama demasiado pesimista, ha sido rotundo: "Las respuestas a nuestros problemas no están fuera de nuestro alcance". El presidente se ha mostrado también muy crítico con los hábitos económicos del país de los últimos años, cuando dejó de "mirar al futuro más allá del próximo pago, el próximo trimestre o las próximas elecciones".

"Las regulaciones se desbarataron para lograr un beneficio rápido a expensas de la salud del mercado. La gente compró casas que sabía que no podría costearse a bancos y prestamistas que pese a todo promovieron esos préstamos dudosos. Y mientras tanto, se pospusieron debates necesarios y decisiones difíciles para otro momento", ha destacado.

Aún así, el presidente ha recalcado que su programa económico permitirá crear puestos de trabajo, que los bancos vuelvan a otorgar préstamos y que se invierta en áreas como las energías renovables. "Mientras nuestra economía se debilite y nuestra confianza se tambalee, aunque estemos pasando por tiempos difíciles e inciertos, esta noche quiero que todos los estadounidenses sepáis que reconstruiremos el país, nos recuperaremos", ha asegurado Obama en su intervención en la cámara.

La economía ha dominado sus palabras y sólo una pequeña mención a la política internacional, en concreto, al papel de EE UU en Irak y Afganistán, se ha salido del guión que era obligado para esta comparecencia.

El Pais – 25/2/2009

Monday, February 23, 2009

Crise financière : la France en voie d'Islandisation ?

En octobre dernier, l'Islande était menacée de faillite à cause de ses ambitions financières démesurées. Le blogueur Omelette16Œufs du blog La pire racaille rappelle cependant que l'Europe et les Etats-Unis aussi ont eu les yeux plus gros que le ventre et que la digestion des actifs pourris n'est pas fini. La crise des subprimes est-elle vraiment derrière nous ?

Vous vous souvenez : c'était en octobre dernier. L'Islande était menacée de faillite nationale par ses deux grandes banques, sa monnaie était en chute libre. Le pays a demandé un emprunt à la Russie pour éviter la catastrophe. Je n'ai rien contre la pays qui nous a donné Björk, mais j'avoue qu'au moment l'histoire m'avait fait sourire. En essayant de sauver ses banques de leurs dettes, c'est le pays tout entier qui se retrouve menacé.

C'est le problème des petits pays :La taille du pays, seulement 300000 habitants, limite les solutions. "Ce que nous avons appris (...) est qu'il n'est pas sage pour un petit pays d'essayer de jouer un rôle de leader dans le domaine de la banque internationale" a déclaré le Premier ministre Geir Haarde. (JDD) Tiens donc.

Cela me rappelle une fable, mais je n'arrive pas à retrouver laquelle. Ce n'est pas Le boeuf et la grenouille ; je vois vaguement un animal qui essaie d'en manger un autre qui s'avère trop grand pour lui, avec des conséquences désastreuses. Ça vous dit quelque chose ?L'Islande était trop petite pour avaler sa part de la bulle financière internationale. Dur d'être un petit pays avec des grosses banques, n'est-ce pas?

Sauf que... sauf que... il devient de plus en plus évident que nous sommes tous des Islandais. Choquant, non ? J'explique.

Depuis le début de ce qui était alors la "crise des subprimes", il ne passe guère une semaine sans qu'on se rende compte que la surextension du monde de la finance était pire, encore pire, que ce qu'on imaginait. Et si vous lisez un peu la presse étrangère, cette impression est multipliée par dix. La France reste dans une bulle d'une autre sorte, une bulle de protection psychologique qui empêche de voir la profondeur du trou. Cette fois-ci, c'est Dagrouik qui m'a montré ce billet (en anglais) où est raconté une réunion avec des hommes d'affaires autrichiens persuadés que leur pays allait devoir demander l'aide de l'Allemagne pour éviter la faillite.

the German part of the contingent was amused at the Austrians' confidence that Germany would rush to their aid.

Le billet en question cite ce papier du Telegraph qui cite à son tour un memo européen censé être confidentiel et qui souligne le danger de faillite qui menace les plus faibles États européens. Pas seulement l'Islande.Pire encore :The IMF says European and British banks have 75 % as much exposure to US toxic debt as American banks themselves, yet they have been much slower to take their punishment. Write-downs have been $738bn in the US: just $294bn in Europe.

En Europe, le pire, donc, est encore plus loin, encore à venir. Qu'est-ce qui nous dit que même les grands pays sont assez solides, assez riches pour absorber toute cette dette toxique ?

J'essaie de résumer : la grande bulle des dernières années peut être vue comme une multiplication démesurée des valeurs en circulation dans le monde, à travers une sorte de pyramide d'endettement (les métaphores pyramidales reviennent sans cesse en ce moment ). Tant que tout va bien, les dettes s'équilibrent entre elles et l'expansion peut continuer. Mais à partir de la première inquiétude, la mécanique s'enraye ; chacun commence à chercher à récupérer ce qu'on lui doit. Il faudrait alors que tout l'argent fictif deviennent réel, ce qui est impossible. Alors c'est l'effondrement : l'argent fictif disparaît, les dettes remontent de créditeur en créditeur.

Nous sommes aujourd'hui dans l'effondrement. La question essentielle est celle de sa vitesse. Si demain il fallait que toutes les dettes soient remboursées, ce serait l'effondrement total et immédiat. Seule la possibilité de différer dans le temps cet effondrement permettra d'échapper aux conséquences les plus graves. C'est pour ça qu'il ne faut pas faire des billets de blog pessimistes : ça accelère le processus.En nationalisant leurs banques, les islandais n'avait pas le choix. Tout était déjà joué. L'Islande s'endette pour gagner du temps. C'est ce que le reste du monde est en train de faire, plus lentement.

Hier je me demandais si Sarkozy avait vraiment une idée de comment organiser la sortie de la crise, outre les gesticulations et manoeuvres habituelles ("c'est pour ça qu'il faut aller plus vite dans les réformes"...[rires]). Son plan de relance est timide, n'est pas à la hauteur de la situation. On dit le plus souvent qu'il ne faut pas trop s'endetter, que la France est déjà bien suffisamment endettée. Malheureusement, il va falloir s'endetter beaucoup plus, car seule la dette publique peut effectivement différer dans le temps l'effondrement. La timidité n'aura d'effet que d'accélérer l'effondrement.

Vous avez toujours rêvé d'habiter une île dans l'Atlantique du Nord? Mettez vos bottes et vos gants, car il va faire froid.Billet initialement publié sur le blog La pire racaille sous le titre The Iceland effect.

DAQUI.

Thursday, February 19, 2009

DOMINIQUE STRAUSS-KAHN - LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DU FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL

« Il faut assainir le bilan des banques et refaire fonctionner le système de crédit »

Présent à Paris, dans le cadre notamment du Forum mondial sur la concurrence à l'OCDE, aujourd'hui, le directeur général du FMI estime qu'il faut accélérer les plans de relance et surtout procéder à l'assainissement du bilan des banques avant un retour à l'activité normale de crédit.

Quel est votre diagnostic aujourd'hui sur la crise ? Sommes-nous au point bas ou faut-il s'attendre à quelques mois encore de dégradation de la conjoncture ?

La situation est assez claire. L'année 2009 est déjà largement jouée et elle sera très mauvaise. Nous avions arrêté notre dernière prévision à 0,5 % pour la croissance mondiale - avec une récession de l'ordre de 2 % dans les pays avancés -, et les chiffres qui sont tombés depuis ne sont pas bons. La prochaine prévision du FMI, dans trois mois, pourrait bien s'approcher de zéro.

Quand l'horizon peut-il s'éclaircir ?

Je pense que le début 2010 peut être le moment de retournement, si... - il y a un certain nombre de conditions. La première question concerne les politiques publiques et les politiques de relance. J'avais appelé il y a un an à un effort massif. Aujourd'hui, le mouvement est positif, mais la mise en oeuvre reste parfois poussive. Il faut accélérer ! Surtout, le point décisif est le suivant : ces relances n'auront d'effet qu'à la condition que les mécanismes normaux de circulation du crédit fonctionnent à nouveau. Et autant je pense que le compte y est presque pour les plans de relance, autant ce n'est pas encore le cas pour l'assainissement du secteur financier et le nettoyage du bilan des banques. Le plan Geithner marque une vraie prise de conscience aux Etats-Unis. En Europe, la mise en oeuvre reste lente. Dès lors, le risque est que les plans de relance budgétaire patinent dans le vide.

Y a-t-il un risque que la situation se dégrade au-delà de ces 2 % évoqués pour les pays développés ?

Oui, il y a un risque que la récession s'aggrave. Mais ce n'est pas une fatalité, les politiques publiques peuvent nous permettre de résister.

Qu'est-ce que vous entendez par assainissement financier ? Que faudrait-il faire de plus ? Nationaliser davantage ?

Notre première évaluation des actifs toxiques dans les comptes des banques s'élevait à 1.000 milliards il y a un an, à 1.400 milliards en octobre et à 2.200 milliards en janvier dernier. Ce nombre augmente parce que de nouveaux actifs deviennent douteux à mesure que la crise s'approfondit. Toutefois, c'est moins un problème de milliards que de restauration de la confiance entre les acteurs financiers. La totalité des pertes n'a pas encore été mise au jour : environ 800 milliards l'ont été. Attention, cela ne veut pas dire qu'il en reste 1.400, puisque la valeur des actifs toxiques évolue elle-même avec le temps. Mais l'idée à retenir, c'est que nous ne sommes pas au bout. Par ailleurs, il faut faire le tri entre les banques qui vont disparaître et celles qui sont viables. Ce processus de sélection est encore devant nous.

Ce processus va-t-il toucher également toutes les régions du monde ?

Non. La question se pose probablement plus aux Etats-Unis, qui comptent 8.000 banques, qu'en Europe, où le secteur est moins morcelé. En Asie, les banques étant beaucoup moins exposées, l'effet purement financier de la crise les a moins touchées. Toutefois, les milliards annoncés d'une façon globale par les pouvoirs publics sont une chose. C'en est une autre d'éplucher puis de traiter les bilans, banque par banque, pour les assainir. D'une manière générale, il faut arrêter de dire. Il faut faire. Les plans sont imposants dans leur annonce, mais ce qui a été fait dans la réalité est encore insuffisant. Il faut aller plus vite, plus fort. Le FMI a l'expérience de 122 crises bancaires dans le monde et il y a des constantes : priorité doit être donnée aux recapitalisations et au traitement global.

Redoutez-vous un second choc financier sur les banques en raison de la dégradation de la conjoncture ?

Oui, un effet de second tour est possible. L'étincelle des « subprimes » a mis le feu à une poudrière : ensuite, des créances qui n'étaient pas mauvaises au départ le sont devenues du fait de la dégradation de la situation des emprunteurs.

Pourquoi les marchés ont-ils mal accueilli le plan du secrétaire au Trésor américain, Tim Geithner ?

Parce qu'il manque encore de précision, mais c'est pourtant la bonne réponse. Il y a un certain scepticisme sur la part du plan qui s'appuie sur un appel au secteur privé. Cela ne me paraît toutefois pas inquiétant. Ce qui est significatif c'est l'ampleur du plan de relance américain, de l'ordre de 5,5 % du PIB, qui est autrement plus imposant que le 1,5 % de l'Europe même si, en Europe, les stabilisateurs automatiques sont plus efficaces.

Comment sortira le système financier de cette crise ?

Très différent. Il doit d'abord passer par une phase de contraction pour s'assainir, ce qui est difficilement compatible avec la volonté des Etats, qui est de le voir rapidement très dynamique sur le crédit. Au-delà, la question est de savoir quel sera le rôle de l'Etat demain. Pour moi, il doit mieux réguler et mieux réglementer, mais il n'a clairement pas vocation à rester au capital des banques. Le problème, aujourd'hui, est de forcer au nettoyage des bilans.

Vous mettez beaucoup la responsabilité sur les Etats qui ne poussent pas assez à l'assainissement des banques. Mais celles-ci ne se montrent-elles pas frileuses ?

Elles le sont parce que la confiance n'est pas rétablie au niveau mondial. Si Renault et Peugeot ne trouvent pas de financement, ce n'est pas une question de mauvaise volonté, c'est que les banques ne sont pas en situation de prêter.

L'Europe a-t-elle davantage tardé à réagir ?

Ce n'est pas vrai de la Banque centrale européenne, qui a été très active depuis l'automne. Mais c'est vrai pour le plan d'assainissement du système financier. Il y a une explication de fond : la crise a démarré plus tard et l'Europe n'en est pas à l'origine. Il y a aussi une explication politique qui vaut partout : c'est difficile, aujourd'hui, d'injecter de l'argent dans des banques qui sont jugées fautives par l'opinion publique.

Y a-t-il des risques sérieux de défaut de paiement de certains pays ?

Un certain nombre de pays bénéficient de notre aide. Qu'une deuxième vague de pays viennent frapper à notre porte est vraisemblable. Pour l'heure, nous avons les ressources nécessaires. Mais si nous sommes appelés à financer beaucoup d'autres programmes dans les six mois à venir, il nous faudra plus de ressources. J'ai fixé l'objectif de 250 milliards de dollars. Le Japon vient d'en fournir 100.

Comment vous situez-vous dans le débat entre la relance par l'investissement et la relance par la consommation ?

Je n'aime pas les débats théologiques. Il est inutile d'opposer l'un à l'autre. Le panachage dépend de la situation de chaque pays. L'exemple japonais montre qu'on ne peut pas s'en sortir seulement avec une politique de taux zéro. Il faut aussi assainir le bilan des banques et refaire fonctionner le système de crédit. Le cas japonais d'hier est typique des erreurs et des attentismes à ne pas reproduire.

Les craintes d'un retour au protectionnisme resurgissent. Les partagez-vous ?

Oui. Néanmoins, le protectionnisme, aujourd'hui, ne se manifeste pas, comme dans les années 1930, par une hausse des tarifs douaniers. Il est plus sophistiqué et concerne au moins autant la sphère financière. Quand un pays incite ses banquiers, en contrepartie d'une aide sous forme de recapitalisation ou de garantie de dépôt, à consacrer exclusivement leurs activités de crédit au niveau national, c'est une forme de protectionnisme. Ce rapatriement des capitaux des grands pays pourvoyeurs de fonds auquel on assiste aujourd'hui n'est pas sans conséquence sur les pays émergents. Privilégier les problèmes internes sans se préoccuper des effets pervers à l'extérieur est une attitude proche du protectionniste. La crise actuelle possède deux caractéristiques. Primo, c'est la première crise des liens entre le secteur financier et le secteur réel. Secundo, elle est globale. Par conséquent, il n'y a pas de solution nationale. Tous ceux qui croient qu'ils vont sauver leurs emplois par des mesures nationales se trompent.

PROPOS RECUEILLIS PAR HENRI GIBIER, RICHARD HIAULT ET DOMINIQUE SEUX

Les Echos 19/2/2009

Wednesday, February 18, 2009

Sommet social : 2,6 milliards d'euros pour les classes moyennes

Nicolas Sarkozy a confirmé, mercredi 18 février à la télévision, les mesures qu'il compte mettre en en œuvre face à la crise économique et sociale. L'ensemble de ces mesures atteint 2,6 milliards d'euros pour l'Etat. Une enveloppe supérieure à la somme de 1,4 milliard évoquée le 5 février, jugée alors "nettement insuffisante" par les syndicats.

Excluant de nouveau toute augmentation "massive" du Smic pour ne pas "aggraver les difficultés" des petites entreprises, il a résumé son plan d'aide d'une phrase : "Mon seul devoir est de soutenir les classes moyennes". Afin de sortir de la crise par le haut, il a répété son crédo de campagne, "revaloriser le travail". "Je vous propose le seul chemin qui vaille : celui de l'effort", a-t-il déclaré. A cette fin, il a jugé primordial que les partenaires sociaux à s'entendre sur une meilleure répartition des bénéfices en faveur des salariés : "le statu quo n'est pas tenable", a-t-il insisté.

Voici les principales mesures annoncées par le chef de l'Etat.

  • L'augmentation de l'indemnisation des salariés au chômage partiel à 75 % du salaire brut. "Il n'est pas question dans mon esprit de vous demander de renégocier les accords que vous venez de signer. Je crois en revanche que nous pourrions procéder par voie de conventions ad hoc entre l'Etat et les branches ou des entreprises données, comme nous l'avons fait pour l'automobile", a précisé le président. Le taux d'indemnisation est actuellement de 60 % du salaire brut. Sur ce dossier, le chef de l'Etat a demandé aux partenaires sociaux s'ils étaient prêts à un accord Etat-Unedic pour partager les coûts.

  • La création pour deux ans (2009-2010) d'un fonds d'investissement social doté de 2,5 à 3 milliards d'euros financé pour moitié par l'Etat et animé par une cellule de veille composée des ministres concernés et des partenaires sociaux. Cette idée avait été formulée par la CFDT, qui voulait qu'il soit doté de 5 à 7 milliards d'euros et financé par le paquet fiscal (loi TEPA). L'Elysée devrait privilégier un financement conjoint passant par l'Unedic et les fonds de la formation professionnelle.

  • Une prime exceptionnelle de 500 euros aux salariés qui deviennent demandeurs d'emploi à compter du 1er avril prochain pouvant justifier de deux mois de travail. Cette prime devrait être entièrement financée par l'Etat. Son montant n'a pas été annoncé.Itálico

  • La suppression d'une partie de l'impôt sur le revenu pour les personnes de la première tranche. Cette mesure prendrait la forme de l'élimination d'une partie de l'impôt sur le revenu pour les familles assujetties à la première tranche d'imposition. Elle se traduit par une suppression provisoire des deux tiers provisionnels restant à payer en 2009. La mesure concernerait 4 millions de ménages. Selon l'Elysée, cela représente un gain moyen par ménage de 200 euros. Un crédit d'impôt destiné aux ménages dépassant légèrement la limite de la première tranche permettra d'étendre la mesure à 2 millions de foyers supplémentaires.

  • Une prime de 150 euros pour 3 millions de familles qui bénéficient aujourd'hui de l'allocation de rentrée scolaire. Cette mesure aurait "un coût total de 150 millions d'euros".

  • La mise en place de "bons d'achat" de services à la personne de 200 euros par foyer, pour l'aide à domicile, la garde d'enfants, le soutien scolaire ou le ménage, à certaines personnes âgées dépendantes et à certains parents pour la garde d'enfants. Parmi les bénéficiaires possibles de cette mesure, le chef de l'Etat a notamment cité les "660 000 ménages bénéficiant de l'allocation personnalisée d'autonomie à domicile et qui ont besoin d'aide à la maison". Il a également ciblé "les 470 000 bénéficiaires du complément mode de garde gagnant moins de 43 000 euros par an, qui ont besoin d'aide pour faire garder leur enfant", "les 140 000 foyers qui ont un enfant handicapé" ou "les demandeurs d'emploi qui retrouvent du travail et ont besoin de solutions temporaires pour faire garder leurs enfants".

  • L'encadrement des bonus des patrons lorsque leurs entreprises recourent à du chômage partiel ou décident un licenciement économique.

  • Les banques sont invitées à moduler les échéances des salariés au chômage partiel pour rembourser leurs emprunts immobiliers.

Le Monde - 18/2/2009

Tuesday, February 17, 2009

La recesión se agudiza en Japón, que sufre ya la peor crisis desde la II Guerra Mundial

Começo hoje a publicar, com a periodicidade possível, notícias relevantes, e credíveis, acerca da crise global. Uma espécie de roteiro da primeira crise global [para memória futura.]

Japón atraviesa la peor crisis desde la II Guerra Mundial. Así lo aseguró ayer el ministro de Economía, Kaoru Yosano, al presentar los datos del producto interior bruto (PIB) de 2008. La mayor economía de Asia y segunda del mundo se contrajo un 3,3% en el cuarto trimestre respecto al tercero -cuando lo había hecho un 0,6%-. "La economía japonesa, que depende fuertemente de las exportaciones de automóviles, maquinaria y equipos tecnológicos, se ha visto literalmente vapuleada por la crisis global", dijo Yosano. "Ésta es la peor crisis desde la guerra. No hay ninguna duda", añadió.

Se trata del tercer trimestre seguido en que la actividad del archipiélago sufre un retroceso, por lo que la economía japonesa lleva en recesión desde el pasado marzo. Aunque, según algunos economistas, la recesión -que normalmente se define como contracción en dos trimestres seguidos- se remonta, usando otros parámetros, a noviembre de 2007.

Las cifras de despidos dan fe de la magnitud de la crisis. La compañía electrónica Pioneer anunció la semana pasada que va a eliminar 10.000 empleos, a rebufo de grupos como Sony y Nissan Motor, que van a reducir 8.000 y 20.000 puestos de trabajo, respectivamente. El paro alcanzó el 4,4% en diciembre.

Japón, como China, no se vio muy afectado por el desplome crediticio y del mercado inmobiliario estadounidense. Pero la fuerte dependencia de la demanda exterior, unida a la pereza del consumo interno, han provocado una desaceleración mayor que en otros países.

Las exportaciones cayeron un 13,9% en el último trimestre, respecto al anterior, mientras la inversión en empresas y fábricas descendió un 5,3%, debido a los programas de recorte de gastos. Recorte que también aplicaron las familias, cuyo consumo (más del 50% de la economía) bajó un 0,4%. La producción industrial disminuyó un 11,9%.

La apreciación del yen -un 18%, el año pasado- ha agravado la situación. Los productos japoneses se han encarecido en un momento en el que la crisis ha congelado el consumo en Estados Unidos, Europa o China.

El frenazo de las exportaciones perjudica sobremanera a una economía como la japonesa, que en la última década ha incrementado su dependencia de las exportaciones. Las ventas externas representan hoy el 16% de la economía, frente al 10% en 1999.

Y no parece que el escenario vaya a cambiar para Japón a corto plazo. El Fondo Monetario Internacional (FMI) calcula que el PIB nipón se contraerá un 2,6% este año, frente al declive del 2% estimado para el conjunto de países más avanzados. Según Barclays, lo más que se puede esperar de 2009 es que el desplome toque fondo. Para que Japón se recupere, hará falta que las economías de EE UU y China despeguen primero, dice el banco.

El Gobierno del primer ministro Taso Aro se prepara para aprobar un nuevo paquete de estimulación de la economía, por más de 20 billones de yenes (170.800 millones de euros), centrado especialmente en proyectos de infraestructuras. Se sumaría a los anunciados en diciembre (23 billones de yenes) y octubre (26,9 billones).

El Pais – 17/2/2009

Sunday, January 25, 2009

La excepción británica se acaba

El Reino Unido asiste atónito al desplome de su economía, su sistema financiero y su moneda

"En estos momentos no se me ocurre una política más popular que fusilar a los banqueros y nacionalizar los bancos. Puede incluso permitirle a Brown ganar unas elecciones. Bien pensado, hasta podría sacarnos a todos de este follón". El autor de este comentario no es un frívolo columnista de poca monta o un militante de la izquierda radical. Es Philip Stephens, uno de los analistas políticos más prestigiosos -y moderados- del Financial Times. Consumado blairista en tiempos de Tony Blair, firme defensor del vínculo transatlántico, la confianza de Stephens en el libre mercado está fuera de toda duda.

Su comentario es una caricatura, pero es también una manera de hacerse eco de un estado de ánimo que va ganando terreno entre los británicos a medida que esta crisis se extiende en el tiempo y en el espacio y se va pareciendo cada vez más a una gran depresión. Los británicos están atónitos. No tanto porque el país esté desde el viernes pasado oficialmente en recesión -como tantos otros- sino porque en poco más de un año el Reino Unido ha pasado de ser una economía moderna en permanente crecimiento, ejemplo reformista de mercados abiertos basados en los servicios y muy en particular los servicios financieros e inmobiliarios, a convertirse en el peor alumno de Europa, con gran parte del sistema bancario intervenido por el Estado para evitar su desaparición, la libra esterlina, último reducto de orgullo y de independencia del Imperio Británico, malherida y quién sabe si a punto de pedir ayuda al mismísimo diablo en forma de integración en el euro, y con cada vez más voces preguntándose si el Gobierno británico tendrá que acabar sometiéndose a la humillación de pedir ayuda al Fondo Monetario Internacional (FMI), como ocurrió en los años setenta.

El último en comentarlo, aunque es parte interesada, ha sido David Cameron, líder de la oposición. El primer ministro, Gordon Brown, le ha contestado con desdén: "Eso es ridículo". Brown también ha menospreciado al financiero americano Jim Rogers, que ha dicho que no piensa volver a invertir en el Reino Unido. "Si cree que voy a construir mis políticas a partir de lo que digan un puñado de especuladores, está muy equivocado", dijo el viernes Brown en una entrevista en BBC Radio 4.

El excéntrico Rogers, fundador con George Soros del mítico Quantum Fund, vive en Singapur porque cree que el futuro está en Asia y opina que el Reino Unido "ya no tiene nada que vender". "Tenía petróleo, pero se está acabando. Y no le queda nada que vender. La City de Londres era un desastre y ahí han empezado muchos de los problemas. Siento mucho decirlo pero no voy a poner dinero en el Reino Unido. He vendido todas mis libras", ha dicho.

Desde el viernes, el Reino Unido está en recesión: el PIB, que había caído un 0,6% en el tercer trimestre de 2008, cayó el 1,5% en el cuarto trimestre del año, según los datos de la Oficina Nacional de Estadística. Una caída tres décimas superior a lo que vaticinaba la City. Según el Instituto Nacional de Investigación Económica y Social (NIESR en sus siglas en inglés), la economía británica está de hecho en recesión desde mayo pasado, aunque el buen comportamiento de los cuatro primeros meses del año pasado le permitirán cerrar 2008 con un crecimiento en torno al 0,7%.

Pero las cosas serán mucho peores este año. Las previsiones oficiales del Gobierno, una caída de la economía de entre el 0,75% y el 1,25% en 2009, serán revisadas a peor en los próximos presupuestos, en marzo. Esta semana, la Comisión Europea pronosticó una caída del 2,8% del PIB británico, el peor dato de la Unión Europea con la poco honrosa salvedad de las minúsculas economías de Irlanda y las tres repúblicas bálticas. Las previsiones de The Economist Intelligence Unit, publicadas el viernes, son aún más pesimistas: una caída del PIB del 3,2% este año y del 1,1% en 2010, en contra de la opinión de Bruselas de que el Reino Unido cerrará 2010 con un modesto crecimiento del 0,2%.

Como en toda crisis de este calibre, el paro ha aumentado y también esta semana se ha sabido que en noviembre había ya más de 1,92 millones de desempleados. Pero más allá de las tragedias del desempleo o de la frialdad de las cifras del PIB, esta crisis se está convirtiendo en un psicodrama para los británicos porque está cuestionando su sistema bancario, el futuro de su industria financiera e incluso la supervivencia de la libra esterlina. Algunos expertos han llegado a comparar estos problemas con los que llevaron al colapso a la banca de Islandia.

Primero fue el pequeño y provinciano Northern Rock. Luego el Gobierno tuvo que forzar la absorción de HBOS por Lloyds TSB. En octubre tuvo que entrar a saco en el capital del Royal Bank of Scotland (RBS) y del Lloyds/HBOS para evitar una debacle. Esta semana ha sido un calvario bursátil para Barclays, RBS y Lloyds Banking Group (la entidad surgida de aquella fusión inducida).

En octubre pasado, el primer ministro Brown enderezó su malbaratado prestigio político con un plan de rescate de la City que evitó el colapso del Royal Bank of Scotland -tercer banco del país, tras HSBC y Barclays- y de la otra gran entidad escocesa, el HBOS (Halifax Bank of Scotland), que ya se estaba integrando en Lloyds debido a sus dificultades para digerir la crisis crediticia.

En aquel plan, el Gobierno puso sobre la mesa 400.000 millones de libras (550.000 millones de euros al cambio de entonces, 425.000 al de esta semana) de los que 50.000 se destinaron a reforzar el capital de los bancos con más problemas, 100.000 a doblar el fondo creado meses antes para que los bancos pudieran canjear activos sanos por bonos del Estado para conseguir liquidez y se pusieron al menos 250.000 millones de libras en avales para la banca.

Aquel plan se exportó al resto de Europa y a Estados Unidos como modelo a seguir. Pero no ha solucionado ninguno de los problemas de fondo de la banca británica: los bancos siguen sin prestarse dinero unos a otros y empresas y consumidores apenas tienen acceso a préstamos a pesar de que los tipos de interés han caído en picado: estaban al 5,75% en julio de 2007, al 4,5% en octubre de 2008 y al 1,5% desde el 8 de enero, el tipo más bajo en toda la historia del Banco de Inglaterra.

Brown y su ministro del Tesoro y canciller del Exchequer, Alistair Darling, presentaron el pasado lunes un segundo plan de rescate. Pero su impacto ha sido prácticamente nulo en el mercado, que ha seguido castigando a los bancos en la Bolsa, y también entre la opinión pública, que no ha sabido encontrar un mensaje claro. Quizá porque se trata de un plan más confuso y sin cifras. Y, sobre todo, porque la reacción del mercado da a entender que quizás ni siquiera el Gobierno está en condiciones de garantizar el futuro de la banca británica. "En el Reino Unido no hay ningún banco solvente. Y, si lo hay, yo no lo conozco", ha dicho también Rogers.

No muchos suscribirían esas palabras en el Reino Unido, pero la realidad es que el Estado posee ya el 70% del tercer banco del país, RBS, y casi la mitad del cuarto, Lloyds. Y esta semana se han podido leer editoriales en diarios tan conservadores como The Times pidiendo la nacionalización completa del RBS.

La crisis del sistema bancario ha ido acompañada del hundimiento de la libra esterlina, que cotizaba a dos dólares hace un año y el viernes se pagaba a 1,350 dólares, el cambio más bajo en casi un cuarto de siglo. La libra se ha pagado durante años a 1,5 euros y en estos momentos está al borde de la paridad con la divisa europea. Su debilidad es consecuencia de diversos factores combinados: los tipos de interés están por los suelos y se espera que bajen aún más, el mercado inmobiliario sigue en crisis, el déficit por cuenta corriente está por las nubes, las perspectivas económicas son muy malas, se han disparado los números rojos en las cuentas públicas y las turbulencias bancarias de los últimos días han acabado por debilitar a la divisa.

Todo esto ocurre en un país que presumía de vivir de su industria financiera y se reía de la trasnochada economía industrial de países como Alemania. Los británicos empiezan a darse cuenta ahora de que apostar de manera exagerada por la industria financiera es una debilidad semejante a la dependencia que la economía española ha tenido respecto al sector de la construcción.

Los ahorradores extranjeros se están marchando con rapidez del Reino Unido y, según el Bank of New York Mellon, sólo en septiembre y octubre del año pasado fueron retirados más de 100.000 millones de libras, tres cuartas partes del dinero que había entrado en los últimos cuatro años.
Willem H. Buiter, profesor de Economía Política Europea de la London School of Economics, hace ya meses que ha comparado la situación que vive el Reino Unido con la crisis bancaria que padeció Islandia: dos países excesivamente dependientes de su sistema financiero y respaldados por una moneda débil a nivel mundial, que al igual que el franco suizo o el yen han perdido cualquier opción a ser una moneda de reserva tras la aparición del euro.

Buiter y una treintena de autores defienden el ingreso de la libra en el euro en una recopilación de ensayos publicados hace unos días bajo el título común de "Diez años del euro: nuevas perspectivas para Gran Bretaña". Muchos de los autores concluyen que quizás la libra no necesitaba del euro hace 10 años pero que todo ha cambiado con la crisis y vale la pena reabrir el debate político sobre el ingreso.

En opinión de Buiter, el Reino Unido se enfrenta al peligro de tres crisis financieras al mismo tiempo: la de los bancos, la de la libra y la de la deuda soberana. "Sólo hay tres formas de manejar ese problema", asegura. "La primera es reducir el nivel de las actividades financieras internacionales de la City, incluso más de lo que se reducirían si la libra ingresara en el euro, para suavizar el excesivo peso de las finanzas en la economía británica. La segunda es convertirse en el 51º Estado de Estados Unidos. La tercera es adoptar el euro. Sólo la tercera es razonablemente posible", argumenta.

"Al no pertenecer a la zona euro, el Reino Unido es más vulnerable a la triple crisis financiera porque pertenece a un grupo de países caracterizados por un cuarteto de inconsistencias: un país pequeño con un sector bancario muy expuesto al exterior, con una moneda que no es divisa de reserva y con una capacidad fiscal limitada en comparación con la posible insolvencia de su sector bancario", explica. Hay tres países que comparten esa definición: Islandia, cuyo sector bancario era 9 veces mayor que su PIB, Suiza (6 veces) y el Reino Unido (4,5 veces).

Según Will Hutton, vicepresidente ejecutivo de The Work Foundation y ex director del dominical londinense de centro izquierda The Observer, si la crisis del Reino Unido se acentúa, el Gobierno deberá elegir entre estas tres opciones: recurrir al Banco de Inglaterra para imprimir dinero como tuvieron que hacer en su día los países de América Latina, lo que dispararía la inflación y empobrecería a la clase media; pedir un macropréstamo del FMI, la UE y Estados Unidos, lo que sería "un suicidio político", o, "la última y más digerible solución, ingresar en el euro para evitar la bancarrota nacional".

"Entrar en el euro no tiene por qué hacerte más solvente, pero los inversores afrontan un riesgo muy diferente, y eso es algo crucial", opina en su ensayo el alemán Wolfgang Münchau, uno de los miembros fundadores de Financial Times Deutschland. Münchau cree que el Reino Unido podría seguir fuera del euro si las cosas no hubieran cambiado pero que, en el escenario que se avecina en los próximos 10 años, "una política monetaria independiente [el argumento principal de quienes defienden que la libra siga fuera del euro] puede acabar siendo lo contrario de una ventaja". "Ingresar en el euro puede significar un marco económico mucho más estable", asegura. Pero eso es algo que no ha dicho en público ningún parlamentario británico desde hace años. –

[In El Pais - WALTER OPPENHEIMER 25/01/2009]

Saturday, January 24, 2009

Change has come to WhiteHouse.gov

Welcome to the new WhiteHouse.gov. I'm Macon Phillips, the Director of New Media for the White House and one of the people who will be contributing to the blog.

A short time ago, Barack Obama was sworn in as the 44th president of the United States and his new administration officially came to life. One of the first changes is the White House's new website, which will serve as a place for the President and his administration to connect with the rest of the nation and the world.

Millions of Americans have powered President Obama's journey to the White House, many taking advantage of the internet to play a role in shaping our country's future. WhiteHouse.gov is just the beginning of the new administration's efforts to expand and deepen this online engagement.

Just like your new government, WhiteHouse.gov and the rest of the Administration's online programs will put citizens first. Our initial new media efforts will center around three priorities:

Communication -- Americans are eager for information about the state of the economy, national security and a host of other issues. This site will feature timely and in-depth content meant to keep everyone up-to-date and educated. Check out the briefing room, keep tabs on the blog (RSS feed) and take a moment to sign up for e-mail updates from the President and his administration so you can be sure to know about major announcements and decisions.

Transparency -- President Obama has committed to making his administration the most open and transparent in history, and WhiteHouse.gov will play a major role in delivering on that promise. The President's executive orders and proclamations will be published for everyone to review, and that’s just the beginning of our efforts to provide a window for all Americans into the business of the government. You can also learn about some of the senior leadership in the new administration and about the President’s policy priorities.

Participation -- President Obama started his career as a community organizer on the South Side of Chicago, where he saw firsthand what people can do when they come together for a common cause. Citizen participation will be a priority for the Administration, and the internet will play an important role in that. One significant addition to WhiteHouse.gov reflects a campaign promise from the President: we will publish all non-emergency legislation to the website for five days, and allow the public to review and comment before the President signs it.

We'd also like to hear from you -- what sort of things would you find valuable from WhiteHouse.gov? If you have an idea, use this form to let us know. Like the transition website and the campaign's before that, this online community will continue to be a work in progress as we develop new features and content for you. So thanks in advance for your patience and for your feedback.

Later today, we’ll put up the video and the full text of President Obama’s Inaugural Address. There will also be slideshows of the Inaugural events, the Obamas’ move into the White House, and President Obama’s first days in office.