En octobre dernier, l'Islande était menacée de faillite à cause de ses ambitions financières démesurées. Le blogueur Omelette16Œufs du blog La pire racaille rappelle cependant que l'Europe et les Etats-Unis aussi ont eu les yeux plus gros que le ventre et que la digestion des actifs pourris n'est pas fini. La crise des subprimes est-elle vraiment derrière nous ?
Vous vous souvenez : c'était en octobre dernier. L'Islande était menacée de faillite nationale par ses deux grandes banques, sa monnaie était en chute libre. Le pays a demandé un emprunt à la Russie pour éviter la catastrophe. Je n'ai rien contre la pays qui nous a donné Björk, mais j'avoue qu'au moment l'histoire m'avait fait sourire. En essayant de sauver ses banques de leurs dettes, c'est le pays tout entier qui se retrouve menacé.
C'est le problème des petits pays :La taille du pays, seulement 300000 habitants, limite les solutions. "Ce que nous avons appris (...) est qu'il n'est pas sage pour un petit pays d'essayer de jouer un rôle de leader dans le domaine de la banque internationale" a déclaré le Premier ministre Geir Haarde. (JDD) Tiens donc.
Cela me rappelle une fable, mais je n'arrive pas à retrouver laquelle. Ce n'est pas Le boeuf et la grenouille ; je vois vaguement un animal qui essaie d'en manger un autre qui s'avère trop grand pour lui, avec des conséquences désastreuses. Ça vous dit quelque chose ?L'Islande était trop petite pour avaler sa part de la bulle financière internationale. Dur d'être un petit pays avec des grosses banques, n'est-ce pas?
Sauf que... sauf que... il devient de plus en plus évident que nous sommes tous des Islandais. Choquant, non ? J'explique.
Depuis le début de ce qui était alors la "crise des subprimes", il ne passe guère une semaine sans qu'on se rende compte que la surextension du monde de la finance était pire, encore pire, que ce qu'on imaginait. Et si vous lisez un peu la presse étrangère, cette impression est multipliée par dix. La France reste dans une bulle d'une autre sorte, une bulle de protection psychologique qui empêche de voir la profondeur du trou. Cette fois-ci, c'est Dagrouik qui m'a montré ce billet (en anglais) où est raconté une réunion avec des hommes d'affaires autrichiens persuadés que leur pays allait devoir demander l'aide de l'Allemagne pour éviter la faillite.
the German part of the contingent was amused at the Austrians' confidence that Germany would rush to their aid.
Le billet en question cite ce papier du Telegraph qui cite à son tour un memo européen censé être confidentiel et qui souligne le danger de faillite qui menace les plus faibles États européens. Pas seulement l'Islande.Pire encore :The IMF says European and British banks have 75 % as much exposure to US toxic debt as American banks themselves, yet they have been much slower to take their punishment. Write-downs have been $738bn in the US: just $294bn in Europe.
En Europe, le pire, donc, est encore plus loin, encore à venir. Qu'est-ce qui nous dit que même les grands pays sont assez solides, assez riches pour absorber toute cette dette toxique ?
J'essaie de résumer : la grande bulle des dernières années peut être vue comme une multiplication démesurée des valeurs en circulation dans le monde, à travers une sorte de pyramide d'endettement (les métaphores pyramidales reviennent sans cesse en ce moment ). Tant que tout va bien, les dettes s'équilibrent entre elles et l'expansion peut continuer. Mais à partir de la première inquiétude, la mécanique s'enraye ; chacun commence à chercher à récupérer ce qu'on lui doit. Il faudrait alors que tout l'argent fictif deviennent réel, ce qui est impossible. Alors c'est l'effondrement : l'argent fictif disparaît, les dettes remontent de créditeur en créditeur.
Nous sommes aujourd'hui dans l'effondrement. La question essentielle est celle de sa vitesse. Si demain il fallait que toutes les dettes soient remboursées, ce serait l'effondrement total et immédiat. Seule la possibilité de différer dans le temps cet effondrement permettra d'échapper aux conséquences les plus graves. C'est pour ça qu'il ne faut pas faire des billets de blog pessimistes : ça accelère le processus.En nationalisant leurs banques, les islandais n'avait pas le choix. Tout était déjà joué. L'Islande s'endette pour gagner du temps. C'est ce que le reste du monde est en train de faire, plus lentement.
Hier je me demandais si Sarkozy avait vraiment une idée de comment organiser la sortie de la crise, outre les gesticulations et manoeuvres habituelles ("c'est pour ça qu'il faut aller plus vite dans les réformes"...[rires]). Son plan de relance est timide, n'est pas à la hauteur de la situation. On dit le plus souvent qu'il ne faut pas trop s'endetter, que la France est déjà bien suffisamment endettée. Malheureusement, il va falloir s'endetter beaucoup plus, car seule la dette publique peut effectivement différer dans le temps l'effondrement. La timidité n'aura d'effet que d'accélérer l'effondrement.
Vous avez toujours rêvé d'habiter une île dans l'Atlantique du Nord? Mettez vos bottes et vos gants, car il va faire froid.Billet initialement publié sur le blog La pire racaille sous le titre The Iceland effect.
DAQUI.
Monday, February 23, 2009
Thursday, February 19, 2009
DOMINIQUE STRAUSS-KAHN - LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DU FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL
« Il faut assainir le bilan des banques et refaire fonctionner le système de crédit »
Présent à Paris, dans le cadre notamment du Forum mondial sur la concurrence à l'OCDE, aujourd'hui, le directeur général du FMI estime qu'il faut accélérer les plans de relance et surtout procéder à l'assainissement du bilan des banques avant un retour à l'activité normale de crédit.
Quel est votre diagnostic aujourd'hui sur la crise ? Sommes-nous au point bas ou faut-il s'attendre à quelques mois encore de dégradation de la conjoncture ?
La situation est assez claire. L'année 2009 est déjà largement jouée et elle sera très mauvaise. Nous avions arrêté notre dernière prévision à 0,5 % pour la croissance mondiale - avec une récession de l'ordre de 2 % dans les pays avancés -, et les chiffres qui sont tombés depuis ne sont pas bons. La prochaine prévision du FMI, dans trois mois, pourrait bien s'approcher de zéro.
Quand l'horizon peut-il s'éclaircir ?
Je pense que le début 2010 peut être le moment de retournement, si... - il y a un certain nombre de conditions. La première question concerne les politiques publiques et les politiques de relance. J'avais appelé il y a un an à un effort massif. Aujourd'hui, le mouvement est positif, mais la mise en oeuvre reste parfois poussive. Il faut accélérer ! Surtout, le point décisif est le suivant : ces relances n'auront d'effet qu'à la condition que les mécanismes normaux de circulation du crédit fonctionnent à nouveau. Et autant je pense que le compte y est presque pour les plans de relance, autant ce n'est pas encore le cas pour l'assainissement du secteur financier et le nettoyage du bilan des banques. Le plan Geithner marque une vraie prise de conscience aux Etats-Unis. En Europe, la mise en oeuvre reste lente. Dès lors, le risque est que les plans de relance budgétaire patinent dans le vide.
Y a-t-il un risque que la situation se dégrade au-delà de ces 2 % évoqués pour les pays développés ?
Oui, il y a un risque que la récession s'aggrave. Mais ce n'est pas une fatalité, les politiques publiques peuvent nous permettre de résister.
Qu'est-ce que vous entendez par assainissement financier ? Que faudrait-il faire de plus ? Nationaliser davantage ?
Notre première évaluation des actifs toxiques dans les comptes des banques s'élevait à 1.000 milliards il y a un an, à 1.400 milliards en octobre et à 2.200 milliards en janvier dernier. Ce nombre augmente parce que de nouveaux actifs deviennent douteux à mesure que la crise s'approfondit. Toutefois, c'est moins un problème de milliards que de restauration de la confiance entre les acteurs financiers. La totalité des pertes n'a pas encore été mise au jour : environ 800 milliards l'ont été. Attention, cela ne veut pas dire qu'il en reste 1.400, puisque la valeur des actifs toxiques évolue elle-même avec le temps. Mais l'idée à retenir, c'est que nous ne sommes pas au bout. Par ailleurs, il faut faire le tri entre les banques qui vont disparaître et celles qui sont viables. Ce processus de sélection est encore devant nous.
Ce processus va-t-il toucher également toutes les régions du monde ?
Non. La question se pose probablement plus aux Etats-Unis, qui comptent 8.000 banques, qu'en Europe, où le secteur est moins morcelé. En Asie, les banques étant beaucoup moins exposées, l'effet purement financier de la crise les a moins touchées. Toutefois, les milliards annoncés d'une façon globale par les pouvoirs publics sont une chose. C'en est une autre d'éplucher puis de traiter les bilans, banque par banque, pour les assainir. D'une manière générale, il faut arrêter de dire. Il faut faire. Les plans sont imposants dans leur annonce, mais ce qui a été fait dans la réalité est encore insuffisant. Il faut aller plus vite, plus fort. Le FMI a l'expérience de 122 crises bancaires dans le monde et il y a des constantes : priorité doit être donnée aux recapitalisations et au traitement global.
Redoutez-vous un second choc financier sur les banques en raison de la dégradation de la conjoncture ?
Oui, un effet de second tour est possible. L'étincelle des « subprimes » a mis le feu à une poudrière : ensuite, des créances qui n'étaient pas mauvaises au départ le sont devenues du fait de la dégradation de la situation des emprunteurs.
Pourquoi les marchés ont-ils mal accueilli le plan du secrétaire au Trésor américain, Tim Geithner ?
Parce qu'il manque encore de précision, mais c'est pourtant la bonne réponse. Il y a un certain scepticisme sur la part du plan qui s'appuie sur un appel au secteur privé. Cela ne me paraît toutefois pas inquiétant. Ce qui est significatif c'est l'ampleur du plan de relance américain, de l'ordre de 5,5 % du PIB, qui est autrement plus imposant que le 1,5 % de l'Europe même si, en Europe, les stabilisateurs automatiques sont plus efficaces.
Comment sortira le système financier de cette crise ?
Très différent. Il doit d'abord passer par une phase de contraction pour s'assainir, ce qui est difficilement compatible avec la volonté des Etats, qui est de le voir rapidement très dynamique sur le crédit. Au-delà, la question est de savoir quel sera le rôle de l'Etat demain. Pour moi, il doit mieux réguler et mieux réglementer, mais il n'a clairement pas vocation à rester au capital des banques. Le problème, aujourd'hui, est de forcer au nettoyage des bilans.
Vous mettez beaucoup la responsabilité sur les Etats qui ne poussent pas assez à l'assainissement des banques. Mais celles-ci ne se montrent-elles pas frileuses ?
Elles le sont parce que la confiance n'est pas rétablie au niveau mondial. Si Renault et Peugeot ne trouvent pas de financement, ce n'est pas une question de mauvaise volonté, c'est que les banques ne sont pas en situation de prêter.
L'Europe a-t-elle davantage tardé à réagir ?
Ce n'est pas vrai de la Banque centrale européenne, qui a été très active depuis l'automne. Mais c'est vrai pour le plan d'assainissement du système financier. Il y a une explication de fond : la crise a démarré plus tard et l'Europe n'en est pas à l'origine. Il y a aussi une explication politique qui vaut partout : c'est difficile, aujourd'hui, d'injecter de l'argent dans des banques qui sont jugées fautives par l'opinion publique.
Y a-t-il des risques sérieux de défaut de paiement de certains pays ?
Un certain nombre de pays bénéficient de notre aide. Qu'une deuxième vague de pays viennent frapper à notre porte est vraisemblable. Pour l'heure, nous avons les ressources nécessaires. Mais si nous sommes appelés à financer beaucoup d'autres programmes dans les six mois à venir, il nous faudra plus de ressources. J'ai fixé l'objectif de 250 milliards de dollars. Le Japon vient d'en fournir 100.
Comment vous situez-vous dans le débat entre la relance par l'investissement et la relance par la consommation ?
Je n'aime pas les débats théologiques. Il est inutile d'opposer l'un à l'autre. Le panachage dépend de la situation de chaque pays. L'exemple japonais montre qu'on ne peut pas s'en sortir seulement avec une politique de taux zéro. Il faut aussi assainir le bilan des banques et refaire fonctionner le système de crédit. Le cas japonais d'hier est typique des erreurs et des attentismes à ne pas reproduire.
Les craintes d'un retour au protectionnisme resurgissent. Les partagez-vous ?
Oui. Néanmoins, le protectionnisme, aujourd'hui, ne se manifeste pas, comme dans les années 1930, par une hausse des tarifs douaniers. Il est plus sophistiqué et concerne au moins autant la sphère financière. Quand un pays incite ses banquiers, en contrepartie d'une aide sous forme de recapitalisation ou de garantie de dépôt, à consacrer exclusivement leurs activités de crédit au niveau national, c'est une forme de protectionnisme. Ce rapatriement des capitaux des grands pays pourvoyeurs de fonds auquel on assiste aujourd'hui n'est pas sans conséquence sur les pays émergents. Privilégier les problèmes internes sans se préoccuper des effets pervers à l'extérieur est une attitude proche du protectionniste. La crise actuelle possède deux caractéristiques. Primo, c'est la première crise des liens entre le secteur financier et le secteur réel. Secundo, elle est globale. Par conséquent, il n'y a pas de solution nationale. Tous ceux qui croient qu'ils vont sauver leurs emplois par des mesures nationales se trompent.
PROPOS RECUEILLIS PAR HENRI GIBIER, RICHARD HIAULT ET DOMINIQUE SEUX
Les Echos 19/2/2009
Présent à Paris, dans le cadre notamment du Forum mondial sur la concurrence à l'OCDE, aujourd'hui, le directeur général du FMI estime qu'il faut accélérer les plans de relance et surtout procéder à l'assainissement du bilan des banques avant un retour à l'activité normale de crédit.
Quel est votre diagnostic aujourd'hui sur la crise ? Sommes-nous au point bas ou faut-il s'attendre à quelques mois encore de dégradation de la conjoncture ?
La situation est assez claire. L'année 2009 est déjà largement jouée et elle sera très mauvaise. Nous avions arrêté notre dernière prévision à 0,5 % pour la croissance mondiale - avec une récession de l'ordre de 2 % dans les pays avancés -, et les chiffres qui sont tombés depuis ne sont pas bons. La prochaine prévision du FMI, dans trois mois, pourrait bien s'approcher de zéro.
Quand l'horizon peut-il s'éclaircir ?
Je pense que le début 2010 peut être le moment de retournement, si... - il y a un certain nombre de conditions. La première question concerne les politiques publiques et les politiques de relance. J'avais appelé il y a un an à un effort massif. Aujourd'hui, le mouvement est positif, mais la mise en oeuvre reste parfois poussive. Il faut accélérer ! Surtout, le point décisif est le suivant : ces relances n'auront d'effet qu'à la condition que les mécanismes normaux de circulation du crédit fonctionnent à nouveau. Et autant je pense que le compte y est presque pour les plans de relance, autant ce n'est pas encore le cas pour l'assainissement du secteur financier et le nettoyage du bilan des banques. Le plan Geithner marque une vraie prise de conscience aux Etats-Unis. En Europe, la mise en oeuvre reste lente. Dès lors, le risque est que les plans de relance budgétaire patinent dans le vide.
Y a-t-il un risque que la situation se dégrade au-delà de ces 2 % évoqués pour les pays développés ?
Oui, il y a un risque que la récession s'aggrave. Mais ce n'est pas une fatalité, les politiques publiques peuvent nous permettre de résister.
Qu'est-ce que vous entendez par assainissement financier ? Que faudrait-il faire de plus ? Nationaliser davantage ?
Notre première évaluation des actifs toxiques dans les comptes des banques s'élevait à 1.000 milliards il y a un an, à 1.400 milliards en octobre et à 2.200 milliards en janvier dernier. Ce nombre augmente parce que de nouveaux actifs deviennent douteux à mesure que la crise s'approfondit. Toutefois, c'est moins un problème de milliards que de restauration de la confiance entre les acteurs financiers. La totalité des pertes n'a pas encore été mise au jour : environ 800 milliards l'ont été. Attention, cela ne veut pas dire qu'il en reste 1.400, puisque la valeur des actifs toxiques évolue elle-même avec le temps. Mais l'idée à retenir, c'est que nous ne sommes pas au bout. Par ailleurs, il faut faire le tri entre les banques qui vont disparaître et celles qui sont viables. Ce processus de sélection est encore devant nous.
Ce processus va-t-il toucher également toutes les régions du monde ?
Non. La question se pose probablement plus aux Etats-Unis, qui comptent 8.000 banques, qu'en Europe, où le secteur est moins morcelé. En Asie, les banques étant beaucoup moins exposées, l'effet purement financier de la crise les a moins touchées. Toutefois, les milliards annoncés d'une façon globale par les pouvoirs publics sont une chose. C'en est une autre d'éplucher puis de traiter les bilans, banque par banque, pour les assainir. D'une manière générale, il faut arrêter de dire. Il faut faire. Les plans sont imposants dans leur annonce, mais ce qui a été fait dans la réalité est encore insuffisant. Il faut aller plus vite, plus fort. Le FMI a l'expérience de 122 crises bancaires dans le monde et il y a des constantes : priorité doit être donnée aux recapitalisations et au traitement global.
Redoutez-vous un second choc financier sur les banques en raison de la dégradation de la conjoncture ?
Oui, un effet de second tour est possible. L'étincelle des « subprimes » a mis le feu à une poudrière : ensuite, des créances qui n'étaient pas mauvaises au départ le sont devenues du fait de la dégradation de la situation des emprunteurs.
Pourquoi les marchés ont-ils mal accueilli le plan du secrétaire au Trésor américain, Tim Geithner ?
Parce qu'il manque encore de précision, mais c'est pourtant la bonne réponse. Il y a un certain scepticisme sur la part du plan qui s'appuie sur un appel au secteur privé. Cela ne me paraît toutefois pas inquiétant. Ce qui est significatif c'est l'ampleur du plan de relance américain, de l'ordre de 5,5 % du PIB, qui est autrement plus imposant que le 1,5 % de l'Europe même si, en Europe, les stabilisateurs automatiques sont plus efficaces.
Comment sortira le système financier de cette crise ?
Très différent. Il doit d'abord passer par une phase de contraction pour s'assainir, ce qui est difficilement compatible avec la volonté des Etats, qui est de le voir rapidement très dynamique sur le crédit. Au-delà, la question est de savoir quel sera le rôle de l'Etat demain. Pour moi, il doit mieux réguler et mieux réglementer, mais il n'a clairement pas vocation à rester au capital des banques. Le problème, aujourd'hui, est de forcer au nettoyage des bilans.
Vous mettez beaucoup la responsabilité sur les Etats qui ne poussent pas assez à l'assainissement des banques. Mais celles-ci ne se montrent-elles pas frileuses ?
Elles le sont parce que la confiance n'est pas rétablie au niveau mondial. Si Renault et Peugeot ne trouvent pas de financement, ce n'est pas une question de mauvaise volonté, c'est que les banques ne sont pas en situation de prêter.
L'Europe a-t-elle davantage tardé à réagir ?
Ce n'est pas vrai de la Banque centrale européenne, qui a été très active depuis l'automne. Mais c'est vrai pour le plan d'assainissement du système financier. Il y a une explication de fond : la crise a démarré plus tard et l'Europe n'en est pas à l'origine. Il y a aussi une explication politique qui vaut partout : c'est difficile, aujourd'hui, d'injecter de l'argent dans des banques qui sont jugées fautives par l'opinion publique.
Y a-t-il des risques sérieux de défaut de paiement de certains pays ?
Un certain nombre de pays bénéficient de notre aide. Qu'une deuxième vague de pays viennent frapper à notre porte est vraisemblable. Pour l'heure, nous avons les ressources nécessaires. Mais si nous sommes appelés à financer beaucoup d'autres programmes dans les six mois à venir, il nous faudra plus de ressources. J'ai fixé l'objectif de 250 milliards de dollars. Le Japon vient d'en fournir 100.
Comment vous situez-vous dans le débat entre la relance par l'investissement et la relance par la consommation ?
Je n'aime pas les débats théologiques. Il est inutile d'opposer l'un à l'autre. Le panachage dépend de la situation de chaque pays. L'exemple japonais montre qu'on ne peut pas s'en sortir seulement avec une politique de taux zéro. Il faut aussi assainir le bilan des banques et refaire fonctionner le système de crédit. Le cas japonais d'hier est typique des erreurs et des attentismes à ne pas reproduire.
Les craintes d'un retour au protectionnisme resurgissent. Les partagez-vous ?
Oui. Néanmoins, le protectionnisme, aujourd'hui, ne se manifeste pas, comme dans les années 1930, par une hausse des tarifs douaniers. Il est plus sophistiqué et concerne au moins autant la sphère financière. Quand un pays incite ses banquiers, en contrepartie d'une aide sous forme de recapitalisation ou de garantie de dépôt, à consacrer exclusivement leurs activités de crédit au niveau national, c'est une forme de protectionnisme. Ce rapatriement des capitaux des grands pays pourvoyeurs de fonds auquel on assiste aujourd'hui n'est pas sans conséquence sur les pays émergents. Privilégier les problèmes internes sans se préoccuper des effets pervers à l'extérieur est une attitude proche du protectionniste. La crise actuelle possède deux caractéristiques. Primo, c'est la première crise des liens entre le secteur financier et le secteur réel. Secundo, elle est globale. Par conséquent, il n'y a pas de solution nationale. Tous ceux qui croient qu'ils vont sauver leurs emplois par des mesures nationales se trompent.
PROPOS RECUEILLIS PAR HENRI GIBIER, RICHARD HIAULT ET DOMINIQUE SEUX
Les Echos 19/2/2009
Wednesday, February 18, 2009
Sommet social : 2,6 milliards d'euros pour les classes moyennes
Nicolas Sarkozy a confirmé, mercredi 18 février à la télévision, les mesures qu'il compte mettre en en œuvre face à la crise économique et sociale. L'ensemble de ces mesures atteint 2,6 milliards d'euros pour l'Etat. Une enveloppe supérieure à la somme de 1,4 milliard évoquée le 5 février, jugée alors "nettement insuffisante" par les syndicats.
Excluant de nouveau toute augmentation "massive" du Smic pour ne pas "aggraver les difficultés" des petites entreprises, il a résumé son plan d'aide d'une phrase : "Mon seul devoir est de soutenir les classes moyennes". Afin de sortir de la crise par le haut, il a répété son crédo de campagne, "revaloriser le travail". "Je vous propose le seul chemin qui vaille : celui de l'effort", a-t-il déclaré. A cette fin, il a jugé primordial que les partenaires sociaux à s'entendre sur une meilleure répartition des bénéfices en faveur des salariés : "le statu quo n'est pas tenable", a-t-il insisté.
Voici les principales mesures annoncées par le chef de l'Etat.
Excluant de nouveau toute augmentation "massive" du Smic pour ne pas "aggraver les difficultés" des petites entreprises, il a résumé son plan d'aide d'une phrase : "Mon seul devoir est de soutenir les classes moyennes". Afin de sortir de la crise par le haut, il a répété son crédo de campagne, "revaloriser le travail". "Je vous propose le seul chemin qui vaille : celui de l'effort", a-t-il déclaré. A cette fin, il a jugé primordial que les partenaires sociaux à s'entendre sur une meilleure répartition des bénéfices en faveur des salariés : "le statu quo n'est pas tenable", a-t-il insisté.
Voici les principales mesures annoncées par le chef de l'Etat.
L'augmentation de l'indemnisation des salariés au chômage partiel à 75 % du salaire brut. "Il n'est pas question dans mon esprit de vous demander de renégocier les accords que vous venez de signer. Je crois en revanche que nous pourrions procéder par voie de conventions ad hoc entre l'Etat et les branches ou des entreprises données, comme nous l'avons fait pour l'automobile", a précisé le président. Le taux d'indemnisation est actuellement de 60 % du salaire brut. Sur ce dossier, le chef de l'Etat a demandé aux partenaires sociaux s'ils étaient prêts à un accord Etat-Unedic pour partager les coûts.
La création pour deux ans (2009-2010) d'un fonds d'investissement social doté de 2,5 à 3 milliards d'euros financé pour moitié par l'Etat et animé par une cellule de veille composée des ministres concernés et des partenaires sociaux. Cette idée avait été formulée par la CFDT, qui voulait qu'il soit doté de 5 à 7 milliards d'euros et financé par le paquet fiscal (loi TEPA). L'Elysée devrait privilégier un financement conjoint passant par l'Unedic et les fonds de la formation professionnelle.
Une prime exceptionnelle de 500 euros aux salariés qui deviennent demandeurs d'emploi à compter du 1er avril prochain pouvant justifier de deux mois de travail. Cette prime devrait être entièrement financée par l'Etat. Son montant n'a pas été annoncé.
La suppression d'une partie de l'impôt sur le revenu pour les personnes de la première tranche. Cette mesure prendrait la forme de l'élimination d'une partie de l'impôt sur le revenu pour les familles assujetties à la première tranche d'imposition. Elle se traduit par une suppression provisoire des deux tiers provisionnels restant à payer en 2009. La mesure concernerait 4 millions de ménages. Selon l'Elysée, cela représente un gain moyen par ménage de 200 euros. Un crédit d'impôt destiné aux ménages dépassant légèrement la limite de la première tranche permettra d'étendre la mesure à 2 millions de foyers supplémentaires.
Une prime de 150 euros pour 3 millions de familles qui bénéficient aujourd'hui de l'allocation de rentrée scolaire. Cette mesure aurait "un coût total de 150 millions d'euros".
La mise en place de "bons d'achat" de services à la personne de 200 euros par foyer, pour l'aide à domicile, la garde d'enfants, le soutien scolaire ou le ménage, à certaines personnes âgées dépendantes et à certains parents pour la garde d'enfants. Parmi les bénéficiaires possibles de cette mesure, le chef de l'Etat a notamment cité les "660 000 ménages bénéficiant de l'allocation personnalisée d'autonomie à domicile et qui ont besoin d'aide à la maison". Il a également ciblé "les 470 000 bénéficiaires du complément mode de garde gagnant moins de 43 000 euros par an, qui ont besoin d'aide pour faire garder leur enfant", "les 140 000 foyers qui ont un enfant handicapé" ou "les demandeurs d'emploi qui retrouvent du travail et ont besoin de solutions temporaires pour faire garder leurs enfants".
L'encadrement des bonus des patrons lorsque leurs entreprises recourent à du chômage partiel ou décident un licenciement économique.
Les banques sont invitées à moduler les échéances des salariés au chômage partiel pour rembourser leurs emprunts immobiliers.
Tuesday, February 17, 2009
La recesión se agudiza en Japón, que sufre ya la peor crisis desde la II Guerra Mundial
Começo hoje a publicar, com a periodicidade possível, notícias relevantes, e credíveis, acerca da crise global. Uma espécie de roteiro da primeira crise global [para memória futura.]
Japón atraviesa la peor crisis desde la II Guerra Mundial. Así lo aseguró ayer el ministro de Economía, Kaoru Yosano, al presentar los datos del producto interior bruto (PIB) de 2008. La mayor economía de Asia y segunda del mundo se contrajo un 3,3% en el cuarto trimestre respecto al tercero -cuando lo había hecho un 0,6%-. "La economía japonesa, que depende fuertemente de las exportaciones de automóviles, maquinaria y equipos tecnológicos, se ha visto literalmente vapuleada por la crisis global", dijo Yosano. "Ésta es la peor crisis desde la guerra. No hay ninguna duda", añadió.
Se trata del tercer trimestre seguido en que la actividad del archipiélago sufre un retroceso, por lo que la economía japonesa lleva en recesión desde el pasado marzo. Aunque, según algunos economistas, la recesión -que normalmente se define como contracción en dos trimestres seguidos- se remonta, usando otros parámetros, a noviembre de 2007.
Las cifras de despidos dan fe de la magnitud de la crisis. La compañía electrónica Pioneer anunció la semana pasada que va a eliminar 10.000 empleos, a rebufo de grupos como Sony y Nissan Motor, que van a reducir 8.000 y 20.000 puestos de trabajo, respectivamente. El paro alcanzó el 4,4% en diciembre.
Japón, como China, no se vio muy afectado por el desplome crediticio y del mercado inmobiliario estadounidense. Pero la fuerte dependencia de la demanda exterior, unida a la pereza del consumo interno, han provocado una desaceleración mayor que en otros países.
Las exportaciones cayeron un 13,9% en el último trimestre, respecto al anterior, mientras la inversión en empresas y fábricas descendió un 5,3%, debido a los programas de recorte de gastos. Recorte que también aplicaron las familias, cuyo consumo (más del 50% de la economía) bajó un 0,4%. La producción industrial disminuyó un 11,9%.
La apreciación del yen -un 18%, el año pasado- ha agravado la situación. Los productos japoneses se han encarecido en un momento en el que la crisis ha congelado el consumo en Estados Unidos, Europa o China.
El frenazo de las exportaciones perjudica sobremanera a una economía como la japonesa, que en la última década ha incrementado su dependencia de las exportaciones. Las ventas externas representan hoy el 16% de la economía, frente al 10% en 1999.
Y no parece que el escenario vaya a cambiar para Japón a corto plazo. El Fondo Monetario Internacional (FMI) calcula que el PIB nipón se contraerá un 2,6% este año, frente al declive del 2% estimado para el conjunto de países más avanzados. Según Barclays, lo más que se puede esperar de 2009 es que el desplome toque fondo. Para que Japón se recupere, hará falta que las economías de EE UU y China despeguen primero, dice el banco.
El Gobierno del primer ministro Taso Aro se prepara para aprobar un nuevo paquete de estimulación de la economía, por más de 20 billones de yenes (170.800 millones de euros), centrado especialmente en proyectos de infraestructuras. Se sumaría a los anunciados en diciembre (23 billones de yenes) y octubre (26,9 billones).
El Pais – 17/2/2009
Japón atraviesa la peor crisis desde la II Guerra Mundial. Así lo aseguró ayer el ministro de Economía, Kaoru Yosano, al presentar los datos del producto interior bruto (PIB) de 2008. La mayor economía de Asia y segunda del mundo se contrajo un 3,3% en el cuarto trimestre respecto al tercero -cuando lo había hecho un 0,6%-. "La economía japonesa, que depende fuertemente de las exportaciones de automóviles, maquinaria y equipos tecnológicos, se ha visto literalmente vapuleada por la crisis global", dijo Yosano. "Ésta es la peor crisis desde la guerra. No hay ninguna duda", añadió.
Se trata del tercer trimestre seguido en que la actividad del archipiélago sufre un retroceso, por lo que la economía japonesa lleva en recesión desde el pasado marzo. Aunque, según algunos economistas, la recesión -que normalmente se define como contracción en dos trimestres seguidos- se remonta, usando otros parámetros, a noviembre de 2007.
Las cifras de despidos dan fe de la magnitud de la crisis. La compañía electrónica Pioneer anunció la semana pasada que va a eliminar 10.000 empleos, a rebufo de grupos como Sony y Nissan Motor, que van a reducir 8.000 y 20.000 puestos de trabajo, respectivamente. El paro alcanzó el 4,4% en diciembre.
Japón, como China, no se vio muy afectado por el desplome crediticio y del mercado inmobiliario estadounidense. Pero la fuerte dependencia de la demanda exterior, unida a la pereza del consumo interno, han provocado una desaceleración mayor que en otros países.
Las exportaciones cayeron un 13,9% en el último trimestre, respecto al anterior, mientras la inversión en empresas y fábricas descendió un 5,3%, debido a los programas de recorte de gastos. Recorte que también aplicaron las familias, cuyo consumo (más del 50% de la economía) bajó un 0,4%. La producción industrial disminuyó un 11,9%.
La apreciación del yen -un 18%, el año pasado- ha agravado la situación. Los productos japoneses se han encarecido en un momento en el que la crisis ha congelado el consumo en Estados Unidos, Europa o China.
El frenazo de las exportaciones perjudica sobremanera a una economía como la japonesa, que en la última década ha incrementado su dependencia de las exportaciones. Las ventas externas representan hoy el 16% de la economía, frente al 10% en 1999.
Y no parece que el escenario vaya a cambiar para Japón a corto plazo. El Fondo Monetario Internacional (FMI) calcula que el PIB nipón se contraerá un 2,6% este año, frente al declive del 2% estimado para el conjunto de países más avanzados. Según Barclays, lo más que se puede esperar de 2009 es que el desplome toque fondo. Para que Japón se recupere, hará falta que las economías de EE UU y China despeguen primero, dice el banco.
El Gobierno del primer ministro Taso Aro se prepara para aprobar un nuevo paquete de estimulación de la economía, por más de 20 billones de yenes (170.800 millones de euros), centrado especialmente en proyectos de infraestructuras. Se sumaría a los anunciados en diciembre (23 billones de yenes) y octubre (26,9 billones).
El Pais – 17/2/2009
Sunday, January 25, 2009
La excepción británica se acaba
El Reino Unido asiste atónito al desplome de su economía, su sistema financiero y su moneda
"En estos momentos no se me ocurre una política más popular que fusilar a los banqueros y nacionalizar los bancos. Puede incluso permitirle a Brown ganar unas elecciones. Bien pensado, hasta podría sacarnos a todos de este follón". El autor de este comentario no es un frívolo columnista de poca monta o un militante de la izquierda radical. Es Philip Stephens, uno de los analistas políticos más prestigiosos -y moderados- del Financial Times. Consumado blairista en tiempos de Tony Blair, firme defensor del vínculo transatlántico, la confianza de Stephens en el libre mercado está fuera de toda duda.
Su comentario es una caricatura, pero es también una manera de hacerse eco de un estado de ánimo que va ganando terreno entre los británicos a medida que esta crisis se extiende en el tiempo y en el espacio y se va pareciendo cada vez más a una gran depresión. Los británicos están atónitos. No tanto porque el país esté desde el viernes pasado oficialmente en recesión -como tantos otros- sino porque en poco más de un año el Reino Unido ha pasado de ser una economía moderna en permanente crecimiento, ejemplo reformista de mercados abiertos basados en los servicios y muy en particular los servicios financieros e inmobiliarios, a convertirse en el peor alumno de Europa, con gran parte del sistema bancario intervenido por el Estado para evitar su desaparición, la libra esterlina, último reducto de orgullo y de independencia del Imperio Británico, malherida y quién sabe si a punto de pedir ayuda al mismísimo diablo en forma de integración en el euro, y con cada vez más voces preguntándose si el Gobierno británico tendrá que acabar sometiéndose a la humillación de pedir ayuda al Fondo Monetario Internacional (FMI), como ocurrió en los años setenta.
El último en comentarlo, aunque es parte interesada, ha sido David Cameron, líder de la oposición. El primer ministro, Gordon Brown, le ha contestado con desdén: "Eso es ridículo". Brown también ha menospreciado al financiero americano Jim Rogers, que ha dicho que no piensa volver a invertir en el Reino Unido. "Si cree que voy a construir mis políticas a partir de lo que digan un puñado de especuladores, está muy equivocado", dijo el viernes Brown en una entrevista en BBC Radio 4.
El excéntrico Rogers, fundador con George Soros del mítico Quantum Fund, vive en Singapur porque cree que el futuro está en Asia y opina que el Reino Unido "ya no tiene nada que vender". "Tenía petróleo, pero se está acabando. Y no le queda nada que vender. La City de Londres era un desastre y ahí han empezado muchos de los problemas. Siento mucho decirlo pero no voy a poner dinero en el Reino Unido. He vendido todas mis libras", ha dicho.
Desde el viernes, el Reino Unido está en recesión: el PIB, que había caído un 0,6% en el tercer trimestre de 2008, cayó el 1,5% en el cuarto trimestre del año, según los datos de la Oficina Nacional de Estadística. Una caída tres décimas superior a lo que vaticinaba la City. Según el Instituto Nacional de Investigación Económica y Social (NIESR en sus siglas en inglés), la economía británica está de hecho en recesión desde mayo pasado, aunque el buen comportamiento de los cuatro primeros meses del año pasado le permitirán cerrar 2008 con un crecimiento en torno al 0,7%.
Pero las cosas serán mucho peores este año. Las previsiones oficiales del Gobierno, una caída de la economía de entre el 0,75% y el 1,25% en 2009, serán revisadas a peor en los próximos presupuestos, en marzo. Esta semana, la Comisión Europea pronosticó una caída del 2,8% del PIB británico, el peor dato de la Unión Europea con la poco honrosa salvedad de las minúsculas economías de Irlanda y las tres repúblicas bálticas. Las previsiones de The Economist Intelligence Unit, publicadas el viernes, son aún más pesimistas: una caída del PIB del 3,2% este año y del 1,1% en 2010, en contra de la opinión de Bruselas de que el Reino Unido cerrará 2010 con un modesto crecimiento del 0,2%.
Como en toda crisis de este calibre, el paro ha aumentado y también esta semana se ha sabido que en noviembre había ya más de 1,92 millones de desempleados. Pero más allá de las tragedias del desempleo o de la frialdad de las cifras del PIB, esta crisis se está convirtiendo en un psicodrama para los británicos porque está cuestionando su sistema bancario, el futuro de su industria financiera e incluso la supervivencia de la libra esterlina. Algunos expertos han llegado a comparar estos problemas con los que llevaron al colapso a la banca de Islandia.
Primero fue el pequeño y provinciano Northern Rock. Luego el Gobierno tuvo que forzar la absorción de HBOS por Lloyds TSB. En octubre tuvo que entrar a saco en el capital del Royal Bank of Scotland (RBS) y del Lloyds/HBOS para evitar una debacle. Esta semana ha sido un calvario bursátil para Barclays, RBS y Lloyds Banking Group (la entidad surgida de aquella fusión inducida).
En octubre pasado, el primer ministro Brown enderezó su malbaratado prestigio político con un plan de rescate de la City que evitó el colapso del Royal Bank of Scotland -tercer banco del país, tras HSBC y Barclays- y de la otra gran entidad escocesa, el HBOS (Halifax Bank of Scotland), que ya se estaba integrando en Lloyds debido a sus dificultades para digerir la crisis crediticia.
En aquel plan, el Gobierno puso sobre la mesa 400.000 millones de libras (550.000 millones de euros al cambio de entonces, 425.000 al de esta semana) de los que 50.000 se destinaron a reforzar el capital de los bancos con más problemas, 100.000 a doblar el fondo creado meses antes para que los bancos pudieran canjear activos sanos por bonos del Estado para conseguir liquidez y se pusieron al menos 250.000 millones de libras en avales para la banca.
Aquel plan se exportó al resto de Europa y a Estados Unidos como modelo a seguir. Pero no ha solucionado ninguno de los problemas de fondo de la banca británica: los bancos siguen sin prestarse dinero unos a otros y empresas y consumidores apenas tienen acceso a préstamos a pesar de que los tipos de interés han caído en picado: estaban al 5,75% en julio de 2007, al 4,5% en octubre de 2008 y al 1,5% desde el 8 de enero, el tipo más bajo en toda la historia del Banco de Inglaterra.
Brown y su ministro del Tesoro y canciller del Exchequer, Alistair Darling, presentaron el pasado lunes un segundo plan de rescate. Pero su impacto ha sido prácticamente nulo en el mercado, que ha seguido castigando a los bancos en la Bolsa, y también entre la opinión pública, que no ha sabido encontrar un mensaje claro. Quizá porque se trata de un plan más confuso y sin cifras. Y, sobre todo, porque la reacción del mercado da a entender que quizás ni siquiera el Gobierno está en condiciones de garantizar el futuro de la banca británica. "En el Reino Unido no hay ningún banco solvente. Y, si lo hay, yo no lo conozco", ha dicho también Rogers.
No muchos suscribirían esas palabras en el Reino Unido, pero la realidad es que el Estado posee ya el 70% del tercer banco del país, RBS, y casi la mitad del cuarto, Lloyds. Y esta semana se han podido leer editoriales en diarios tan conservadores como The Times pidiendo la nacionalización completa del RBS.
La crisis del sistema bancario ha ido acompañada del hundimiento de la libra esterlina, que cotizaba a dos dólares hace un año y el viernes se pagaba a 1,350 dólares, el cambio más bajo en casi un cuarto de siglo. La libra se ha pagado durante años a 1,5 euros y en estos momentos está al borde de la paridad con la divisa europea. Su debilidad es consecuencia de diversos factores combinados: los tipos de interés están por los suelos y se espera que bajen aún más, el mercado inmobiliario sigue en crisis, el déficit por cuenta corriente está por las nubes, las perspectivas económicas son muy malas, se han disparado los números rojos en las cuentas públicas y las turbulencias bancarias de los últimos días han acabado por debilitar a la divisa.
Todo esto ocurre en un país que presumía de vivir de su industria financiera y se reía de la trasnochada economía industrial de países como Alemania. Los británicos empiezan a darse cuenta ahora de que apostar de manera exagerada por la industria financiera es una debilidad semejante a la dependencia que la economía española ha tenido respecto al sector de la construcción.
Los ahorradores extranjeros se están marchando con rapidez del Reino Unido y, según el Bank of New York Mellon, sólo en septiembre y octubre del año pasado fueron retirados más de 100.000 millones de libras, tres cuartas partes del dinero que había entrado en los últimos cuatro años.
Willem H. Buiter, profesor de Economía Política Europea de la London School of Economics, hace ya meses que ha comparado la situación que vive el Reino Unido con la crisis bancaria que padeció Islandia: dos países excesivamente dependientes de su sistema financiero y respaldados por una moneda débil a nivel mundial, que al igual que el franco suizo o el yen han perdido cualquier opción a ser una moneda de reserva tras la aparición del euro.
Buiter y una treintena de autores defienden el ingreso de la libra en el euro en una recopilación de ensayos publicados hace unos días bajo el título común de "Diez años del euro: nuevas perspectivas para Gran Bretaña". Muchos de los autores concluyen que quizás la libra no necesitaba del euro hace 10 años pero que todo ha cambiado con la crisis y vale la pena reabrir el debate político sobre el ingreso.
En opinión de Buiter, el Reino Unido se enfrenta al peligro de tres crisis financieras al mismo tiempo: la de los bancos, la de la libra y la de la deuda soberana. "Sólo hay tres formas de manejar ese problema", asegura. "La primera es reducir el nivel de las actividades financieras internacionales de la City, incluso más de lo que se reducirían si la libra ingresara en el euro, para suavizar el excesivo peso de las finanzas en la economía británica. La segunda es convertirse en el 51º Estado de Estados Unidos. La tercera es adoptar el euro. Sólo la tercera es razonablemente posible", argumenta.
"Al no pertenecer a la zona euro, el Reino Unido es más vulnerable a la triple crisis financiera porque pertenece a un grupo de países caracterizados por un cuarteto de inconsistencias: un país pequeño con un sector bancario muy expuesto al exterior, con una moneda que no es divisa de reserva y con una capacidad fiscal limitada en comparación con la posible insolvencia de su sector bancario", explica. Hay tres países que comparten esa definición: Islandia, cuyo sector bancario era 9 veces mayor que su PIB, Suiza (6 veces) y el Reino Unido (4,5 veces).
Según Will Hutton, vicepresidente ejecutivo de The Work Foundation y ex director del dominical londinense de centro izquierda The Observer, si la crisis del Reino Unido se acentúa, el Gobierno deberá elegir entre estas tres opciones: recurrir al Banco de Inglaterra para imprimir dinero como tuvieron que hacer en su día los países de América Latina, lo que dispararía la inflación y empobrecería a la clase media; pedir un macropréstamo del FMI, la UE y Estados Unidos, lo que sería "un suicidio político", o, "la última y más digerible solución, ingresar en el euro para evitar la bancarrota nacional".
"Entrar en el euro no tiene por qué hacerte más solvente, pero los inversores afrontan un riesgo muy diferente, y eso es algo crucial", opina en su ensayo el alemán Wolfgang Münchau, uno de los miembros fundadores de Financial Times Deutschland. Münchau cree que el Reino Unido podría seguir fuera del euro si las cosas no hubieran cambiado pero que, en el escenario que se avecina en los próximos 10 años, "una política monetaria independiente [el argumento principal de quienes defienden que la libra siga fuera del euro] puede acabar siendo lo contrario de una ventaja". "Ingresar en el euro puede significar un marco económico mucho más estable", asegura. Pero eso es algo que no ha dicho en público ningún parlamentario británico desde hace años. –
[In El Pais - WALTER OPPENHEIMER 25/01/2009]
"En estos momentos no se me ocurre una política más popular que fusilar a los banqueros y nacionalizar los bancos. Puede incluso permitirle a Brown ganar unas elecciones. Bien pensado, hasta podría sacarnos a todos de este follón". El autor de este comentario no es un frívolo columnista de poca monta o un militante de la izquierda radical. Es Philip Stephens, uno de los analistas políticos más prestigiosos -y moderados- del Financial Times. Consumado blairista en tiempos de Tony Blair, firme defensor del vínculo transatlántico, la confianza de Stephens en el libre mercado está fuera de toda duda.
Su comentario es una caricatura, pero es también una manera de hacerse eco de un estado de ánimo que va ganando terreno entre los británicos a medida que esta crisis se extiende en el tiempo y en el espacio y se va pareciendo cada vez más a una gran depresión. Los británicos están atónitos. No tanto porque el país esté desde el viernes pasado oficialmente en recesión -como tantos otros- sino porque en poco más de un año el Reino Unido ha pasado de ser una economía moderna en permanente crecimiento, ejemplo reformista de mercados abiertos basados en los servicios y muy en particular los servicios financieros e inmobiliarios, a convertirse en el peor alumno de Europa, con gran parte del sistema bancario intervenido por el Estado para evitar su desaparición, la libra esterlina, último reducto de orgullo y de independencia del Imperio Británico, malherida y quién sabe si a punto de pedir ayuda al mismísimo diablo en forma de integración en el euro, y con cada vez más voces preguntándose si el Gobierno británico tendrá que acabar sometiéndose a la humillación de pedir ayuda al Fondo Monetario Internacional (FMI), como ocurrió en los años setenta.
El último en comentarlo, aunque es parte interesada, ha sido David Cameron, líder de la oposición. El primer ministro, Gordon Brown, le ha contestado con desdén: "Eso es ridículo". Brown también ha menospreciado al financiero americano Jim Rogers, que ha dicho que no piensa volver a invertir en el Reino Unido. "Si cree que voy a construir mis políticas a partir de lo que digan un puñado de especuladores, está muy equivocado", dijo el viernes Brown en una entrevista en BBC Radio 4.
El excéntrico Rogers, fundador con George Soros del mítico Quantum Fund, vive en Singapur porque cree que el futuro está en Asia y opina que el Reino Unido "ya no tiene nada que vender". "Tenía petróleo, pero se está acabando. Y no le queda nada que vender. La City de Londres era un desastre y ahí han empezado muchos de los problemas. Siento mucho decirlo pero no voy a poner dinero en el Reino Unido. He vendido todas mis libras", ha dicho.
Desde el viernes, el Reino Unido está en recesión: el PIB, que había caído un 0,6% en el tercer trimestre de 2008, cayó el 1,5% en el cuarto trimestre del año, según los datos de la Oficina Nacional de Estadística. Una caída tres décimas superior a lo que vaticinaba la City. Según el Instituto Nacional de Investigación Económica y Social (NIESR en sus siglas en inglés), la economía británica está de hecho en recesión desde mayo pasado, aunque el buen comportamiento de los cuatro primeros meses del año pasado le permitirán cerrar 2008 con un crecimiento en torno al 0,7%.
Pero las cosas serán mucho peores este año. Las previsiones oficiales del Gobierno, una caída de la economía de entre el 0,75% y el 1,25% en 2009, serán revisadas a peor en los próximos presupuestos, en marzo. Esta semana, la Comisión Europea pronosticó una caída del 2,8% del PIB británico, el peor dato de la Unión Europea con la poco honrosa salvedad de las minúsculas economías de Irlanda y las tres repúblicas bálticas. Las previsiones de The Economist Intelligence Unit, publicadas el viernes, son aún más pesimistas: una caída del PIB del 3,2% este año y del 1,1% en 2010, en contra de la opinión de Bruselas de que el Reino Unido cerrará 2010 con un modesto crecimiento del 0,2%.
Como en toda crisis de este calibre, el paro ha aumentado y también esta semana se ha sabido que en noviembre había ya más de 1,92 millones de desempleados. Pero más allá de las tragedias del desempleo o de la frialdad de las cifras del PIB, esta crisis se está convirtiendo en un psicodrama para los británicos porque está cuestionando su sistema bancario, el futuro de su industria financiera e incluso la supervivencia de la libra esterlina. Algunos expertos han llegado a comparar estos problemas con los que llevaron al colapso a la banca de Islandia.
Primero fue el pequeño y provinciano Northern Rock. Luego el Gobierno tuvo que forzar la absorción de HBOS por Lloyds TSB. En octubre tuvo que entrar a saco en el capital del Royal Bank of Scotland (RBS) y del Lloyds/HBOS para evitar una debacle. Esta semana ha sido un calvario bursátil para Barclays, RBS y Lloyds Banking Group (la entidad surgida de aquella fusión inducida).
En octubre pasado, el primer ministro Brown enderezó su malbaratado prestigio político con un plan de rescate de la City que evitó el colapso del Royal Bank of Scotland -tercer banco del país, tras HSBC y Barclays- y de la otra gran entidad escocesa, el HBOS (Halifax Bank of Scotland), que ya se estaba integrando en Lloyds debido a sus dificultades para digerir la crisis crediticia.
En aquel plan, el Gobierno puso sobre la mesa 400.000 millones de libras (550.000 millones de euros al cambio de entonces, 425.000 al de esta semana) de los que 50.000 se destinaron a reforzar el capital de los bancos con más problemas, 100.000 a doblar el fondo creado meses antes para que los bancos pudieran canjear activos sanos por bonos del Estado para conseguir liquidez y se pusieron al menos 250.000 millones de libras en avales para la banca.
Aquel plan se exportó al resto de Europa y a Estados Unidos como modelo a seguir. Pero no ha solucionado ninguno de los problemas de fondo de la banca británica: los bancos siguen sin prestarse dinero unos a otros y empresas y consumidores apenas tienen acceso a préstamos a pesar de que los tipos de interés han caído en picado: estaban al 5,75% en julio de 2007, al 4,5% en octubre de 2008 y al 1,5% desde el 8 de enero, el tipo más bajo en toda la historia del Banco de Inglaterra.
Brown y su ministro del Tesoro y canciller del Exchequer, Alistair Darling, presentaron el pasado lunes un segundo plan de rescate. Pero su impacto ha sido prácticamente nulo en el mercado, que ha seguido castigando a los bancos en la Bolsa, y también entre la opinión pública, que no ha sabido encontrar un mensaje claro. Quizá porque se trata de un plan más confuso y sin cifras. Y, sobre todo, porque la reacción del mercado da a entender que quizás ni siquiera el Gobierno está en condiciones de garantizar el futuro de la banca británica. "En el Reino Unido no hay ningún banco solvente. Y, si lo hay, yo no lo conozco", ha dicho también Rogers.
No muchos suscribirían esas palabras en el Reino Unido, pero la realidad es que el Estado posee ya el 70% del tercer banco del país, RBS, y casi la mitad del cuarto, Lloyds. Y esta semana se han podido leer editoriales en diarios tan conservadores como The Times pidiendo la nacionalización completa del RBS.
La crisis del sistema bancario ha ido acompañada del hundimiento de la libra esterlina, que cotizaba a dos dólares hace un año y el viernes se pagaba a 1,350 dólares, el cambio más bajo en casi un cuarto de siglo. La libra se ha pagado durante años a 1,5 euros y en estos momentos está al borde de la paridad con la divisa europea. Su debilidad es consecuencia de diversos factores combinados: los tipos de interés están por los suelos y se espera que bajen aún más, el mercado inmobiliario sigue en crisis, el déficit por cuenta corriente está por las nubes, las perspectivas económicas son muy malas, se han disparado los números rojos en las cuentas públicas y las turbulencias bancarias de los últimos días han acabado por debilitar a la divisa.
Todo esto ocurre en un país que presumía de vivir de su industria financiera y se reía de la trasnochada economía industrial de países como Alemania. Los británicos empiezan a darse cuenta ahora de que apostar de manera exagerada por la industria financiera es una debilidad semejante a la dependencia que la economía española ha tenido respecto al sector de la construcción.
Los ahorradores extranjeros se están marchando con rapidez del Reino Unido y, según el Bank of New York Mellon, sólo en septiembre y octubre del año pasado fueron retirados más de 100.000 millones de libras, tres cuartas partes del dinero que había entrado en los últimos cuatro años.
Willem H. Buiter, profesor de Economía Política Europea de la London School of Economics, hace ya meses que ha comparado la situación que vive el Reino Unido con la crisis bancaria que padeció Islandia: dos países excesivamente dependientes de su sistema financiero y respaldados por una moneda débil a nivel mundial, que al igual que el franco suizo o el yen han perdido cualquier opción a ser una moneda de reserva tras la aparición del euro.
Buiter y una treintena de autores defienden el ingreso de la libra en el euro en una recopilación de ensayos publicados hace unos días bajo el título común de "Diez años del euro: nuevas perspectivas para Gran Bretaña". Muchos de los autores concluyen que quizás la libra no necesitaba del euro hace 10 años pero que todo ha cambiado con la crisis y vale la pena reabrir el debate político sobre el ingreso.
En opinión de Buiter, el Reino Unido se enfrenta al peligro de tres crisis financieras al mismo tiempo: la de los bancos, la de la libra y la de la deuda soberana. "Sólo hay tres formas de manejar ese problema", asegura. "La primera es reducir el nivel de las actividades financieras internacionales de la City, incluso más de lo que se reducirían si la libra ingresara en el euro, para suavizar el excesivo peso de las finanzas en la economía británica. La segunda es convertirse en el 51º Estado de Estados Unidos. La tercera es adoptar el euro. Sólo la tercera es razonablemente posible", argumenta.
"Al no pertenecer a la zona euro, el Reino Unido es más vulnerable a la triple crisis financiera porque pertenece a un grupo de países caracterizados por un cuarteto de inconsistencias: un país pequeño con un sector bancario muy expuesto al exterior, con una moneda que no es divisa de reserva y con una capacidad fiscal limitada en comparación con la posible insolvencia de su sector bancario", explica. Hay tres países que comparten esa definición: Islandia, cuyo sector bancario era 9 veces mayor que su PIB, Suiza (6 veces) y el Reino Unido (4,5 veces).
Según Will Hutton, vicepresidente ejecutivo de The Work Foundation y ex director del dominical londinense de centro izquierda The Observer, si la crisis del Reino Unido se acentúa, el Gobierno deberá elegir entre estas tres opciones: recurrir al Banco de Inglaterra para imprimir dinero como tuvieron que hacer en su día los países de América Latina, lo que dispararía la inflación y empobrecería a la clase media; pedir un macropréstamo del FMI, la UE y Estados Unidos, lo que sería "un suicidio político", o, "la última y más digerible solución, ingresar en el euro para evitar la bancarrota nacional".
"Entrar en el euro no tiene por qué hacerte más solvente, pero los inversores afrontan un riesgo muy diferente, y eso es algo crucial", opina en su ensayo el alemán Wolfgang Münchau, uno de los miembros fundadores de Financial Times Deutschland. Münchau cree que el Reino Unido podría seguir fuera del euro si las cosas no hubieran cambiado pero que, en el escenario que se avecina en los próximos 10 años, "una política monetaria independiente [el argumento principal de quienes defienden que la libra siga fuera del euro] puede acabar siendo lo contrario de una ventaja". "Ingresar en el euro puede significar un marco económico mucho más estable", asegura. Pero eso es algo que no ha dicho en público ningún parlamentario británico desde hace años. –
[In El Pais - WALTER OPPENHEIMER 25/01/2009]
Saturday, January 24, 2009
Change has come to WhiteHouse.gov
Welcome to the new WhiteHouse.gov. I'm Macon Phillips, the Director of New Media for the White House and one of the people who will be contributing to the blog.
A short time ago, Barack Obama was sworn in as the 44th president of the United States and his new administration officially came to life. One of the first changes is the White House's new website, which will serve as a place for the President and his administration to connect with the rest of the nation and the world.
Millions of Americans have powered President Obama's journey to the White House, many taking advantage of the internet to play a role in shaping our country's future. WhiteHouse.gov is just the beginning of the new administration's efforts to expand and deepen this online engagement.
Just like your new government, WhiteHouse.gov and the rest of the Administration's online programs will put citizens first. Our initial new media efforts will center around three priorities:
Communication -- Americans are eager for information about the state of the economy, national security and a host of other issues. This site will feature timely and in-depth content meant to keep everyone up-to-date and educated. Check out the briefing room, keep tabs on the blog (RSS feed) and take a moment to sign up for e-mail updates from the President and his administration so you can be sure to know about major announcements and decisions.
Transparency -- President Obama has committed to making his administration the most open and transparent in history, and WhiteHouse.gov will play a major role in delivering on that promise. The President's executive orders and proclamations will be published for everyone to review, and that’s just the beginning of our efforts to provide a window for all Americans into the business of the government. You can also learn about some of the senior leadership in the new administration and about the President’s policy priorities.
Participation -- President Obama started his career as a community organizer on the South Side of Chicago, where he saw firsthand what people can do when they come together for a common cause. Citizen participation will be a priority for the Administration, and the internet will play an important role in that. One significant addition to WhiteHouse.gov reflects a campaign promise from the President: we will publish all non-emergency legislation to the website for five days, and allow the public to review and comment before the President signs it.
We'd also like to hear from you -- what sort of things would you find valuable from WhiteHouse.gov? If you have an idea, use this form to let us know. Like the transition website and the campaign's before that, this online community will continue to be a work in progress as we develop new features and content for you. So thanks in advance for your patience and for your feedback.
Later today, we’ll put up the video and the full text of President Obama’s Inaugural Address. There will also be slideshows of the Inaugural events, the Obamas’ move into the White House, and President Obama’s first days in office.
A short time ago, Barack Obama was sworn in as the 44th president of the United States and his new administration officially came to life. One of the first changes is the White House's new website, which will serve as a place for the President and his administration to connect with the rest of the nation and the world.
Millions of Americans have powered President Obama's journey to the White House, many taking advantage of the internet to play a role in shaping our country's future. WhiteHouse.gov is just the beginning of the new administration's efforts to expand and deepen this online engagement.
Just like your new government, WhiteHouse.gov and the rest of the Administration's online programs will put citizens first. Our initial new media efforts will center around three priorities:
Communication -- Americans are eager for information about the state of the economy, national security and a host of other issues. This site will feature timely and in-depth content meant to keep everyone up-to-date and educated. Check out the briefing room, keep tabs on the blog (RSS feed) and take a moment to sign up for e-mail updates from the President and his administration so you can be sure to know about major announcements and decisions.
Transparency -- President Obama has committed to making his administration the most open and transparent in history, and WhiteHouse.gov will play a major role in delivering on that promise. The President's executive orders and proclamations will be published for everyone to review, and that’s just the beginning of our efforts to provide a window for all Americans into the business of the government. You can also learn about some of the senior leadership in the new administration and about the President’s policy priorities.
Participation -- President Obama started his career as a community organizer on the South Side of Chicago, where he saw firsthand what people can do when they come together for a common cause. Citizen participation will be a priority for the Administration, and the internet will play an important role in that. One significant addition to WhiteHouse.gov reflects a campaign promise from the President: we will publish all non-emergency legislation to the website for five days, and allow the public to review and comment before the President signs it.
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Later today, we’ll put up the video and the full text of President Obama’s Inaugural Address. There will also be slideshows of the Inaugural events, the Obamas’ move into the White House, and President Obama’s first days in office.
Thursday, January 22, 2009
DISCURSO DE POSSE DE OBAMA
Aqui estou hoje, humilde perante a tarefa à nossa frente, grato pela confiança que depositaram em mim, consciente dos sacrifícios que os nossos antepassados enfrentaram. Agradeço ao Presidente Bush pelo seu serviço à nossa nação, assim como a generosidade e a cooperação que demonstrou durante esta transição.
Quarenta e quatro americanos fizeram até agora o juramento presidencial. Os discursos foram feitos durante vagas de crescente prosperidade e águas calmas de paz. No entanto, muitas vezes a tomada de posse ocorre no meio de nuvens espessas e furiosas tempestades. Nesses momentos, a América perseverou não só devido ao talento ou à visão dos que ocupavam altos cargos mas porque Nós o Povo permanecemos fiéis aos ideais dos nossos antepassados e aos nossos documentos fundadores.
Assim tem sido. E assim deve ser com esta geração de americanos.Que estamos no meio de uma crise, já todos sabem. A nossa nação está em guerra, contra uma vasta rede de violência e ódio. A nossa economia está muito enfraquecida, consequência da ganância e irresponsabilidade de alguns, mas também nossa culpa colectiva por não tomarmos decisões difíceis e prepararmos a nação para uma nova era. Perderam-se casas; empregos foram extintos, negócios encerraram. O nosso sistema de saúde é muito oneroso; para muita gente as nossas escolas falharam; e cada dia traz-nos mais provas de que o modo como usamos a energia reforça os nossos adversários e ameaça o nosso planeta.
Estes são indicadores de crise, resultado de dados e de estatística. Menos mensurável mas não menos profunda é a perda de confiança na nossa terra - um medo incómodo de que o declínio da América é inevitável, e que a próxima geração deve baixar as expectativas. Hoje eu digo-vos que os desafios que enfrentamos são reais. São sérios e são muitos. Não serão resolvidos facilmente nem num curto espaço de tempo. Mas fica a saber, América - eles serão resolvidos.
Neste dia, unimo-nos porque escolhemos a esperança e não o medo, a unidade de objectivo e não o conflito e a discórdiaNeste dia, viemos para proclamar o fim dos ressentimentos mesquinhos e falsas promessas, as recriminações e dogmas gastos, que há tanto tempo estrangulam a nossa política. Continuamos a ser uma nação jovem, mas nas palavras da Escritura, chegou a hora de pôr as infantilidades de lado. Chegou a hora de reafirmar o nosso espírito de resistência, de escolher o melhor da nossa história; de carregar em frente essa oferta preciosa, essa nobre ideia, passada de geração em geração; a promessa de Deus de que todos somos iguais, todos somos livres, e todos merecemos uma oportunidade de tentar obter a felicidade completa.
Ao reafirmar a grandeza da nossa nação, compreendemos que a grandeza nunca é um dado adquirido. Deve ser conquistada. A nossa viagem nunca foi feita de atalhos ou de aceitar o mínimo. Não tem sido o caminho dos que hesitam – dos que preferem o divertimento ao trabalho, ou que procuram apenas os prazeres da riqueza e da fama. Pelo contrário, tem sido o dos que correm riscos, os que agem, os que fazem as coisas – alguns reconhecidos mas, mais frequentemente, mulheres e homens desconhecidos no seu labor, que nos conduziram por um longo e acidentado caminho rumo à prosperidade e à liberdade.Por nós, pegaram nos seus parcos bens e atravessaram oceanos em busca de uma nova vida.Por nós, eles labutaram em condições de exploração e instalaram-se no Oeste; suportaram o golpe do chicote e lavraram a terra dura.
Por nós, eles combateram e morreram, em lugares como Concord e Gettysburg; Normandia e Khe Sahn. Tantas vezes estes homens e mulheres lutaram e se sacrificaram e trabalharam até as suas mãos ficarem ásperas para que pudéssemos viver uma vida melhor. Eles viram a América como maior do que a soma das nossas ambições individuais; maior do que todas as diferenças de nascimento ou riqueza ou facção.
Esta é a viagem que hoje continuamos. Permanecemos a nação mais poderosa e próspera na Terra. Os nossos trabalhadores não são menos produtivos do que eram quando a crise começou. As nossas mentes não são menos inventivas, os nossos produtos e serviços não são menos necessários do que eram na semana passada ou no mês passado ou no ano passado. A nossa capacidade não foi diminuída. Mas o nosso tempo de intransigência, de proteger interesses tacanhos e de adiar decisões desagradáveis – esse tempo seguramente que passou. A partir de hoje, devemos levantar-nos, sacudir a poeira e começar a tarefa de refazer a América.
Para onde quer que olhamos, há trabalho paraa fazer. O estado da economia pede acção, corajosa e rápida, e nós vamos agir – não só para criar novos empregos mas para lançar novas bases de crescimento. Vamos construir estradas e pontes, redes eléctricas e linhas digitais que alimentam o nosso comércio e nos ligam uns aos outros. Vamos recolocar a ciência no seu devido lugar e dominar as maravilhas da tecnologia para elevar a qualidade do serviço de saúde e diminuir o seu custo. Vamos domar o sol e os ventos e a terra para abastecer os nossos carros e pôr a funcionar as nossas fábricas. E vamos transformar as nossas escolas e universidades para satisfazer as exigências de uma nova era. Podemos fazer tudo isto. E tudo isto iremos fazer. Há alguns que, agora, questionam a escala das nossas ambições – que sugerem que o nosso sistema não pode tolerar muitos planos grandiosos. As suas memórias são curtas. Esqueceram-se do que este país já fez; o que homens e mulheres livres podem fazer quando à imaginação se junta um objectivo comum, e à necessidade a coragem.
O que os cínicos não compreendem é que o chão se mexeu debaixo dos seus pés – que os imutáveis argumentos políticos que há tanto tempo nos consomem já não se aplicam. A pergunta que hoje fazemos não é se o nosso governo é demasiado grande ou demasiado pequeno, mas se funciona – se ajuda famílias a encontrar empregos com salários decentes, cuidados de saúde que possam pagar, pensões de reformas que sejam dignas. Onde a resposta for sim, tencionamos seguir em frente. Onde a resposta for não, programas chegarão ao fim.
E aqueles de nós que gerem os dólares do povo serão responsabilizados – para gastarem com sensatez, reformarem maus hábitos e conduzirem os nossos negócios à luz do dia – porque só então poderemos restaurar a confiança vital entre o povo e o seu governo.Não se coloca sequer perante nós a questão se o mercado é uma força para o bem ou para o mal. O seu poder de gerar riqueza e de expandir a democracia não tem paralelo, mas esta crise lembrou-nos que sem um olhar vigilante o mercado pode ficar fora de controlo – e que uma nação não pode prosperar quando só favorece os prósperos. O sucesso da nossa economia sempre dependeu não só da dimensão do nosso Produto Interno Bruto, mas do alcance da nossa prosperidade; da nossa capacidade em oferecer oportunidades a todos – não por caridade, mas porque é o caminho mais seguro para o nosso bem comum.
Quanto à nossa defesa comum, rejeitamos como falsa a escolha entre a nossa segurança e os nossos ideais. Os nossos Pais Fundadores, face a perigos que mal conseguimos imaginar, redigiram uma carta para assegurar o estado de direito e os direitos humanos, uma carta que se expandiu com o sangue de gerações. Esses ideais ainda iluminam o mundo, e não vamos abdicar deles por oportunismo. E por isso, aos outros povos e governos que nos estão a ver hoje, das grandes capitais à pequena aldeia onde o meu pai nasceu: saibam que a América é amiga de todas as nações e de todos os homens, mulheres e crianças que procuram um futuro de paz e dignidade, e que estamos prontos para liderar mais uma vez.
Recordem que as primeiras gerações enfrentaram o fascismo e o comunismo não só com mísseis e tanques mas com alianças sólidas e convicções fortes. Compreenderam que só o nosso poder não nos protege nem nos permite agir como mais nos agradar. Pelo contrário, sabiam que o nosso poder aumenta com o seu uso prudente; a nossa segurança emana da justeza da nossa causa, da força do nosso exemplo, das qualidades moderadas de humildade e contenção.
Nós somos os guardiões deste legado. Guiados por estes princípios uma vez mais, podemos enfrentar essas novas ameaças que exigem ainda maior esforço – ainda maior cooperação e compreensão entre nações. Vamos começar responsavelmente a deixar o Iraque para o seu povo, e a forjar uma paz arduamente conquistada no Afeganistão. Com velhos amigos e antigos inimigos, vamos trabalhar incansavelmente para diminuir a ameaça nuclear, e afastar o espectro do aquecimento do planeta. Não vamos pedir desculpa pelo nosso modo de vida, nem vamos hesitar na sua defesa, e àqueles que querem realizar os seus objectivos pelo terror e assassínio de inocentes, dizemos agora que o nosso espírito é mais forte e não pode ser quebrado; não podem sobreviver-nos, e nós vamos derrotar-vos.
Porque nós sabemos que a nossa herança de diversidade é uma força, não uma fraqueza. Nós somos uma nação de cristãos e muçulmanos, judeus e hindus – e não crentes. Somos moldados por todas as línguas e culturas, vindas de todos os cantos desta Terra; e porque provámos o líquido amargo da guerra civil e da segregação, e emergimos desse capítulo sombrio mais fortes e mais unidos, não podemos deixar de acreditar que velhos ódios um dia passarão; que as linhas da tribo em breve se dissolverão; que à medida que o mundo se torna mais pequeno, a nossa humanidade comum deve revelar-se; e que a América deve desempenhar o seu papel em promover uma nova era de paz. Ao mundo muçulmano, procuramos um novo caminho em frente, baseado no interesse mútuo e no respeito mútuo. Aos líderes por todo o mundo que procuram semear o conflito, ou culpar o Ocidente pelos males da sua sociedade – saibam que o vosso povo vos julgará pelo que construírem, não pelo que destruírem. Aos que se agarram ao poder pela corrupção e engano e silenciamento dos dissidentes, saibam que estão no lado errado da história; mas que nós estenderemos a mão se estiverem dispostos a abrir o vosso punho fechado.
Aos povos das nações mais pobres, prometemos cooperar convosco para que os vossos campos floresçam e as vossas águas corram limpas; para dar alimento aos corpos famintos e aos espíritos sedentos de saber. E às nações, como a nossa, que gozam de relativa riqueza, dizemos que não podemos mais mostrar indiferença perante o sofrimento fora das nossas fronteiras; nem podemos consumir os recursos do mundo sem prestar atenção aos seus efeitos. Porque o mundo mudou, e devemos mudar com ele.
Ao olharmos para o caminho à nossa frente, lembremos com humilde gratidão os bravos americanos que, neste preciso momento, patrulham desertos longínquos e montanhas distantes. Eles têm alguma coisa para nos dizer hoje, tal como os heróis caídos em Arlington fazem ouvir a sua voz. Honramo-los não apenas porque são guardiões da nossa liberdade, mas porque incorporam o espírito de serviço; uma vontade de dar significado a algo maior do que eles próprios. E neste momento – um momento que definirá uma geração – é este espírito que deve habitar em todos nós. Porque, por mais que o governo possa e deva fazer, a nação assenta na fé e na determinação do povo americano. É a generosidade de acomodar o desconhecido quando os diques rebentam, o altruísmo dos trabalhadores que preferem reduzir os seus horários a ver um amigo perder o emprego que nos revelam quem somos nas nossas horas mais sombrias. É a coragem do bombeiro ao entrar por uma escada cheia de fumo, mas também a disponibilidade dos pais para criar um filho, que acabará por selar o nosso destino. Os nossos desafios podem ser novos. Os instrumentos com que os enfrentamos podem ser novos. Mas os valores de que depende o nosso sucesso – trabalho árduo e honestidade, coragem e fair play, tolerância e curiosidade, lealdade e patriotismo – estas coisas são antigas. Estas coisas são verdadeiras. Têm sido a força silenciosa do progresso ao longo da nossa história. O que é pedido, então, é o regresso a essas verdades. O que nos é exigido agora é uma nova era de responsabilidade – um reconhecimento, da parte de cada americano, de que temos obrigações para connosco, com a nossa nação, e com o mundo, deveres que aceitamos com satisfação e não com má vontade, firmes no conhecimento de que nada satisfaz mais o espírito, nem define o nosso carácter, do que entregarmo-nos todos a uma tarefa difícil.Este é o preço e a promessa da cidadania.
Esta é a fonte da nossa confiança – o conhecimento de que Deus nos chama para moldar um destino incerto.Este é o significado da nossa liberdade e do nosso credo – é por isso que homens e mulheres e crianças de todas as raças e todas as religiões se podem juntar em celebração neste magnífico mall, e que um homem cujo pai há menos de 60 anos não podia ser atendido num restaurante local pode agora estar perante vós a fazer o mais sagrado juramento.Por isso, marquemos este dia com a lembrança do quem somos e quão longe fomos. No ano do nascimento da América, no mais frio dos meses, um pequeno grupo de patriotas juntou-se à beira de ténues fogueiras nas margens de um rio gelado. A capital tinha sido abandonada. O inimigo avançava. A neve estava manchada de sangue. No momento em que o resultado da nossa revolução era incerto, o pai da nossa nação ordenou que estas palavras fossem lidas ao povo:
“Que o mundo que há-de vir saiba que... num Inverno rigoroso, quando nada excepto a esperança e a virtude podiam sobreviver... a cidade e o país, alarmados com um perigo comum, vieram para [o] enfrentar.” América. Face aos nossos perigos comuns, neste Inverno das nossas dificuldades, lembremo-nos dessas palavras intemporais. Com esperança e virtude, enfrentemos uma vez mais as correntes geladas e suportemos as tempestades que vierem. Que seja dito aos filhos dos nossos filhos que quando fomos testados recusámos que esta viagem terminasse, que não recuámos nem vacilámos; e com os olhos fixos no horizonte e a graça de Deus sobre nós, levámos adiante a grande dádiva da liberdade e entregámo-la em segurança às futuras gerações.
(Tradução: PÚBLICO)
Quarenta e quatro americanos fizeram até agora o juramento presidencial. Os discursos foram feitos durante vagas de crescente prosperidade e águas calmas de paz. No entanto, muitas vezes a tomada de posse ocorre no meio de nuvens espessas e furiosas tempestades. Nesses momentos, a América perseverou não só devido ao talento ou à visão dos que ocupavam altos cargos mas porque Nós o Povo permanecemos fiéis aos ideais dos nossos antepassados e aos nossos documentos fundadores.
Assim tem sido. E assim deve ser com esta geração de americanos.Que estamos no meio de uma crise, já todos sabem. A nossa nação está em guerra, contra uma vasta rede de violência e ódio. A nossa economia está muito enfraquecida, consequência da ganância e irresponsabilidade de alguns, mas também nossa culpa colectiva por não tomarmos decisões difíceis e prepararmos a nação para uma nova era. Perderam-se casas; empregos foram extintos, negócios encerraram. O nosso sistema de saúde é muito oneroso; para muita gente as nossas escolas falharam; e cada dia traz-nos mais provas de que o modo como usamos a energia reforça os nossos adversários e ameaça o nosso planeta.
Estes são indicadores de crise, resultado de dados e de estatística. Menos mensurável mas não menos profunda é a perda de confiança na nossa terra - um medo incómodo de que o declínio da América é inevitável, e que a próxima geração deve baixar as expectativas. Hoje eu digo-vos que os desafios que enfrentamos são reais. São sérios e são muitos. Não serão resolvidos facilmente nem num curto espaço de tempo. Mas fica a saber, América - eles serão resolvidos.
Neste dia, unimo-nos porque escolhemos a esperança e não o medo, a unidade de objectivo e não o conflito e a discórdiaNeste dia, viemos para proclamar o fim dos ressentimentos mesquinhos e falsas promessas, as recriminações e dogmas gastos, que há tanto tempo estrangulam a nossa política. Continuamos a ser uma nação jovem, mas nas palavras da Escritura, chegou a hora de pôr as infantilidades de lado. Chegou a hora de reafirmar o nosso espírito de resistência, de escolher o melhor da nossa história; de carregar em frente essa oferta preciosa, essa nobre ideia, passada de geração em geração; a promessa de Deus de que todos somos iguais, todos somos livres, e todos merecemos uma oportunidade de tentar obter a felicidade completa.
Ao reafirmar a grandeza da nossa nação, compreendemos que a grandeza nunca é um dado adquirido. Deve ser conquistada. A nossa viagem nunca foi feita de atalhos ou de aceitar o mínimo. Não tem sido o caminho dos que hesitam – dos que preferem o divertimento ao trabalho, ou que procuram apenas os prazeres da riqueza e da fama. Pelo contrário, tem sido o dos que correm riscos, os que agem, os que fazem as coisas – alguns reconhecidos mas, mais frequentemente, mulheres e homens desconhecidos no seu labor, que nos conduziram por um longo e acidentado caminho rumo à prosperidade e à liberdade.Por nós, pegaram nos seus parcos bens e atravessaram oceanos em busca de uma nova vida.Por nós, eles labutaram em condições de exploração e instalaram-se no Oeste; suportaram o golpe do chicote e lavraram a terra dura.
Por nós, eles combateram e morreram, em lugares como Concord e Gettysburg; Normandia e Khe Sahn. Tantas vezes estes homens e mulheres lutaram e se sacrificaram e trabalharam até as suas mãos ficarem ásperas para que pudéssemos viver uma vida melhor. Eles viram a América como maior do que a soma das nossas ambições individuais; maior do que todas as diferenças de nascimento ou riqueza ou facção.
Esta é a viagem que hoje continuamos. Permanecemos a nação mais poderosa e próspera na Terra. Os nossos trabalhadores não são menos produtivos do que eram quando a crise começou. As nossas mentes não são menos inventivas, os nossos produtos e serviços não são menos necessários do que eram na semana passada ou no mês passado ou no ano passado. A nossa capacidade não foi diminuída. Mas o nosso tempo de intransigência, de proteger interesses tacanhos e de adiar decisões desagradáveis – esse tempo seguramente que passou. A partir de hoje, devemos levantar-nos, sacudir a poeira e começar a tarefa de refazer a América.
Para onde quer que olhamos, há trabalho paraa fazer. O estado da economia pede acção, corajosa e rápida, e nós vamos agir – não só para criar novos empregos mas para lançar novas bases de crescimento. Vamos construir estradas e pontes, redes eléctricas e linhas digitais que alimentam o nosso comércio e nos ligam uns aos outros. Vamos recolocar a ciência no seu devido lugar e dominar as maravilhas da tecnologia para elevar a qualidade do serviço de saúde e diminuir o seu custo. Vamos domar o sol e os ventos e a terra para abastecer os nossos carros e pôr a funcionar as nossas fábricas. E vamos transformar as nossas escolas e universidades para satisfazer as exigências de uma nova era. Podemos fazer tudo isto. E tudo isto iremos fazer. Há alguns que, agora, questionam a escala das nossas ambições – que sugerem que o nosso sistema não pode tolerar muitos planos grandiosos. As suas memórias são curtas. Esqueceram-se do que este país já fez; o que homens e mulheres livres podem fazer quando à imaginação se junta um objectivo comum, e à necessidade a coragem.
O que os cínicos não compreendem é que o chão se mexeu debaixo dos seus pés – que os imutáveis argumentos políticos que há tanto tempo nos consomem já não se aplicam. A pergunta que hoje fazemos não é se o nosso governo é demasiado grande ou demasiado pequeno, mas se funciona – se ajuda famílias a encontrar empregos com salários decentes, cuidados de saúde que possam pagar, pensões de reformas que sejam dignas. Onde a resposta for sim, tencionamos seguir em frente. Onde a resposta for não, programas chegarão ao fim.
E aqueles de nós que gerem os dólares do povo serão responsabilizados – para gastarem com sensatez, reformarem maus hábitos e conduzirem os nossos negócios à luz do dia – porque só então poderemos restaurar a confiança vital entre o povo e o seu governo.Não se coloca sequer perante nós a questão se o mercado é uma força para o bem ou para o mal. O seu poder de gerar riqueza e de expandir a democracia não tem paralelo, mas esta crise lembrou-nos que sem um olhar vigilante o mercado pode ficar fora de controlo – e que uma nação não pode prosperar quando só favorece os prósperos. O sucesso da nossa economia sempre dependeu não só da dimensão do nosso Produto Interno Bruto, mas do alcance da nossa prosperidade; da nossa capacidade em oferecer oportunidades a todos – não por caridade, mas porque é o caminho mais seguro para o nosso bem comum.
Quanto à nossa defesa comum, rejeitamos como falsa a escolha entre a nossa segurança e os nossos ideais. Os nossos Pais Fundadores, face a perigos que mal conseguimos imaginar, redigiram uma carta para assegurar o estado de direito e os direitos humanos, uma carta que se expandiu com o sangue de gerações. Esses ideais ainda iluminam o mundo, e não vamos abdicar deles por oportunismo. E por isso, aos outros povos e governos que nos estão a ver hoje, das grandes capitais à pequena aldeia onde o meu pai nasceu: saibam que a América é amiga de todas as nações e de todos os homens, mulheres e crianças que procuram um futuro de paz e dignidade, e que estamos prontos para liderar mais uma vez.
Recordem que as primeiras gerações enfrentaram o fascismo e o comunismo não só com mísseis e tanques mas com alianças sólidas e convicções fortes. Compreenderam que só o nosso poder não nos protege nem nos permite agir como mais nos agradar. Pelo contrário, sabiam que o nosso poder aumenta com o seu uso prudente; a nossa segurança emana da justeza da nossa causa, da força do nosso exemplo, das qualidades moderadas de humildade e contenção.
Nós somos os guardiões deste legado. Guiados por estes princípios uma vez mais, podemos enfrentar essas novas ameaças que exigem ainda maior esforço – ainda maior cooperação e compreensão entre nações. Vamos começar responsavelmente a deixar o Iraque para o seu povo, e a forjar uma paz arduamente conquistada no Afeganistão. Com velhos amigos e antigos inimigos, vamos trabalhar incansavelmente para diminuir a ameaça nuclear, e afastar o espectro do aquecimento do planeta. Não vamos pedir desculpa pelo nosso modo de vida, nem vamos hesitar na sua defesa, e àqueles que querem realizar os seus objectivos pelo terror e assassínio de inocentes, dizemos agora que o nosso espírito é mais forte e não pode ser quebrado; não podem sobreviver-nos, e nós vamos derrotar-vos.
Porque nós sabemos que a nossa herança de diversidade é uma força, não uma fraqueza. Nós somos uma nação de cristãos e muçulmanos, judeus e hindus – e não crentes. Somos moldados por todas as línguas e culturas, vindas de todos os cantos desta Terra; e porque provámos o líquido amargo da guerra civil e da segregação, e emergimos desse capítulo sombrio mais fortes e mais unidos, não podemos deixar de acreditar que velhos ódios um dia passarão; que as linhas da tribo em breve se dissolverão; que à medida que o mundo se torna mais pequeno, a nossa humanidade comum deve revelar-se; e que a América deve desempenhar o seu papel em promover uma nova era de paz. Ao mundo muçulmano, procuramos um novo caminho em frente, baseado no interesse mútuo e no respeito mútuo. Aos líderes por todo o mundo que procuram semear o conflito, ou culpar o Ocidente pelos males da sua sociedade – saibam que o vosso povo vos julgará pelo que construírem, não pelo que destruírem. Aos que se agarram ao poder pela corrupção e engano e silenciamento dos dissidentes, saibam que estão no lado errado da história; mas que nós estenderemos a mão se estiverem dispostos a abrir o vosso punho fechado.
Aos povos das nações mais pobres, prometemos cooperar convosco para que os vossos campos floresçam e as vossas águas corram limpas; para dar alimento aos corpos famintos e aos espíritos sedentos de saber. E às nações, como a nossa, que gozam de relativa riqueza, dizemos que não podemos mais mostrar indiferença perante o sofrimento fora das nossas fronteiras; nem podemos consumir os recursos do mundo sem prestar atenção aos seus efeitos. Porque o mundo mudou, e devemos mudar com ele.
Ao olharmos para o caminho à nossa frente, lembremos com humilde gratidão os bravos americanos que, neste preciso momento, patrulham desertos longínquos e montanhas distantes. Eles têm alguma coisa para nos dizer hoje, tal como os heróis caídos em Arlington fazem ouvir a sua voz. Honramo-los não apenas porque são guardiões da nossa liberdade, mas porque incorporam o espírito de serviço; uma vontade de dar significado a algo maior do que eles próprios. E neste momento – um momento que definirá uma geração – é este espírito que deve habitar em todos nós. Porque, por mais que o governo possa e deva fazer, a nação assenta na fé e na determinação do povo americano. É a generosidade de acomodar o desconhecido quando os diques rebentam, o altruísmo dos trabalhadores que preferem reduzir os seus horários a ver um amigo perder o emprego que nos revelam quem somos nas nossas horas mais sombrias. É a coragem do bombeiro ao entrar por uma escada cheia de fumo, mas também a disponibilidade dos pais para criar um filho, que acabará por selar o nosso destino. Os nossos desafios podem ser novos. Os instrumentos com que os enfrentamos podem ser novos. Mas os valores de que depende o nosso sucesso – trabalho árduo e honestidade, coragem e fair play, tolerância e curiosidade, lealdade e patriotismo – estas coisas são antigas. Estas coisas são verdadeiras. Têm sido a força silenciosa do progresso ao longo da nossa história. O que é pedido, então, é o regresso a essas verdades. O que nos é exigido agora é uma nova era de responsabilidade – um reconhecimento, da parte de cada americano, de que temos obrigações para connosco, com a nossa nação, e com o mundo, deveres que aceitamos com satisfação e não com má vontade, firmes no conhecimento de que nada satisfaz mais o espírito, nem define o nosso carácter, do que entregarmo-nos todos a uma tarefa difícil.Este é o preço e a promessa da cidadania.
Esta é a fonte da nossa confiança – o conhecimento de que Deus nos chama para moldar um destino incerto.Este é o significado da nossa liberdade e do nosso credo – é por isso que homens e mulheres e crianças de todas as raças e todas as religiões se podem juntar em celebração neste magnífico mall, e que um homem cujo pai há menos de 60 anos não podia ser atendido num restaurante local pode agora estar perante vós a fazer o mais sagrado juramento.Por isso, marquemos este dia com a lembrança do quem somos e quão longe fomos. No ano do nascimento da América, no mais frio dos meses, um pequeno grupo de patriotas juntou-se à beira de ténues fogueiras nas margens de um rio gelado. A capital tinha sido abandonada. O inimigo avançava. A neve estava manchada de sangue. No momento em que o resultado da nossa revolução era incerto, o pai da nossa nação ordenou que estas palavras fossem lidas ao povo:
“Que o mundo que há-de vir saiba que... num Inverno rigoroso, quando nada excepto a esperança e a virtude podiam sobreviver... a cidade e o país, alarmados com um perigo comum, vieram para [o] enfrentar.” América. Face aos nossos perigos comuns, neste Inverno das nossas dificuldades, lembremo-nos dessas palavras intemporais. Com esperança e virtude, enfrentemos uma vez mais as correntes geladas e suportemos as tempestades que vierem. Que seja dito aos filhos dos nossos filhos que quando fomos testados recusámos que esta viagem terminasse, que não recuámos nem vacilámos; e com os olhos fixos no horizonte e a graça de Deus sobre nós, levámos adiante a grande dádiva da liberdade e entregámo-la em segurança às futuras gerações.
(Tradução: PÚBLICO)
Sunday, January 18, 2009
CARTA DE OBAMA A SUAS FILHAS
"Dear Malia and Sasha,
I know that you've both had a lot of fun these last two years on the campaign trail, going to picnics and parades and state fairs, eating all sorts of junk food your mother and I probably shouldn't have let you have. But I also know that it hasn't always been easy for you and Mom, and that as excited as you both are about that new puppy, it doesn't make up for all the time we've been apart. I know how much I've missed these past two years, and today I want to tell you a little more about why I decided to take our family on this journey.
When I was a young man, I thought life was all about me - about how I'd make my way in the world, become successful, and get the things I want. But then the two of you came into my world with all your curiosity and mischief and those smiles that never fail to fill my heart and light up my day. And suddenly, all my big plans for myself didn't seem so important anymore. I soon found that the greatest joy in my life was the joy I saw in yours. And I realized that my own life wouldn't count for much unless I was able to ensure that you had every opportunity for happiness and fulfillment in yours. In the end, girls, that's why I ran for President: because of what I want for you and for every child in this nation.
I want all our children to go to schools worthy of their potential-schools that challenge them, inspire them, and instill in them a sense of wonder about the world around them. I want them to have the chance to go to college-even if their parents aren't rich. And I want them to get good jobs: jobs that pay well and give them benefits like health care, jobs that let them spend time with their own kids and retire with dignity.
I want us to push the boundaries of discovery so that you'll live to see new technologies and inventions that improve our lives and make our planet cleaner and safer. And I want us to push our own human boundaries to reach beyond the divides of race and region, gender and religion that keep us from seeing the best in each other.
Sometimes we have to send our young men and women into war and other dangerous situations to protect our country-but when we do, I want to make sure that it is only for a very good reason, that we try our best to settle our differences with others peacefully, and that we do everything possible to keep our servicemen and women safe. And I want every child to understand that the blessings these brave Americans fight for are not free-that with the great privilege of being a citizen of this nation comes great responsibility.
That was the lesson your grandmother tried to teach me when I was your age, reading me the opening lines of the Declaration of Independence and telling me about the men and women who marched for equality because they believed those words put to paper two centuries ago should mean something.
She helped me understand that America is great not because it is perfect but because it can always be made better-and that the unfinished work of perfecting our union falls to each of us. It's a charge we pass on to our children, coming closer with each new generation to what we know America should be.
I hope both of you will take up that work, righting the wrongs that you see and working to give others the chances you've had. Not just because you have an obligation to give something back to this country that has given our family so much-although you do have that obligation. But because you have an obligation to yourself. Because it is only when you hitch your wagon to something larger than yourself that you will realize your true potential.
These are the things I want for you-to grow up in a world with no limits on your dreams and no achievements beyond your reach, and to grow into compassionate, committed women who will help build that world. And I want every child to have the same chances to learn and dream and grow and thrive that you girls have. That's why I've taken our family on this great adventure.
I am so proud of both of you. I love you more than you can ever know. And I am grateful every day for your patience, poise, grace, and humor as we prepare to start our new life together in the White House.
Love, Dad"
.
"Querida Malia e Sasha,
Eu sei que vocês duas se divertiram muito nestes últimos dois anos nos roteiros da campanha, indo aos piqueniques e às paradas e feiras de Estado, comendo todos os tipos de porcarias que eu e sua mãe provavelmente não deveríamos tê-las deixado comer. Mas eu também sei que nem sempre foi fácil para vocês e para sua mãe, e que por mais alegres que estejam agora com o novo cachorrinho, isto não compensa todo o tempo que estive à parte em suas vidas. Eu sei o quanto estive ausente neste últimos dois anos e hoje eu quero contar a vocês um pouco mais sobre o porquê decidi colocar a nossa família nessa jornada.
Quando eu era jovem, pensava que a vida girava toda em torno de mim e de como eu abriria meu caminho no mundo, me tornando bem-sucedido e conseguindo as coisas que eu queria. Mas então vocês entraram no meu mundo com toda a curiosidade e as travessuras, e esses sorrisos que nunca falham em encher meu coração e em alegrar meu dia. De repente, os grandes planos que tinha para mim deixaram de parecer importantes. Me dei conta de que minha própria vida não valeria muito a menos que pudesse garantir que vocês possam aproveitar cada oportunidade que tiverem. No fim, meninas, essa é a razão pela qual eu corri para a presidência: por causa do que eu quero para vocês e para cada criança nesta nação.·
Eu quero que todas as crianças possam ter acesso a escolas dignas de seu potencial, que as desafiem, as inspirem e as instiguem sobre o mundo ao seu redor. Quero que elas tenham chance de ingressar em uma universidade, mesmo que seus pais não sejam ricos. E eu quero que elas tenham bons empregos: Empregos que pagem bem e que lhes deem benefícios como seguro saúde, empregos que lhes deixe ter tempo para os filhos e para se aposentar com dignidade.
Quero que impulsionemos os limites de descoberta e a forma de ver as novas tecnologias e invenções que melhoram nosso modo de vida e torna nosso planeta mais limpo e seguro. E eu quero que impulsionemos os próprios limites humanos para alcançar além do que divide raças e regiões, gêneros e religiões que nos mantêm vendo o que há de melhor em cada um.
Algumas vezes temos que enviar nossos jovens à guerra e a outras situações perigosas para proteger o nosso país - mas quando fizermos isso, eu quero ter certeza de que será somente por uma boa causa, que nós demos o nosso melhor para liquidar nossas diferenças com os outros de forma pacífica, e que fizemos tudo que foi possível para manter nossos militares e mulheres seguros. E eu quero que todas as crianças entendam que a luta destes bravos americanos não é em vão, que com o grande privilégio de ser um cidadão deste país, vem uma grande responsabilidade.
Essa é a lição que a sua avó tentou me ensinar quando eu tinha a idade de vocês, lendo para mim as linhas de abertura da Declaração de Independência e contando-me sobre os homens e mulheres que marcharam para igualdade porque acreditavam que estas palavras colocadas no papel há dois séculos deveriam ter um significado.
Ela me ajudou a entender que a América é grande não porque é perfeita, mas porque podemos fazer sempre melhor, e que o aprimoramento dessa obra inacabada depende de cada um de nós. É nosso dever transmitir isto aos nossos filhos, nos aproximando de cada nova geração, para que saibam como a América deveria ser.
Espero que vocês trabalhem corrigindo os erros que encontrarem e trabalhem no sentido de dar aos outros a chance que vocês tiveram. Não só porque vocês têm uma obrigação de devolver o que este país tem dado a nossa família. Mas porque vocês têm essa obrigação com vocês mesmas. Porque é somente quando tentamos fazer algo realmente grande que sabemos nosso verdadeiro potencial.
É isso que eu quero para vocês — crescer em um mundo sem barreiras para os seus sonhos e realizações, crescer com compaixão, como mulheres que irão ajudar a construir esse mundo. E eu quero que cada criança tenha as mesmas oportunidades de aprender, sonhar, crescer e prosperar como vocês. É por isso que eu embarquei a nossa família nesta grande aventura.
Estou muito orgulhoso de vocês duas. Eu amo vocês mais do que jamais pude imaginar. E agradeço todos os dias pela paciência, graça e humor de vocês para que nos preparássemos para iniciar nossa nova vida juntos na Casa Branca.
Amor, Papai"
Tradução: Sabrina Silveira (Versão brasileira daqui.)
I know that you've both had a lot of fun these last two years on the campaign trail, going to picnics and parades and state fairs, eating all sorts of junk food your mother and I probably shouldn't have let you have. But I also know that it hasn't always been easy for you and Mom, and that as excited as you both are about that new puppy, it doesn't make up for all the time we've been apart. I know how much I've missed these past two years, and today I want to tell you a little more about why I decided to take our family on this journey.
When I was a young man, I thought life was all about me - about how I'd make my way in the world, become successful, and get the things I want. But then the two of you came into my world with all your curiosity and mischief and those smiles that never fail to fill my heart and light up my day. And suddenly, all my big plans for myself didn't seem so important anymore. I soon found that the greatest joy in my life was the joy I saw in yours. And I realized that my own life wouldn't count for much unless I was able to ensure that you had every opportunity for happiness and fulfillment in yours. In the end, girls, that's why I ran for President: because of what I want for you and for every child in this nation.
I want all our children to go to schools worthy of their potential-schools that challenge them, inspire them, and instill in them a sense of wonder about the world around them. I want them to have the chance to go to college-even if their parents aren't rich. And I want them to get good jobs: jobs that pay well and give them benefits like health care, jobs that let them spend time with their own kids and retire with dignity.
I want us to push the boundaries of discovery so that you'll live to see new technologies and inventions that improve our lives and make our planet cleaner and safer. And I want us to push our own human boundaries to reach beyond the divides of race and region, gender and religion that keep us from seeing the best in each other.
Sometimes we have to send our young men and women into war and other dangerous situations to protect our country-but when we do, I want to make sure that it is only for a very good reason, that we try our best to settle our differences with others peacefully, and that we do everything possible to keep our servicemen and women safe. And I want every child to understand that the blessings these brave Americans fight for are not free-that with the great privilege of being a citizen of this nation comes great responsibility.
That was the lesson your grandmother tried to teach me when I was your age, reading me the opening lines of the Declaration of Independence and telling me about the men and women who marched for equality because they believed those words put to paper two centuries ago should mean something.
She helped me understand that America is great not because it is perfect but because it can always be made better-and that the unfinished work of perfecting our union falls to each of us. It's a charge we pass on to our children, coming closer with each new generation to what we know America should be.
I hope both of you will take up that work, righting the wrongs that you see and working to give others the chances you've had. Not just because you have an obligation to give something back to this country that has given our family so much-although you do have that obligation. But because you have an obligation to yourself. Because it is only when you hitch your wagon to something larger than yourself that you will realize your true potential.
These are the things I want for you-to grow up in a world with no limits on your dreams and no achievements beyond your reach, and to grow into compassionate, committed women who will help build that world. And I want every child to have the same chances to learn and dream and grow and thrive that you girls have. That's why I've taken our family on this great adventure.
I am so proud of both of you. I love you more than you can ever know. And I am grateful every day for your patience, poise, grace, and humor as we prepare to start our new life together in the White House.
Love, Dad"
.
"Querida Malia e Sasha,
Eu sei que vocês duas se divertiram muito nestes últimos dois anos nos roteiros da campanha, indo aos piqueniques e às paradas e feiras de Estado, comendo todos os tipos de porcarias que eu e sua mãe provavelmente não deveríamos tê-las deixado comer. Mas eu também sei que nem sempre foi fácil para vocês e para sua mãe, e que por mais alegres que estejam agora com o novo cachorrinho, isto não compensa todo o tempo que estive à parte em suas vidas. Eu sei o quanto estive ausente neste últimos dois anos e hoje eu quero contar a vocês um pouco mais sobre o porquê decidi colocar a nossa família nessa jornada.
Quando eu era jovem, pensava que a vida girava toda em torno de mim e de como eu abriria meu caminho no mundo, me tornando bem-sucedido e conseguindo as coisas que eu queria. Mas então vocês entraram no meu mundo com toda a curiosidade e as travessuras, e esses sorrisos que nunca falham em encher meu coração e em alegrar meu dia. De repente, os grandes planos que tinha para mim deixaram de parecer importantes. Me dei conta de que minha própria vida não valeria muito a menos que pudesse garantir que vocês possam aproveitar cada oportunidade que tiverem. No fim, meninas, essa é a razão pela qual eu corri para a presidência: por causa do que eu quero para vocês e para cada criança nesta nação.·
Eu quero que todas as crianças possam ter acesso a escolas dignas de seu potencial, que as desafiem, as inspirem e as instiguem sobre o mundo ao seu redor. Quero que elas tenham chance de ingressar em uma universidade, mesmo que seus pais não sejam ricos. E eu quero que elas tenham bons empregos: Empregos que pagem bem e que lhes deem benefícios como seguro saúde, empregos que lhes deixe ter tempo para os filhos e para se aposentar com dignidade.
Quero que impulsionemos os limites de descoberta e a forma de ver as novas tecnologias e invenções que melhoram nosso modo de vida e torna nosso planeta mais limpo e seguro. E eu quero que impulsionemos os próprios limites humanos para alcançar além do que divide raças e regiões, gêneros e religiões que nos mantêm vendo o que há de melhor em cada um.
Algumas vezes temos que enviar nossos jovens à guerra e a outras situações perigosas para proteger o nosso país - mas quando fizermos isso, eu quero ter certeza de que será somente por uma boa causa, que nós demos o nosso melhor para liquidar nossas diferenças com os outros de forma pacífica, e que fizemos tudo que foi possível para manter nossos militares e mulheres seguros. E eu quero que todas as crianças entendam que a luta destes bravos americanos não é em vão, que com o grande privilégio de ser um cidadão deste país, vem uma grande responsabilidade.
Essa é a lição que a sua avó tentou me ensinar quando eu tinha a idade de vocês, lendo para mim as linhas de abertura da Declaração de Independência e contando-me sobre os homens e mulheres que marcharam para igualdade porque acreditavam que estas palavras colocadas no papel há dois séculos deveriam ter um significado.
Ela me ajudou a entender que a América é grande não porque é perfeita, mas porque podemos fazer sempre melhor, e que o aprimoramento dessa obra inacabada depende de cada um de nós. É nosso dever transmitir isto aos nossos filhos, nos aproximando de cada nova geração, para que saibam como a América deveria ser.
Espero que vocês trabalhem corrigindo os erros que encontrarem e trabalhem no sentido de dar aos outros a chance que vocês tiveram. Não só porque vocês têm uma obrigação de devolver o que este país tem dado a nossa família. Mas porque vocês têm essa obrigação com vocês mesmas. Porque é somente quando tentamos fazer algo realmente grande que sabemos nosso verdadeiro potencial.
É isso que eu quero para vocês — crescer em um mundo sem barreiras para os seus sonhos e realizações, crescer com compaixão, como mulheres que irão ajudar a construir esse mundo. E eu quero que cada criança tenha as mesmas oportunidades de aprender, sonhar, crescer e prosperar como vocês. É por isso que eu embarquei a nossa família nesta grande aventura.
Estou muito orgulhoso de vocês duas. Eu amo vocês mais do que jamais pude imaginar. E agradeço todos os dias pela paciência, graça e humor de vocês para que nos preparássemos para iniciar nossa nova vida juntos na Casa Branca.
Amor, Papai"
Tradução: Sabrina Silveira (Versão brasileira daqui.)
Friday, November 28, 2008
MARIA DE LURDES RODRIGUES - MINISTRA DA EDUCAÇÃO - PARA QUE CONSTE
Para uns é corajosa e determinada. Para outros arrogante e inflexível. Tem mantido um braço-de-ferro com os sindicatos, mas admite voltar a sindicalizar-se. Para já, a ministra da Educação, que diz que se sente anarquista, tenta ter uma vida normal - ainda que tenha menos tempo para ir aos concertos da Gulbenkian e para fazer o jantar. Por Andreia Sanches, in Público.
Cansada? "Estou cansada como há muitos outros portugueses que estão cansados. Não dramatizo." Arrependida de ter suspendido a vida académica para assumir o cargo de ministra da Educação? "Todas as pessoas têm momentos em que sentem que não têm forças, tudo isso é normal, uma pessoa acha que não vai conseguir e depois consegue, porque vê que tem recursos que às vezes nem imaginava que tinha. Quando fiz o doutoramento, houve tantas vezes em que me apeteceu arrumar os papéis e desistir!" Chegou alguma vez a pedir a demissão ao primeiro-ministro? "Não vou partilhar isso com ninguém."
Maria de Lurdes Rodrigues tem 52 anos, é socióloga, professora universitária, investigadora, independente (nunca se filiou no PS porque "não aconteceu"). E mais? "A vida de uma pessoa não se resume em duas páginas." Um perfil de alguém é sempre uma coisa simplista, continua. Não acha sequer que tenha interesse.
Uma amiga próxima descreve-a como "uma pessoa low profile", com "uma vida normal", que gosta de música, de cinema, de ler e de cozinhar e que separa a esfera privada da profissional. "Há pessoas com quem trabalho há anos e que ainda assim sabem pouco da minha vida", diz a ministra da Educação.
Admite que, apesar do esforço de manter as mesmas rotinas de sempre, algumas acabaram por alterar-se, nomeadamente no último ano, o mais conturbado do mandato. "Não vou ao cinema com a mesma frequência, faço menos vezes o jantar em casa, este ano não consegui comprar os bilhetes para a Gulbenkian", onde não costuma perder a temporada de música. Mas insiste: "Ter momentos da nossa carreira em que fica mais difícil fazer o jantar para os amigos também não me distingue em nada. Toda a gente tem."
Antes avisa: "Só falo da minha vida como ministra." Comece-se por aí.
Reunir no aeroporto
Por regra entra às nove da manhã no Ministério da Educação, na movimentada Avenida 5 de Outubro, em Lisboa, e às nove da noite está em casa. Raramente faz noitadas de trabalho e, tanto quanto se lembra, houve apenas três ou quatro vezes em que foi necessário manter "as equipas a trabalhar pela noite fora". O que é preciso é que "quando se está a trabalhar se trabalhe mesmo".
Gosta de ir ao Parlamento. Diz que leva muito a sério essa função e que se prepara com cuidado. Lamenta que nem sempre os debates decorram de forma a que a opinião pública faça uma apreciação mais positiva da actividade política.
Recebe muitas cartas, não lê todas, tem uma equipa que faz a triagem. Mas já tem pegado no telefone para falar directamente com professores que lhe escrevem.
Quem com ela tem negociado nota que "não deixa transparecer muito os humores" - palavras de Albino Almeida, presidente da Confederação Nacional das Associações de Pais. O homem que foi em diversos momentos o único dos parceiros do ministério a defender publicamente Maria de Lurdes Rodrigues - "com ela, os pais apresentaram um conjunto de propostas que foram atendidas pela primeira vez em 30 anos, como a generalização das refeições no 1.º ciclo", sublinha Almeida - não consegue quantificar as horas de reunião que teve com ela, porque foram muitas. "Até no aeroporto nos reunimos para tratar de assuntos urgentes."
Mesmo nos momentos mais conturbados a ministra "não revela desânimo, nem euforia, diz sempre: 'Vamos ver! ‘
Já a comunicação com os sindicatos está longe de ser tão pacífica. Um ano depois de o Governo ter tomado posse, o discurso da Federação Nacional dos Professores (Fenprof) era bem revelador de uma relação tempestuosa (já tinha havido uma greve aos exames). Comunicado de Junho de 2006: "Os professores e educadores estão fartos dos descontrolados impulsos persecutórios da ministra da Educação e Portugal não suporta mais o seu olhar de medusa."
Medusa é uma figura da mitologia grega com capacidade de transformar em pedra o que fixa com os olhos.
Mário Nogueira, secretário-geral da Fenprof, diz que esta ministra se mostrou menos dialogante do que alguns dos seus antecessores; que por vezes é inflexível; e que se disponibilizou menos para encontros "destinados a discutir questões políticas".
"Provavelmente podia ter feito mais reuniões ou devia ter feito mais – é um balanço que não fiz ainda", admite Maria de Lurdes Rodrigues.
Nas escolas, o clima foi-se tornando mais tenso. A aprovação de um estatuto da carreira docente que criou duas categorias diferentes de professores e o novo modelo de avaliação do desempenho acabaram por resultar numa contestação inédita. O Presidente da República apelou à serenidade. No PS várias vozes criticaram Maria de Lurdes Rodrigues. Publicamente, a ministra mostrou-se, em diferentes situações, exasperada quando questionada pelos jornalistas.
Nos últimos oito meses, a professora universitária que até Março de 2005 era desconhecida do grande público assistiu às duas maiores manifestações de professores de que há memória. Na última, há menos de um mês, 120 mil dos 140 mil que dão aulas no país saíram à rua. "É má, é má, é má e continua", gritaram.
Nogueira diz que Lurdes Rodrigues "teve demasiadas afirmações infelizes" contra os professores. "Lembro-me de uma frase: 'Antes de um aluno ter abandonado a escola foi abandonado pelo professor.'" E os professores não a desculpam. Mesmo depois de ela ter ido ao Parlamento dizer: "Peço desculpa aos senhores professores por ter causado tanta desmotivação."
A ministra considera que muitas vezes o que aconteceu foi pior do que ser mal interpretada: "Houve um uso ilegítimo do que eu dizia... Pode ser culpa minha, admito. Os sindicatos e alguma imprensa tiveram alguma habilidade em rotular as medidas como sendo contra os professores. Por exemplo: [criar] as aulas de substituição é chamar faltosos aos professores."
Mas os críticos da ministra estão longe de estar apenas nas fileiras da oposição ou dos sindicatos. "Tenho uma longa relação de amizade e colaboração com a Maria de Lurdes Rodrigues e não queria estragar essa relação mais do que provavelmente já está", começa Manuel Villaverde Cabral, 68 anos, investigador, presidente do conselho directivo do Instituto de Ciências Sociais.
"Vai arrastar Sócrates "
Apesar das reservas, continua. "Não se pode ser 'autoritário' com os professores", fazer deles "o bode expiatório do insucesso escolar", ser "'liberal' com os alunos e completamente 'populista' com as chamadas famílias - que, de forma geral, não são capazes nem fazem qualquer esforço para apoiar os filhos no processo de aprendizagem -, quando toda a gente sabe que, em qualquer sociedade, os alunos só têm êxito quando os pais entram com a sua quota-parte de esforço!"
O sociólogo acha que o raciocínio político de Lurdes Rodrigues foi este: "O sistema educativo não funciona; a culpa é dos professores; o castigo será a avaliação!" Resultado: "A carreira dela como ministra não tem salvação. E, como o primeiro-ministro não pode demiti-la, sob pena de perder a face, é ela quem vai arrastar o engenheiro Sócrates para o 'inferno'." Villaverde Cabral, que falou ao P2 dois dias antes de o Governo anunciar que iria rever aspectos da avaliação do desempenho docente, faz questão de sublinhar que esta é a sua apreciação de "analista político".
"Eu?!" - é a resposta espontânea da ministra quando se lhe pergunta se vai arrastar o primeiro-ministro para o inferno.
Depois, recorda o que se passou nos últimos 30 anos ("Uma das marcas da política educativa tem sido a permeabilidade daquilo que é a instabilidade política ou eleitoral, muitos ministros, muitas hesitações, muito pára-arranca.")
Garante que tem o apoio de Sócrates e de todos os colegas do Conselho de Ministros a quem, ainda na semana passada, explicou ao longo de três horas o que se está a passar. Acrescenta que as eleições estão longe. "Estar neste momento a discutir votos não ajuda à resolução do problema."
E acaba com uma confissão: "Tenho que confessar que caí na mesma armadilha... Não sei se é uma armadilha, mas tive a mesma ambição que outros ministros da Educação tiveram que é fazer e fazer rápido. Temos os piores lugares nos rankings do abandono escolar, da qualificação dos adultos, da formação contínua. É uma situação sem paralelo e precisamos de introduzir mudanças de uma forma mais acelerada. Porque temos que apanhar o comboio do progresso. Há este sentido de urgência nos últimos 30 anos na Educação.
Parecemos, por vezes, o coelho da Alice: 'Estou atrasado, estou atrasado.'"
Para António Dornelas, professor no Instituto Superior de Ciências do Trabalho e da Empresa (ISCTE), em Lisboa, instituição onde Lurdes Rodrigues trabalhava quando foi chamada para o Governo, a contestação "atingiu níveis inaceitáveis". Houve ovos - atirados por alunos contra o carro ministerial durante os protestos contra o regime de faltas - "e insultos", lembra. "Mas quem não se recorda dos rabos ao léu em frente a São Bento contra as políticas de Manuela Ferreira Leite?", ministra da Educação no segundo Governo de Cavaco Silva, continua o ex-secretário de Estado do Emprego, antigo aluno da governante.
Assim, "não é verdade que ela [Lurdes Rodrigues] atraia conflitualidade social; é corajosa, competente, rigorosa e comparável, na ambição reformista, a Veiga Simão", ministro de Marcelo Caetano.
"Ela é obsessiva, intransigente, arrogante", contrapõe Fernando Rosas, historiador, militante do BE. Das várias reuniões que teve com ela no mundo académico ficou com boa impressão.
"Rigorosa e competente." Agora tem outra opinião. "O princípio da avaliação, por exemplo, é correcto. Mas a forma como o fez foi desastrosa. Não tem perfil político."Workaholic? Também
"O que tem revelado são características que já tinha antes", afirma, por seu lado, Maria Eduarda Gonçalves, doutorada em Ciências Jurídicas, investigadora do ISCTE. "Muito organizada, muito persistente, muito convicta; já o era nos trabalhos científicos e nas negociações", quando Lurdes Rodrigues presidia ao Observatório das Ciências e das Tecnologias.
"A minha experiência pessoal com ela no mundo académico é a de que trabalha bem em equipa. Não diria que é autoritária - diria convicta, persistente, com uma personalidade muito forte. O que na minha opinião são indicadores de que tem personalidade para resistir até à última."
Tem mesmo?
A ministra diz simplesmente que tem um mandato de quatro anos para cumprir e não se alonga. "Fazem-se análises simplistas: 'Não tem condições, não pode!' Essa análise cabe em primeiro lugar ao senhor primeiro-ministro."
Quando tudo acabar, e regressar à academia, até "pode acontecer" voltar a sindicalizar-se. Porque a sua carreira é a de professora e investigadora. Uma carreira que, diz, começou não se recorda bem como. "Quando tinha 20 anos, achava que podia ser muitas coisas diferentes."
Terá sido mais tarde que decidiu que iria ensinar. Já depois de ter passado por Moçambique, onde trabalhou como cooperante, e de ter terminado o curso de Sociologia em 1984, um ano depois do nascimento da filha (de cujo pai acabaria por divorciar-se).
António Firmino da Costa, sociólogo, colega do ISCTE, diz que Lurdes Rodrigues "era uma professora e investigadora entusiasta e muito bem preparada". Workaholic? Também.E antes disso? Sabe-se que fez o ensino primário no Colégio de Santa Clara da Casa Pia de Lisboa. Mas aí está um tema sobre o qual a ministra não fala. "Não respondo a perguntas sobre a minha vida privada ou sobre a minha infância."
Maria Alexandre Lousada, doutorada em Geografia, professora da Faculdade de Letras da Universidade de Lisboa, conheceu-a já como estudante universitária, depois do 25 de Abril. Encontraram-se na sede do jornal anarco-sindicalista A Batalha. "Achávamos que podíamos contribuir para um mundo melhor." Mas nenhuma achava que um dia ia ter um cargo político.
Também estiveram juntas na Ideia, uma revista anarquista, de cultura e pensamento libertário. "Planeávamos, escrevíamos artigos, levávamos à tipografia, depois íamos com uns molhinhos distribuir pelas livrarias, fazíamos tudo", recorda Lousada.
"Ainda me sinto anarquista"
Lurdes Rodrigues acede a falar desse período do anarquismo - começa por dizer que não fala do passado, mas esta fase faz parte das memórias que já tem abordado nas entrevistas. "Havia uma tarefa que me dava muita paz, que era colar selos e cintas nos jornais ou nas revistas que iam ser expedidos."
Passou muitos fins-de-semana à volta de uma mesa grande a dobrar e colar, dobrar e colar, dobrar e colar. "É uma coisa muito mecânica, não exige nenhum pensamento elaborado, basta ritmo, o que permite fazer aquilo e conversar, contar histórias. É uma actividade desqualificada que mobiliza imenso outros aspectos da relação com as pessoas e essas tardes de sábado ou de domingo a colar cintas no jornal A Batalha e selos na Ideia é um trabalho de que guardo muito boa memória."
Há outros trabalhos manuais que lhe agradam, conta uma amiga. Talhava os seus vestidos. E as bonecas das filhas das amigas têm roupa feita por ela.
Mais tarde, Lurdes Rodrigues trabalhou no Arquivo Histórico-Social, na organização de espólios de diversos militantes anarquistas doados à Biblioteca Nacional. E participou na organização da exposição sobre os 100 anos do anarquismo em Portugal. "Ainda me sinto anarquista." O que é que isso significa? "É ter um quadro de valores, de pensamento que orientam a nossa acção."
Dedicou-se especialmente à sociologia do trabalho, doutorou-se em 1996 e a tese foi publicada em livro (Os Engenheiros em Portugal). No ano seguinte, o ministro da Ciência Mariano Gago convidou-a para ser presidente do Observatório das Ciências e das Tecnologias. O seu trabalho foi muito elogiado. E depois de sair, em 2005, foi sendo chamada a participar em colóquios e debates, ao mesmo tempo que no ISCTE reformulava o curso de Sociologia do Trabalho.
"Ela é uma pessoa que olha para as políticas educativas como um problema que é antes de mais de resultados. Como é que a Educação pode resolver os problemas do país?" Dar resposta a isto "implicava alterar a forma como se olha para as relações laborais dos professores, para as sujeitar à obtenção de resultados", diz Dornelas.
A carta do menino
A contestação não acabou. Esta semana houve mais protestos na rua e há uma greve marcada. "Tem-se dito que não se fazem as reformas sem os profissionais, mas a história ensina-nos que não se fazem com." Pede-se à socióloga do trabalho que explique: "Não gosto de fazer comparações, mas lembro o que foi o processo de reforma da Saúde levado a cabo pela ministra Leonor Beleza. Hoje percebemos que uma parte das medidas foram essenciais para a qualidade do sistema de Saúde. Mas foram incompreendidas na altura pela classe médica."
Actualmente, identifica como ponto crítico "a estruturação vertical da carreira" - o facto de ter passado a haver professores e professores titulares (sendo estes últimos os que assumem os cargos de coordenação e de liderança). "Os professores consideram que todos são colegas e que não há diferenças. Mas há. Mais salário e mais experiência não correspondiam a mais responsabilidade. O que estamos a propor contraria isto. Precisamos que as escolas estruturem o seu trabalho em torno de princípios de maior responsabilização."
Na rua, é por vezes abordada - "umas vezes dão-lhe os parabéns, outras vezes vão dizer que não concordam", diz Maria Lousada. A amiga acha que, apesar do clima que se vive, as abordagens não são excessivas.
Lurdes Rodrigues garante estar aberta a discutir "se a avaliação se faz com esta ou aquela componente mais". Mas entende que "não há razão para suspender o processo". E os dias de tensão vão provavelmente continuar.
Garante, contudo, que também tem tido bons momentos. "Muitos." Pede-se-lhe que partilhe um. "Uma carta que recebi de um menino que recebeu um computador para ter em casa, não sei já em que circunstância, e escreveu-me a dizer: 'Quando for grande, vou inscrever-me no PS.' É tocante."
Cansada? "Estou cansada como há muitos outros portugueses que estão cansados. Não dramatizo." Arrependida de ter suspendido a vida académica para assumir o cargo de ministra da Educação? "Todas as pessoas têm momentos em que sentem que não têm forças, tudo isso é normal, uma pessoa acha que não vai conseguir e depois consegue, porque vê que tem recursos que às vezes nem imaginava que tinha. Quando fiz o doutoramento, houve tantas vezes em que me apeteceu arrumar os papéis e desistir!" Chegou alguma vez a pedir a demissão ao primeiro-ministro? "Não vou partilhar isso com ninguém."
Maria de Lurdes Rodrigues tem 52 anos, é socióloga, professora universitária, investigadora, independente (nunca se filiou no PS porque "não aconteceu"). E mais? "A vida de uma pessoa não se resume em duas páginas." Um perfil de alguém é sempre uma coisa simplista, continua. Não acha sequer que tenha interesse.
Uma amiga próxima descreve-a como "uma pessoa low profile", com "uma vida normal", que gosta de música, de cinema, de ler e de cozinhar e que separa a esfera privada da profissional. "Há pessoas com quem trabalho há anos e que ainda assim sabem pouco da minha vida", diz a ministra da Educação.
Admite que, apesar do esforço de manter as mesmas rotinas de sempre, algumas acabaram por alterar-se, nomeadamente no último ano, o mais conturbado do mandato. "Não vou ao cinema com a mesma frequência, faço menos vezes o jantar em casa, este ano não consegui comprar os bilhetes para a Gulbenkian", onde não costuma perder a temporada de música. Mas insiste: "Ter momentos da nossa carreira em que fica mais difícil fazer o jantar para os amigos também não me distingue em nada. Toda a gente tem."
Antes avisa: "Só falo da minha vida como ministra." Comece-se por aí.
Reunir no aeroporto
Por regra entra às nove da manhã no Ministério da Educação, na movimentada Avenida 5 de Outubro, em Lisboa, e às nove da noite está em casa. Raramente faz noitadas de trabalho e, tanto quanto se lembra, houve apenas três ou quatro vezes em que foi necessário manter "as equipas a trabalhar pela noite fora". O que é preciso é que "quando se está a trabalhar se trabalhe mesmo".
Gosta de ir ao Parlamento. Diz que leva muito a sério essa função e que se prepara com cuidado. Lamenta que nem sempre os debates decorram de forma a que a opinião pública faça uma apreciação mais positiva da actividade política.
Recebe muitas cartas, não lê todas, tem uma equipa que faz a triagem. Mas já tem pegado no telefone para falar directamente com professores que lhe escrevem.
Quem com ela tem negociado nota que "não deixa transparecer muito os humores" - palavras de Albino Almeida, presidente da Confederação Nacional das Associações de Pais. O homem que foi em diversos momentos o único dos parceiros do ministério a defender publicamente Maria de Lurdes Rodrigues - "com ela, os pais apresentaram um conjunto de propostas que foram atendidas pela primeira vez em 30 anos, como a generalização das refeições no 1.º ciclo", sublinha Almeida - não consegue quantificar as horas de reunião que teve com ela, porque foram muitas. "Até no aeroporto nos reunimos para tratar de assuntos urgentes."
Mesmo nos momentos mais conturbados a ministra "não revela desânimo, nem euforia, diz sempre: 'Vamos ver! ‘
Já a comunicação com os sindicatos está longe de ser tão pacífica. Um ano depois de o Governo ter tomado posse, o discurso da Federação Nacional dos Professores (Fenprof) era bem revelador de uma relação tempestuosa (já tinha havido uma greve aos exames). Comunicado de Junho de 2006: "Os professores e educadores estão fartos dos descontrolados impulsos persecutórios da ministra da Educação e Portugal não suporta mais o seu olhar de medusa."
Medusa é uma figura da mitologia grega com capacidade de transformar em pedra o que fixa com os olhos.
Mário Nogueira, secretário-geral da Fenprof, diz que esta ministra se mostrou menos dialogante do que alguns dos seus antecessores; que por vezes é inflexível; e que se disponibilizou menos para encontros "destinados a discutir questões políticas".
"Provavelmente podia ter feito mais reuniões ou devia ter feito mais – é um balanço que não fiz ainda", admite Maria de Lurdes Rodrigues.
Nas escolas, o clima foi-se tornando mais tenso. A aprovação de um estatuto da carreira docente que criou duas categorias diferentes de professores e o novo modelo de avaliação do desempenho acabaram por resultar numa contestação inédita. O Presidente da República apelou à serenidade. No PS várias vozes criticaram Maria de Lurdes Rodrigues. Publicamente, a ministra mostrou-se, em diferentes situações, exasperada quando questionada pelos jornalistas.
Nos últimos oito meses, a professora universitária que até Março de 2005 era desconhecida do grande público assistiu às duas maiores manifestações de professores de que há memória. Na última, há menos de um mês, 120 mil dos 140 mil que dão aulas no país saíram à rua. "É má, é má, é má e continua", gritaram.
Nogueira diz que Lurdes Rodrigues "teve demasiadas afirmações infelizes" contra os professores. "Lembro-me de uma frase: 'Antes de um aluno ter abandonado a escola foi abandonado pelo professor.'" E os professores não a desculpam. Mesmo depois de ela ter ido ao Parlamento dizer: "Peço desculpa aos senhores professores por ter causado tanta desmotivação."
A ministra considera que muitas vezes o que aconteceu foi pior do que ser mal interpretada: "Houve um uso ilegítimo do que eu dizia... Pode ser culpa minha, admito. Os sindicatos e alguma imprensa tiveram alguma habilidade em rotular as medidas como sendo contra os professores. Por exemplo: [criar] as aulas de substituição é chamar faltosos aos professores."
Mas os críticos da ministra estão longe de estar apenas nas fileiras da oposição ou dos sindicatos. "Tenho uma longa relação de amizade e colaboração com a Maria de Lurdes Rodrigues e não queria estragar essa relação mais do que provavelmente já está", começa Manuel Villaverde Cabral, 68 anos, investigador, presidente do conselho directivo do Instituto de Ciências Sociais.
"Vai arrastar Sócrates "
Apesar das reservas, continua. "Não se pode ser 'autoritário' com os professores", fazer deles "o bode expiatório do insucesso escolar", ser "'liberal' com os alunos e completamente 'populista' com as chamadas famílias - que, de forma geral, não são capazes nem fazem qualquer esforço para apoiar os filhos no processo de aprendizagem -, quando toda a gente sabe que, em qualquer sociedade, os alunos só têm êxito quando os pais entram com a sua quota-parte de esforço!"
O sociólogo acha que o raciocínio político de Lurdes Rodrigues foi este: "O sistema educativo não funciona; a culpa é dos professores; o castigo será a avaliação!" Resultado: "A carreira dela como ministra não tem salvação. E, como o primeiro-ministro não pode demiti-la, sob pena de perder a face, é ela quem vai arrastar o engenheiro Sócrates para o 'inferno'." Villaverde Cabral, que falou ao P2 dois dias antes de o Governo anunciar que iria rever aspectos da avaliação do desempenho docente, faz questão de sublinhar que esta é a sua apreciação de "analista político".
"Eu?!" - é a resposta espontânea da ministra quando se lhe pergunta se vai arrastar o primeiro-ministro para o inferno.
Depois, recorda o que se passou nos últimos 30 anos ("Uma das marcas da política educativa tem sido a permeabilidade daquilo que é a instabilidade política ou eleitoral, muitos ministros, muitas hesitações, muito pára-arranca.")
Garante que tem o apoio de Sócrates e de todos os colegas do Conselho de Ministros a quem, ainda na semana passada, explicou ao longo de três horas o que se está a passar. Acrescenta que as eleições estão longe. "Estar neste momento a discutir votos não ajuda à resolução do problema."
E acaba com uma confissão: "Tenho que confessar que caí na mesma armadilha... Não sei se é uma armadilha, mas tive a mesma ambição que outros ministros da Educação tiveram que é fazer e fazer rápido. Temos os piores lugares nos rankings do abandono escolar, da qualificação dos adultos, da formação contínua. É uma situação sem paralelo e precisamos de introduzir mudanças de uma forma mais acelerada. Porque temos que apanhar o comboio do progresso. Há este sentido de urgência nos últimos 30 anos na Educação.
Parecemos, por vezes, o coelho da Alice: 'Estou atrasado, estou atrasado.'"
Para António Dornelas, professor no Instituto Superior de Ciências do Trabalho e da Empresa (ISCTE), em Lisboa, instituição onde Lurdes Rodrigues trabalhava quando foi chamada para o Governo, a contestação "atingiu níveis inaceitáveis". Houve ovos - atirados por alunos contra o carro ministerial durante os protestos contra o regime de faltas - "e insultos", lembra. "Mas quem não se recorda dos rabos ao léu em frente a São Bento contra as políticas de Manuela Ferreira Leite?", ministra da Educação no segundo Governo de Cavaco Silva, continua o ex-secretário de Estado do Emprego, antigo aluno da governante.
Assim, "não é verdade que ela [Lurdes Rodrigues] atraia conflitualidade social; é corajosa, competente, rigorosa e comparável, na ambição reformista, a Veiga Simão", ministro de Marcelo Caetano.
"Ela é obsessiva, intransigente, arrogante", contrapõe Fernando Rosas, historiador, militante do BE. Das várias reuniões que teve com ela no mundo académico ficou com boa impressão.
"Rigorosa e competente." Agora tem outra opinião. "O princípio da avaliação, por exemplo, é correcto. Mas a forma como o fez foi desastrosa. Não tem perfil político."Workaholic? Também
"O que tem revelado são características que já tinha antes", afirma, por seu lado, Maria Eduarda Gonçalves, doutorada em Ciências Jurídicas, investigadora do ISCTE. "Muito organizada, muito persistente, muito convicta; já o era nos trabalhos científicos e nas negociações", quando Lurdes Rodrigues presidia ao Observatório das Ciências e das Tecnologias.
"A minha experiência pessoal com ela no mundo académico é a de que trabalha bem em equipa. Não diria que é autoritária - diria convicta, persistente, com uma personalidade muito forte. O que na minha opinião são indicadores de que tem personalidade para resistir até à última."
Tem mesmo?
A ministra diz simplesmente que tem um mandato de quatro anos para cumprir e não se alonga. "Fazem-se análises simplistas: 'Não tem condições, não pode!' Essa análise cabe em primeiro lugar ao senhor primeiro-ministro."
Quando tudo acabar, e regressar à academia, até "pode acontecer" voltar a sindicalizar-se. Porque a sua carreira é a de professora e investigadora. Uma carreira que, diz, começou não se recorda bem como. "Quando tinha 20 anos, achava que podia ser muitas coisas diferentes."
Terá sido mais tarde que decidiu que iria ensinar. Já depois de ter passado por Moçambique, onde trabalhou como cooperante, e de ter terminado o curso de Sociologia em 1984, um ano depois do nascimento da filha (de cujo pai acabaria por divorciar-se).
António Firmino da Costa, sociólogo, colega do ISCTE, diz que Lurdes Rodrigues "era uma professora e investigadora entusiasta e muito bem preparada". Workaholic? Também.E antes disso? Sabe-se que fez o ensino primário no Colégio de Santa Clara da Casa Pia de Lisboa. Mas aí está um tema sobre o qual a ministra não fala. "Não respondo a perguntas sobre a minha vida privada ou sobre a minha infância."
Maria Alexandre Lousada, doutorada em Geografia, professora da Faculdade de Letras da Universidade de Lisboa, conheceu-a já como estudante universitária, depois do 25 de Abril. Encontraram-se na sede do jornal anarco-sindicalista A Batalha. "Achávamos que podíamos contribuir para um mundo melhor." Mas nenhuma achava que um dia ia ter um cargo político.
Também estiveram juntas na Ideia, uma revista anarquista, de cultura e pensamento libertário. "Planeávamos, escrevíamos artigos, levávamos à tipografia, depois íamos com uns molhinhos distribuir pelas livrarias, fazíamos tudo", recorda Lousada.
"Ainda me sinto anarquista"
Lurdes Rodrigues acede a falar desse período do anarquismo - começa por dizer que não fala do passado, mas esta fase faz parte das memórias que já tem abordado nas entrevistas. "Havia uma tarefa que me dava muita paz, que era colar selos e cintas nos jornais ou nas revistas que iam ser expedidos."
Passou muitos fins-de-semana à volta de uma mesa grande a dobrar e colar, dobrar e colar, dobrar e colar. "É uma coisa muito mecânica, não exige nenhum pensamento elaborado, basta ritmo, o que permite fazer aquilo e conversar, contar histórias. É uma actividade desqualificada que mobiliza imenso outros aspectos da relação com as pessoas e essas tardes de sábado ou de domingo a colar cintas no jornal A Batalha e selos na Ideia é um trabalho de que guardo muito boa memória."
Há outros trabalhos manuais que lhe agradam, conta uma amiga. Talhava os seus vestidos. E as bonecas das filhas das amigas têm roupa feita por ela.
Mais tarde, Lurdes Rodrigues trabalhou no Arquivo Histórico-Social, na organização de espólios de diversos militantes anarquistas doados à Biblioteca Nacional. E participou na organização da exposição sobre os 100 anos do anarquismo em Portugal. "Ainda me sinto anarquista." O que é que isso significa? "É ter um quadro de valores, de pensamento que orientam a nossa acção."
Dedicou-se especialmente à sociologia do trabalho, doutorou-se em 1996 e a tese foi publicada em livro (Os Engenheiros em Portugal). No ano seguinte, o ministro da Ciência Mariano Gago convidou-a para ser presidente do Observatório das Ciências e das Tecnologias. O seu trabalho foi muito elogiado. E depois de sair, em 2005, foi sendo chamada a participar em colóquios e debates, ao mesmo tempo que no ISCTE reformulava o curso de Sociologia do Trabalho.
"Ela é uma pessoa que olha para as políticas educativas como um problema que é antes de mais de resultados. Como é que a Educação pode resolver os problemas do país?" Dar resposta a isto "implicava alterar a forma como se olha para as relações laborais dos professores, para as sujeitar à obtenção de resultados", diz Dornelas.
A carta do menino
A contestação não acabou. Esta semana houve mais protestos na rua e há uma greve marcada. "Tem-se dito que não se fazem as reformas sem os profissionais, mas a história ensina-nos que não se fazem com." Pede-se à socióloga do trabalho que explique: "Não gosto de fazer comparações, mas lembro o que foi o processo de reforma da Saúde levado a cabo pela ministra Leonor Beleza. Hoje percebemos que uma parte das medidas foram essenciais para a qualidade do sistema de Saúde. Mas foram incompreendidas na altura pela classe médica."
Actualmente, identifica como ponto crítico "a estruturação vertical da carreira" - o facto de ter passado a haver professores e professores titulares (sendo estes últimos os que assumem os cargos de coordenação e de liderança). "Os professores consideram que todos são colegas e que não há diferenças. Mas há. Mais salário e mais experiência não correspondiam a mais responsabilidade. O que estamos a propor contraria isto. Precisamos que as escolas estruturem o seu trabalho em torno de princípios de maior responsabilização."
Na rua, é por vezes abordada - "umas vezes dão-lhe os parabéns, outras vezes vão dizer que não concordam", diz Maria Lousada. A amiga acha que, apesar do clima que se vive, as abordagens não são excessivas.
Lurdes Rodrigues garante estar aberta a discutir "se a avaliação se faz com esta ou aquela componente mais". Mas entende que "não há razão para suspender o processo". E os dias de tensão vão provavelmente continuar.
Garante, contudo, que também tem tido bons momentos. "Muitos." Pede-se-lhe que partilhe um. "Uma carta que recebi de um menino que recebeu um computador para ter em casa, não sei já em que circunstância, e escreveu-me a dizer: 'Quando for grande, vou inscrever-me no PS.' É tocante."
Thursday, November 06, 2008
ENTREVISTA A D. JOSÉ POLICARPO
“Desconfiança em relação à banca seria um desastre para o país”
Cardeal Patriarca de Lisboa afirma que a confiança é um valor fundamental. Apoia o novo aeroporto, tem dúvidas sobre o TGV e pede ao Governo para não ceder a políticas eleitoralistas. D. José Policarpo aborda de forma directa os temas que têm concentrado a atenção do país. Das obras públicas (que “não devem ser abandonadas de uma maneira fácil”), à oposição (que tem sido “mais frágil do que a governação”), passando pela crise e os novos pobres (que o “discurso inflacionado dos políticos tende a esconder”).
A Igreja Católica e o senhor cardeal não têm partido político, mas não são imunes à instabilidade política do país. Um Governo de maioria ajuda a dar estabilidade?
Teoricamente sim. Uma das características dos governos democráticos que conhecemos é que são frágeis. A meio do mandato começam a pensar no próximo ciclo eleitoral. Mas não é só por isso, é também porque estão sujeitos (e bem) a mecanismos complexos de aferimento das decisões. Graças a Deus as ditaduras já acabaram. Houve ditadores que decidiram bem, mas por outro lado não estão sujeitos às peritagens das decisões. Os governos eleitos têm de convencer e não impor. Uma maioria é saudável.
E, ainda mais, no momento actual do país?
Não sei dizer, também não sou contra governos de coligação desde que apresentem perspectivas idênticas. Se uma corrente política está no governo e outra tem soluções parecidas, a convergência de soluções é boa.
Disse há pouco que esta crise vai fazer repensar modelos…
A civilização ocidental criou um paradigma de estilo de vida e de nível de vida. Há um estrato dentro da população que se sente injustiçada porque o Estado, as empresas, os sindicatos, porventura a Igreja, não lhes proporcionaram que atinjam esse nível de vida. Uma divisão social é inevitável. Todas as crises podem ter aspectos positivos. Aliás é nas grandes crises e nos grandes sofrimentos colectivos que a humanidade dá saltos qualitativos em frente.
Se fosse primeiro-ministro quais seriam as suas prioridades?
Não estou preparado para dar essa resposta. Há uma prioridade que é mais psicológica: penso que devemos fazer tudo para não criar o alarme. Já está suficientemente claro que a humanidade vai passar por um momento difícil. A pior coisa que podia acontecer agora era a desconfiança, por exemplo, em relação ao sistema bancário. Seria um desastre colectivo. Mas não é só essa confiança imediata, é também uma co-responsabilização de todos para ajudar com generosidade.
Tem visto esse discurso?
Penso que sim, esse é um dos dados positivos da reacção positiva de governos e empresas. Eu não percebo nada da Bolsa (nem da minha percebo quanto mais da dos outros...), mas é engraçado vê-la como barómetro da confiança ou desconfiança. O mundo empresarial é o que vai demorar mais tempo a recuperar porque é o que está mais ligado à circulação do dinheiro. Neste momento, é preciso um Orçamento do Estado que não renuncie ao funcionamento normal de Portugal, mas que seja muito objectivo e que dê prioridade ao problema das famílias e dos trabalhadores. Se as pessoas sentem que mais uma vez são elas que vão pagar o preço pela crise, isso não ajuda a confiança colectiva.
É uma preocupação que tem notado?
Tem havido no discurso político… mas há também uma confiança porventura inflacionada de que Portugal não correrá riscos.
O desenvolvimento do país passa por essas obras públicas?
Numa percentagem muito diminuta. Passa onde traz riqueza, emprego, desenvolvimento. Um país que não tenha as infra-estruturas necessárias não se desenvolve. Agora, se as infra-estruturas que se pretendem são mesmo essenciais, isso não sei dizer. Um bom aeroporto internacional é importante. Isso é fácil de compreender.
E as novas concessões rodoviárias?
A construção de mais uma auto-estrada pode trazer emprego a uma série de famílias, o que contribui para resolver o seu problema. Há um dado de que se tem falado pouco, que é o problema do endividamento. O que é que estes projectos significam em termos de endividamento público? Se às tantas devermos mais ao estrangeiro do que o que produzimos...
Não fazer as obras não era uma forma de parar o país?
As obras públicas devem-se fazer, se for possível. Tenho uma atracção pela modernidade, tudo o que são maravilhas da tecnologia sempre me fascinaram, por isso, ter um TGV a passar pelo nosso país fascina-me. Não vejo porque não. O problema é se é possível, necessário e há dúvidas sérias sobre isso. A minha tese em relação a estes grandes empreendimentos é que foram muito bem estudados e não há razão para serem abandonados de uma maneira fácil. Mas há-de haver a coragem para os retardar se houver razões sérias para isso.
Gostava que avaliasse os dois grandes poderes políticos e institucionais do país: por um lado, estes três anos e meio de Governo (com o momento importante de que nos aproximamos, três actos eleitorais que podem trazer importantes mudanças), por outro lado o desempenho do Presidente da República.
É evidente que não lhe vou fazer isso. Sou amigo das pessoas. Em relação ao Presidente da República- como em relação ao anterior - não tenho problemas em dizer que aprecio muito a serenidade e o equilíbrio com que tem seguido a alta magistratura da Nação. E o que digo do actual – de quem sou amigo pessoal há muito tempo -, digo em relação ao mandato de Jorge Sampaio. São pessoas que têm exercido muito dignamente o cargo. Quanto ao Governo, pessoalmente, relativizo a filiação partidária para estar mais atento às ideias, à qualidade e à acção. Nesse aspecto, penso que este Governo tem coisas notáveis, de abordagem dos problemas e de os implementar. Porventura não conseguiu todas as soluções anunciadas, como os governos anteriores também não.
Considera este um Governo reformista ?
Este Governo apareceu com algo que me foi simpático que foi a coragem de decidir – o que é bom, tendo em conta que os governos democráticos são normalmente frágeis. Há sectores da governação que me parecem globalmente positivos.
Quer dar um exemplo?
Não. Mas a este Governo, se me é devido pedir-lhe uma coisa, peço algo (que provavelmente é o impossível): que não sacrifique esta objectividade da governação ao desejo de ser eleito daqui a uns meses. Penso que os portugueses apreciariam muito um Governo que mantivesse a frieza e o objectivo de análise, mesmo em campanha eleitoral.
Disse recentemente que lhe faz muita confusão como um sistema global da economia e das finanças é tão frágil ao ponto de um banco ir à falência de um momento para o outro. Pediu “criatividade” para que se mude o sistema financeiro. Que criatividade é essa de que fala?
Penso que existem duas vertentes que se devem encontrar em busca de uma solução. Um desafio científico que envolve as ciências económica e política (que devem rever a convergência entre o papel do Estado e dos agentes da liberdade económica). A liberdade económica tem-se afirmado com uma das principais expressões de liberdade, mas como toda a liberdade tem que ser compensada com responsabilidade em ordem ao colectivo. Isto pressupõe uma dimensão ética e uma regulação de quem tem obrigação da harmonia de conjunto.
Foi-se longe de mais na liberdade económica?
Não sou técnico. Mas foi-se longe demais na ausência de dimensão ética. Hoje antes de chegarem estava a dar uma vista de olhos aos jornais e aparece mais um caso de um homem insuspeito, foi governador de velha data [no Alasca], símbolo da probidade e que está à beira de ir para a cadeia.
Mas a ética é muito difícil de regular…
A ética passa antes de mais por uma moderação na corrida ao lucro, à ganância. O sentido de todos os bens deste mundo é o bem comum. A doutrina social da Igreja sempre defendeu que a propriedade privada não é desligada do destino social dos bens. Mas parece que não houve apenas imprudência houve também incompetência e ganância na gestão destes produtos financeiros.
O Estado é co-responsável por esta matriz?
Repare, neste sistema de liberalismo económico como sabem tem-se oscilado entre uma demasiado intervenção do Estado e uma nula de intervenção do Estado. Por isso digo que a criatividade passa pela ciência política. Não sou apologista da nula intervenção do Estado mas também não sou partidário de um intervencionismo tal que condicione e limite a liberdade económica. A razão de ser do Estado é a harmonia da sociedade na medida em que a regulação ajude todos sem cortar a liberdade. Mas, por ventura, o Estado tem que ser dinamizado por dimensões éticas claras. Agora a desconfiança em relação à banca seria um desastre para o país.
A Igreja Católica acompanha de perto a evolução das franjas mais necessitadas da sociedade, nomeadamente, através das IPSS. Qual é, neste momento, o principal problema social do país?
O curioso desta crise, num certo aspecto, foi não termos a possibilidade e, porventura, critérios para embarcar nesses fundos que fazem parte do problema e ainda não se percebeu se fazem parte da solução. Portugal desse modo está numa situação menos grave porque num determinado momento (não sei por que razão, certamente porque não tinha possibilidade de o fazer) não embarcou nesses fundos. Por outro lado esta crise cai em cima de dados preocupantes: conheceis todos a taxa de desemprego, conheceis todo o trabalho precário, a institucionalização do recibo verde, conheceis bem a quantidade de cidadãos portugueses que mesmo tendo trabalho têm um ordenado que não dá para as despesas de todo o mês…
Os novos pobres, os que trabalham mas que não conhecem pagar as suas despesas…
Os novos pobres que não entram nos ‘rankings’ como desprotegidos mas que são pobres porque a sua situação económica não é suficiente. Sem me pronunciar sobre o ponto de vista técnico, acho que o sentido das medidas tomadas para ajudar estas pessoas é o correcto. Mas o consumo tem limites e a publicidade como tem sido feita também deve ser posta em causa com esta crise.
Mas qual é o maior problema social do país?
Os novos pobres são um novo dado que agrava a ideia que já tínhamos de que existe um sector vasto da nossa população nessas condições. É evidente que a Igreja não tem soluções globais para este fenómeno, nem deve tender tê-las, porque é uma função da sociedade enquanto um todo. Penso que todos devemos trabalhar para ter uma ideia mais exacta sobre isso, que o discurso político tende a esconder, a camuflar.
Não se diz a verdade em Portugal?
Penso que uma coisa ou outra se dirá. Mas o cidadão comum está numa situação de não saber se o discurso que está a ouvir é verdadeiro ou não. A desconfiança no discurso é um dos traumatismos da nossa convivência. O que não quer dizer que nunca se diz a verdade, Santo Deus! Mesmo os que mentem às vezes se distraem não é? (risos)
Mas no discurso político, mente-se?
Numa compreensão bastante global que não é apenas no discurso dos políticos. Às vezes há discursos que tem por detrás desconhecimento da realidade, incompetência. Aliás esse é um drama da nossa cultura contemporânea: o sentido das palavras esvaziou-se e não mobiliza. Essa desconfiança é perfeitamente justa. Nós sentimos esse fenómeno dentro da própria Igreja. Temos que ter sempre em conta que há duas componentes essenciais da credibilidade das palavras: ela corresponder à verdade e corresponder a um testemunho de vida (eu digo coisas em que me empenho). O fazer é mais importante do que o dizer - É um velho princípio da Sagrada Escritura.
E tem faltado esse fazer?
Não sei, não é minha intenção fazer juízos políticos. A governação também se complicou muito nos últimos tempos.
Porquê?
Porque a sociedade é complexa. Não vou transformar-me em analista político, mas tenho a sensação que o problema é tanto dos governos como da oposição. A oposição devia ser uma forma de apresentar alternativas.
E não apenas uma crítica.
A saúde e a harmonia do crescimento das sociedades ocidentais dependem muito disso. Quero dizer que as oposições têm sido mais frágeis ainda nos últimos anos do que a governação
Diário Económico - Entrevista conduzida por António Costa e Francisco Teixeira
Cardeal Patriarca de Lisboa afirma que a confiança é um valor fundamental. Apoia o novo aeroporto, tem dúvidas sobre o TGV e pede ao Governo para não ceder a políticas eleitoralistas. D. José Policarpo aborda de forma directa os temas que têm concentrado a atenção do país. Das obras públicas (que “não devem ser abandonadas de uma maneira fácil”), à oposição (que tem sido “mais frágil do que a governação”), passando pela crise e os novos pobres (que o “discurso inflacionado dos políticos tende a esconder”).
A Igreja Católica e o senhor cardeal não têm partido político, mas não são imunes à instabilidade política do país. Um Governo de maioria ajuda a dar estabilidade?
Teoricamente sim. Uma das características dos governos democráticos que conhecemos é que são frágeis. A meio do mandato começam a pensar no próximo ciclo eleitoral. Mas não é só por isso, é também porque estão sujeitos (e bem) a mecanismos complexos de aferimento das decisões. Graças a Deus as ditaduras já acabaram. Houve ditadores que decidiram bem, mas por outro lado não estão sujeitos às peritagens das decisões. Os governos eleitos têm de convencer e não impor. Uma maioria é saudável.
E, ainda mais, no momento actual do país?
Não sei dizer, também não sou contra governos de coligação desde que apresentem perspectivas idênticas. Se uma corrente política está no governo e outra tem soluções parecidas, a convergência de soluções é boa.
Disse há pouco que esta crise vai fazer repensar modelos…
A civilização ocidental criou um paradigma de estilo de vida e de nível de vida. Há um estrato dentro da população que se sente injustiçada porque o Estado, as empresas, os sindicatos, porventura a Igreja, não lhes proporcionaram que atinjam esse nível de vida. Uma divisão social é inevitável. Todas as crises podem ter aspectos positivos. Aliás é nas grandes crises e nos grandes sofrimentos colectivos que a humanidade dá saltos qualitativos em frente.
Se fosse primeiro-ministro quais seriam as suas prioridades?
Não estou preparado para dar essa resposta. Há uma prioridade que é mais psicológica: penso que devemos fazer tudo para não criar o alarme. Já está suficientemente claro que a humanidade vai passar por um momento difícil. A pior coisa que podia acontecer agora era a desconfiança, por exemplo, em relação ao sistema bancário. Seria um desastre colectivo. Mas não é só essa confiança imediata, é também uma co-responsabilização de todos para ajudar com generosidade.
Tem visto esse discurso?
Penso que sim, esse é um dos dados positivos da reacção positiva de governos e empresas. Eu não percebo nada da Bolsa (nem da minha percebo quanto mais da dos outros...), mas é engraçado vê-la como barómetro da confiança ou desconfiança. O mundo empresarial é o que vai demorar mais tempo a recuperar porque é o que está mais ligado à circulação do dinheiro. Neste momento, é preciso um Orçamento do Estado que não renuncie ao funcionamento normal de Portugal, mas que seja muito objectivo e que dê prioridade ao problema das famílias e dos trabalhadores. Se as pessoas sentem que mais uma vez são elas que vão pagar o preço pela crise, isso não ajuda a confiança colectiva.
É uma preocupação que tem notado?
Tem havido no discurso político… mas há também uma confiança porventura inflacionada de que Portugal não correrá riscos.
O desenvolvimento do país passa por essas obras públicas?
Numa percentagem muito diminuta. Passa onde traz riqueza, emprego, desenvolvimento. Um país que não tenha as infra-estruturas necessárias não se desenvolve. Agora, se as infra-estruturas que se pretendem são mesmo essenciais, isso não sei dizer. Um bom aeroporto internacional é importante. Isso é fácil de compreender.
E as novas concessões rodoviárias?
A construção de mais uma auto-estrada pode trazer emprego a uma série de famílias, o que contribui para resolver o seu problema. Há um dado de que se tem falado pouco, que é o problema do endividamento. O que é que estes projectos significam em termos de endividamento público? Se às tantas devermos mais ao estrangeiro do que o que produzimos...
Não fazer as obras não era uma forma de parar o país?
As obras públicas devem-se fazer, se for possível. Tenho uma atracção pela modernidade, tudo o que são maravilhas da tecnologia sempre me fascinaram, por isso, ter um TGV a passar pelo nosso país fascina-me. Não vejo porque não. O problema é se é possível, necessário e há dúvidas sérias sobre isso. A minha tese em relação a estes grandes empreendimentos é que foram muito bem estudados e não há razão para serem abandonados de uma maneira fácil. Mas há-de haver a coragem para os retardar se houver razões sérias para isso.
Gostava que avaliasse os dois grandes poderes políticos e institucionais do país: por um lado, estes três anos e meio de Governo (com o momento importante de que nos aproximamos, três actos eleitorais que podem trazer importantes mudanças), por outro lado o desempenho do Presidente da República.
É evidente que não lhe vou fazer isso. Sou amigo das pessoas. Em relação ao Presidente da República- como em relação ao anterior - não tenho problemas em dizer que aprecio muito a serenidade e o equilíbrio com que tem seguido a alta magistratura da Nação. E o que digo do actual – de quem sou amigo pessoal há muito tempo -, digo em relação ao mandato de Jorge Sampaio. São pessoas que têm exercido muito dignamente o cargo. Quanto ao Governo, pessoalmente, relativizo a filiação partidária para estar mais atento às ideias, à qualidade e à acção. Nesse aspecto, penso que este Governo tem coisas notáveis, de abordagem dos problemas e de os implementar. Porventura não conseguiu todas as soluções anunciadas, como os governos anteriores também não.
Considera este um Governo reformista ?
Este Governo apareceu com algo que me foi simpático que foi a coragem de decidir – o que é bom, tendo em conta que os governos democráticos são normalmente frágeis. Há sectores da governação que me parecem globalmente positivos.
Quer dar um exemplo?
Não. Mas a este Governo, se me é devido pedir-lhe uma coisa, peço algo (que provavelmente é o impossível): que não sacrifique esta objectividade da governação ao desejo de ser eleito daqui a uns meses. Penso que os portugueses apreciariam muito um Governo que mantivesse a frieza e o objectivo de análise, mesmo em campanha eleitoral.
Disse recentemente que lhe faz muita confusão como um sistema global da economia e das finanças é tão frágil ao ponto de um banco ir à falência de um momento para o outro. Pediu “criatividade” para que se mude o sistema financeiro. Que criatividade é essa de que fala?
Penso que existem duas vertentes que se devem encontrar em busca de uma solução. Um desafio científico que envolve as ciências económica e política (que devem rever a convergência entre o papel do Estado e dos agentes da liberdade económica). A liberdade económica tem-se afirmado com uma das principais expressões de liberdade, mas como toda a liberdade tem que ser compensada com responsabilidade em ordem ao colectivo. Isto pressupõe uma dimensão ética e uma regulação de quem tem obrigação da harmonia de conjunto.
Foi-se longe de mais na liberdade económica?
Não sou técnico. Mas foi-se longe demais na ausência de dimensão ética. Hoje antes de chegarem estava a dar uma vista de olhos aos jornais e aparece mais um caso de um homem insuspeito, foi governador de velha data [no Alasca], símbolo da probidade e que está à beira de ir para a cadeia.
Mas a ética é muito difícil de regular…
A ética passa antes de mais por uma moderação na corrida ao lucro, à ganância. O sentido de todos os bens deste mundo é o bem comum. A doutrina social da Igreja sempre defendeu que a propriedade privada não é desligada do destino social dos bens. Mas parece que não houve apenas imprudência houve também incompetência e ganância na gestão destes produtos financeiros.
O Estado é co-responsável por esta matriz?
Repare, neste sistema de liberalismo económico como sabem tem-se oscilado entre uma demasiado intervenção do Estado e uma nula de intervenção do Estado. Por isso digo que a criatividade passa pela ciência política. Não sou apologista da nula intervenção do Estado mas também não sou partidário de um intervencionismo tal que condicione e limite a liberdade económica. A razão de ser do Estado é a harmonia da sociedade na medida em que a regulação ajude todos sem cortar a liberdade. Mas, por ventura, o Estado tem que ser dinamizado por dimensões éticas claras. Agora a desconfiança em relação à banca seria um desastre para o país.
A Igreja Católica acompanha de perto a evolução das franjas mais necessitadas da sociedade, nomeadamente, através das IPSS. Qual é, neste momento, o principal problema social do país?
O curioso desta crise, num certo aspecto, foi não termos a possibilidade e, porventura, critérios para embarcar nesses fundos que fazem parte do problema e ainda não se percebeu se fazem parte da solução. Portugal desse modo está numa situação menos grave porque num determinado momento (não sei por que razão, certamente porque não tinha possibilidade de o fazer) não embarcou nesses fundos. Por outro lado esta crise cai em cima de dados preocupantes: conheceis todos a taxa de desemprego, conheceis todo o trabalho precário, a institucionalização do recibo verde, conheceis bem a quantidade de cidadãos portugueses que mesmo tendo trabalho têm um ordenado que não dá para as despesas de todo o mês…
Os novos pobres, os que trabalham mas que não conhecem pagar as suas despesas…
Os novos pobres que não entram nos ‘rankings’ como desprotegidos mas que são pobres porque a sua situação económica não é suficiente. Sem me pronunciar sobre o ponto de vista técnico, acho que o sentido das medidas tomadas para ajudar estas pessoas é o correcto. Mas o consumo tem limites e a publicidade como tem sido feita também deve ser posta em causa com esta crise.
Mas qual é o maior problema social do país?
Os novos pobres são um novo dado que agrava a ideia que já tínhamos de que existe um sector vasto da nossa população nessas condições. É evidente que a Igreja não tem soluções globais para este fenómeno, nem deve tender tê-las, porque é uma função da sociedade enquanto um todo. Penso que todos devemos trabalhar para ter uma ideia mais exacta sobre isso, que o discurso político tende a esconder, a camuflar.
Não se diz a verdade em Portugal?
Penso que uma coisa ou outra se dirá. Mas o cidadão comum está numa situação de não saber se o discurso que está a ouvir é verdadeiro ou não. A desconfiança no discurso é um dos traumatismos da nossa convivência. O que não quer dizer que nunca se diz a verdade, Santo Deus! Mesmo os que mentem às vezes se distraem não é? (risos)
Mas no discurso político, mente-se?
Numa compreensão bastante global que não é apenas no discurso dos políticos. Às vezes há discursos que tem por detrás desconhecimento da realidade, incompetência. Aliás esse é um drama da nossa cultura contemporânea: o sentido das palavras esvaziou-se e não mobiliza. Essa desconfiança é perfeitamente justa. Nós sentimos esse fenómeno dentro da própria Igreja. Temos que ter sempre em conta que há duas componentes essenciais da credibilidade das palavras: ela corresponder à verdade e corresponder a um testemunho de vida (eu digo coisas em que me empenho). O fazer é mais importante do que o dizer - É um velho princípio da Sagrada Escritura.
E tem faltado esse fazer?
Não sei, não é minha intenção fazer juízos políticos. A governação também se complicou muito nos últimos tempos.
Porquê?
Porque a sociedade é complexa. Não vou transformar-me em analista político, mas tenho a sensação que o problema é tanto dos governos como da oposição. A oposição devia ser uma forma de apresentar alternativas.
E não apenas uma crítica.
A saúde e a harmonia do crescimento das sociedades ocidentais dependem muito disso. Quero dizer que as oposições têm sido mais frágeis ainda nos últimos anos do que a governação
Diário Económico - Entrevista conduzida por António Costa e Francisco Teixeira
Saturday, October 25, 2008
Crisis financiera mundial - La reacción de los mercados NOURIEL ROUBINI - Profesor de la Universidad de Nueva York
"El miedo domina los mercados, sólo queda la opción de cerrarlos"
"Espero no haberle deprimido demasiado". Nouriel Roubini (Estambul, Turquía, 1958) cierra la entrevista con una amable sonrisa para quitar hierro a la andanada de malos augurios que acaba de lanzar. Este profesor de Economía de la Universidad de Nueva York es muy consciente del impacto que causan sus palabras. No siempre fue así. Sus investigaciones vaticinaron, con escaso eco, un colapso del sistema financiero de EE UU ya en 2004. Y cuando expuso sus conclusiones ante la flor y nata de los economistas del FMI, en 2006, cundió el escepticismo. Ahora, con el acierto de su parte, sus duras advertencias se rumian una y otra vez.
Porque Roubini cree que lo que otros consideraron exageraciones han acabado por quedarse cortas. "Lo que ha ocurrido esta mañana en Estados Unidos es otra señal de que los mercados están en caída libre, tratar de estabilizarlos es como que te lancen un cuchillo e intentar pararlo con las manos desnudas", dijo en referencia a la suspensión de los mercados de futuros en Wall Street ayer tras caer más de un 6%.
"El miedo se ha adueñado de los mercados, todo el mundo quiere vender y nadie compra, sólo va quedando la alternativa de cerrarlos un tiempo", afirma sin pestañear. Cuando el presidente italiano, Silvio Berlusconi, dijo algo parecido hace tres semanas, todo el mundo lo tomó como una más de sus célebres meteduras de pata. Pero ahora que lo vaticina Roubini, nadie se lo toma a chanza.
Porque el profesor universitario constata lo que ya a estas alturas resulta obvio: "El efecto positivo en los mercados del anuncio de intervenciones multimillonarias por los Gobiernos sólo duró un par de días". Roubini cree que las inyecciones de capital a los bancos y el aval a los préstamos son medidas correctas, aunque tardías. Y aboga por decisiones más radicales aún, con "paquetes fiscales amplios" y mayores recortes de tipos. Pero ni eso serviría.
"Los mercados ya saben que los Gobiernos harán todo lo que esté en su mano para apoyar al sector financiero, pero siguen desplomándose. Ya no funcionan, no responden a ningún incentivo, están en un proceso imparable de liquidación de activos, se han convertido en una fuerza destructiva. Cada vez estoy más convencido de que la única solución es un cortocircuito temporal".
Roubini ya esbozó su idea de un cierre de los mercados el jueves en Londres, en una conferencia mundial de gestores de fondos de alto riesgo. Ayer, en Madrid, fue más contundente aún ante los directivos convocados por la escuela de negocios IESE, que celebraba su 50º aniversario. Y repitió su lúgubre pronóstico, infatigable, en conferencia de prensa y entrevistas con los medios.
Su agenda está cada vez más repleta. El reconocimiento mediático y académico crece al mismo ritmo que el sistema financiero se tambalea. The New York Times le ha bautizado como Dr. Doom (doctor calamidad). Y el World Economic Forum, la institución que organiza los encuentros de líderes políticos y empresariales en Davos (Suiza) le encargó la coordinación de su reciente informe sobre el sistema financiero.
"El impacto en la economía real será muy duro, la recesión mundial es inevitable y durará al menos dos años", sentencia. Obviamente, no cree posible una recuperación en 2009. Ni que las economías emergentes se salven de la quema. Recita sin respirar una veintena de países que ya afrontan problemas. Y advierte que "para China crecer menos que un 7% o para Brasil menos que un 2% es lo mismo que una recesión, aumentaría la pobreza".
Cuando se le pregunta por la economía española, reparte estopa. "En España, la recesión será más dolorosa, la burbuja inmobiliaria ha ocultado los problemas de falta de competitividad, los avances en productividad son aún más débiles que en Italia, Grecia o Portugal". Y es aún más contundente cuando se le inquiere por Alan Greenspan, ex presidente de la Reserva Federal. "Con Greenspan y ahora con [Ben] Bernanke, la Reserva Federal ha sido la principal cheerleader [animadora] de la ingeniería financiera que nos ha llevado a este desastre".
"Cuando la supervisión se guía por la ceguera ideológica se va de un extremo a otro: antes eran defensores a ultranza de una autorregulación que no ha funcionado, ahora parecen la Unión Soviética", bromea.
Roubini cree que esta vez no habrá más remedio que "construir de verdad un sistema de regulación global". Porque él lo tiene claro: "Prefiero el coste de una sobrerregulación que el peligro de una falta total de regulación". Una reforma que extendería a las agencias de calificación o al sistema de compensación de los altos ejecutivos. Pero antes habrá que gastar mucho dinero público en taponar la sangría del sistema financiero. "Decir que no habrá coste para los contribuyentes es un disparate", dispara.
A.BOLAÑOS / C. DELGADO – El Pais - Madrid - 25/10/2008
"Espero no haberle deprimido demasiado". Nouriel Roubini (Estambul, Turquía, 1958) cierra la entrevista con una amable sonrisa para quitar hierro a la andanada de malos augurios que acaba de lanzar. Este profesor de Economía de la Universidad de Nueva York es muy consciente del impacto que causan sus palabras. No siempre fue así. Sus investigaciones vaticinaron, con escaso eco, un colapso del sistema financiero de EE UU ya en 2004. Y cuando expuso sus conclusiones ante la flor y nata de los economistas del FMI, en 2006, cundió el escepticismo. Ahora, con el acierto de su parte, sus duras advertencias se rumian una y otra vez.
Porque Roubini cree que lo que otros consideraron exageraciones han acabado por quedarse cortas. "Lo que ha ocurrido esta mañana en Estados Unidos es otra señal de que los mercados están en caída libre, tratar de estabilizarlos es como que te lancen un cuchillo e intentar pararlo con las manos desnudas", dijo en referencia a la suspensión de los mercados de futuros en Wall Street ayer tras caer más de un 6%.
"El miedo se ha adueñado de los mercados, todo el mundo quiere vender y nadie compra, sólo va quedando la alternativa de cerrarlos un tiempo", afirma sin pestañear. Cuando el presidente italiano, Silvio Berlusconi, dijo algo parecido hace tres semanas, todo el mundo lo tomó como una más de sus célebres meteduras de pata. Pero ahora que lo vaticina Roubini, nadie se lo toma a chanza.
Porque el profesor universitario constata lo que ya a estas alturas resulta obvio: "El efecto positivo en los mercados del anuncio de intervenciones multimillonarias por los Gobiernos sólo duró un par de días". Roubini cree que las inyecciones de capital a los bancos y el aval a los préstamos son medidas correctas, aunque tardías. Y aboga por decisiones más radicales aún, con "paquetes fiscales amplios" y mayores recortes de tipos. Pero ni eso serviría.
"Los mercados ya saben que los Gobiernos harán todo lo que esté en su mano para apoyar al sector financiero, pero siguen desplomándose. Ya no funcionan, no responden a ningún incentivo, están en un proceso imparable de liquidación de activos, se han convertido en una fuerza destructiva. Cada vez estoy más convencido de que la única solución es un cortocircuito temporal".
Roubini ya esbozó su idea de un cierre de los mercados el jueves en Londres, en una conferencia mundial de gestores de fondos de alto riesgo. Ayer, en Madrid, fue más contundente aún ante los directivos convocados por la escuela de negocios IESE, que celebraba su 50º aniversario. Y repitió su lúgubre pronóstico, infatigable, en conferencia de prensa y entrevistas con los medios.
Su agenda está cada vez más repleta. El reconocimiento mediático y académico crece al mismo ritmo que el sistema financiero se tambalea. The New York Times le ha bautizado como Dr. Doom (doctor calamidad). Y el World Economic Forum, la institución que organiza los encuentros de líderes políticos y empresariales en Davos (Suiza) le encargó la coordinación de su reciente informe sobre el sistema financiero.
"El impacto en la economía real será muy duro, la recesión mundial es inevitable y durará al menos dos años", sentencia. Obviamente, no cree posible una recuperación en 2009. Ni que las economías emergentes se salven de la quema. Recita sin respirar una veintena de países que ya afrontan problemas. Y advierte que "para China crecer menos que un 7% o para Brasil menos que un 2% es lo mismo que una recesión, aumentaría la pobreza".
Cuando se le pregunta por la economía española, reparte estopa. "En España, la recesión será más dolorosa, la burbuja inmobiliaria ha ocultado los problemas de falta de competitividad, los avances en productividad son aún más débiles que en Italia, Grecia o Portugal". Y es aún más contundente cuando se le inquiere por Alan Greenspan, ex presidente de la Reserva Federal. "Con Greenspan y ahora con [Ben] Bernanke, la Reserva Federal ha sido la principal cheerleader [animadora] de la ingeniería financiera que nos ha llevado a este desastre".
"Cuando la supervisión se guía por la ceguera ideológica se va de un extremo a otro: antes eran defensores a ultranza de una autorregulación que no ha funcionado, ahora parecen la Unión Soviética", bromea.
Roubini cree que esta vez no habrá más remedio que "construir de verdad un sistema de regulación global". Porque él lo tiene claro: "Prefiero el coste de una sobrerregulación que el peligro de una falta total de regulación". Una reforma que extendería a las agencias de calificación o al sistema de compensación de los altos ejecutivos. Pero antes habrá que gastar mucho dinero público en taponar la sangría del sistema financiero. "Decir que no habrá coste para los contribuyentes es un disparate", dispara.
A.BOLAÑOS / C. DELGADO – El Pais - Madrid - 25/10/2008
Thursday, October 23, 2008
A intervenção silenciada de ANTÓNIO SANTOS JÚNIOR no 1º de Maio de 1974
Camaradas!
Trabalhadores!
Para os que não me conhecem: Eu fui presidente do Sindicato dos Metalúrgicos de Lisboa e da Federação dos Sindicatos dos Metalúrgicos durante 4 meses até ser destituído pelo Governo de Marcelo Caetano.
Estou aqui para, com a minha voz de trabalhador, vos falar em nome do Movimento de Esquerda Socialista (em organização).
Antes de mim falaram representantes do Movimento Democrático, do Partido Socialista, do Partido Comunista.
Já antes do 25 de Abril não eram só estas organizações que existiam.
Existiam outros movimentos que se manifestavam em lutas operárias:
- Na Fábrica.
- Nos Sindicatos.
- No nível político através dos grupos socioprofissionais mistos (surgidos na movimentação do período eleitoral de 1973 e que desde então continuam a trabalhar).
Manifestavam-se também nas lutas estudantis e na luta anti-colonial.
Em todas estas lutas fez-se sentir o peso esmagador dos trabalhadores que as levaram por diante, embora nelas também se tenham integrado cristãos revolucionários e elementos socialistas.
No fim de contas um grande grupo de pessoas lutava, luta e jamais deixará de lutar por um socialismo perfeitamente controlado em todos os seus aspectos, desde o económico ao político, do cultural ao social, pela classe operária! Repito, uma sociedade que seja controlada em todos os seus aspectos pela classe operária!
Camaradas Trabalhadores, neste momento saudamos os soldados de Portugal, o Movimento das Forças Armadas que derrubaram os aparelhos de Opressão constituídos e que criaram, portanto, condições absolutamente novas para o desenvolvimento da nossa luta de trabalhadores.
- efectivamente a censura acabou
- a PIDE, Legião e outras organizações estão a ser destruídas.
Mas … Tenhamos atenção. Nem todas as formas de repressão foram já abolidas.
Todos nós sabemos que a repressão que até agora vínhamos sentindo e sofrendo nas fábricas e em todos os locais de trabalho vai pretender continuar!
Formas de repressão tais como: despedimentos repressivos nas fábricas e em todos os locais de trabalho. As cargas policiais sempre que nós trabalhadores entrávamos em greve ou por qualquer outra forma lutávamos pela defesa dos nossos interesses. A recente luta dos trabalhadores da TAP foi disso o mais recente exemplo, mas foi também um dos raros momentos na história recente das nossas lutas em que nós trabalhadores nos conseguimos opor vitoriosamente à repressão: as forças policiais tiveram de recuar e nem um só dos nossos camaradas foi despedido. A acção dos bufos e de todos aqueles que nos locais de trabalho ajudam o patronato a impor-nos a sua tirania.
Contudo … Também a nossa exploração continua! Concerteza que os patrões vão pretender continuar a pagar-nos salários miseráveis e ajudados por essa miséria onde nos lançam obrigar-nos a aceitar horas extraordinárias em série em vez de satisfazerem as nossas reivindicações de redução de horário de trabalho.
Vão continuar a obrigar-nos a trabalhar em péssimas condições de higiene e segurança, vão no fim de contas continuar a explorar-nos!
Por isso perguntamos:
A exploração irá continuar?
As Caixas de Previdência vão continuar a estar ao serviço dos capitalistas e dos colonialistas ou vão passar a estar nas nossas mãos e portanto ao serviço do todo o povo?
Será que muitos de nós vão continuar em casas miseráveis ou em barracas enquanto outros vivem em luxuosas vivendas que são autênticos palácios?
Será que vamos continuar a perder longas horas do nosso dia em transportes incómodos e cada dia mais caros, enquanto outros têm vários automóveis, qual deles mais caro e com os seus motoristas particulares?
Será que as escolas dos nossos filhos vão continuar a ser fábricas e oficinas ou será que as escolas neste país se vão finalmente abrir para todos os filhos do povo?
Será que a Guerra e exploração coloniais vão continuar?
Se queremos ser nós a construir o futuro do nosso país e não admitimos que ninguém o faça em nosso nome, não devemos contribuir para que os povos das colónias possam também tomar nas suas próprias mãos os destinos dos seus países?
A resposta a todas estas perguntas devemos ser todos nós a dá-la diariamente da única forma que serve efectivamente os nossos interesses de trabalhadores, que serve efectivamente os interesses do povo!
A nossa luta tem de continuar sem desfalecimentos e só terminará com a construção de uma sociedade sem classes sem exploradores nem explorados, de uma sociedade onde não tenhamos de nos vender diariamente!
Temos de construir uma sociedade socialista!
Este é o nosso objectivo e para o atingir estamos abertos à mais ampla colaboração com todas as forças políticas que igualmente lutam pela emancipação de todo o povo, pela construção do socialismo.
CAMARADAS!
É necessário não esquecer nunca uma verdade que a história das lutas dos trabalhadores em todo o mundo tem demonstrado!
A EMANCIPAÇÃO DOS TRABALHADORES SÓ PODE SER OBRA DE NÓS PRÓPRIOS TRABALHADORES!!!
Trabalhadores!
Para os que não me conhecem: Eu fui presidente do Sindicato dos Metalúrgicos de Lisboa e da Federação dos Sindicatos dos Metalúrgicos durante 4 meses até ser destituído pelo Governo de Marcelo Caetano.
Estou aqui para, com a minha voz de trabalhador, vos falar em nome do Movimento de Esquerda Socialista (em organização).
Antes de mim falaram representantes do Movimento Democrático, do Partido Socialista, do Partido Comunista.
Já antes do 25 de Abril não eram só estas organizações que existiam.
Existiam outros movimentos que se manifestavam em lutas operárias:
- Na Fábrica.
- Nos Sindicatos.
- No nível político através dos grupos socioprofissionais mistos (surgidos na movimentação do período eleitoral de 1973 e que desde então continuam a trabalhar).
Manifestavam-se também nas lutas estudantis e na luta anti-colonial.
Em todas estas lutas fez-se sentir o peso esmagador dos trabalhadores que as levaram por diante, embora nelas também se tenham integrado cristãos revolucionários e elementos socialistas.
No fim de contas um grande grupo de pessoas lutava, luta e jamais deixará de lutar por um socialismo perfeitamente controlado em todos os seus aspectos, desde o económico ao político, do cultural ao social, pela classe operária! Repito, uma sociedade que seja controlada em todos os seus aspectos pela classe operária!
Camaradas Trabalhadores, neste momento saudamos os soldados de Portugal, o Movimento das Forças Armadas que derrubaram os aparelhos de Opressão constituídos e que criaram, portanto, condições absolutamente novas para o desenvolvimento da nossa luta de trabalhadores.
- efectivamente a censura acabou
- a PIDE, Legião e outras organizações estão a ser destruídas.
Mas … Tenhamos atenção. Nem todas as formas de repressão foram já abolidas.
Todos nós sabemos que a repressão que até agora vínhamos sentindo e sofrendo nas fábricas e em todos os locais de trabalho vai pretender continuar!
Formas de repressão tais como: despedimentos repressivos nas fábricas e em todos os locais de trabalho. As cargas policiais sempre que nós trabalhadores entrávamos em greve ou por qualquer outra forma lutávamos pela defesa dos nossos interesses. A recente luta dos trabalhadores da TAP foi disso o mais recente exemplo, mas foi também um dos raros momentos na história recente das nossas lutas em que nós trabalhadores nos conseguimos opor vitoriosamente à repressão: as forças policiais tiveram de recuar e nem um só dos nossos camaradas foi despedido. A acção dos bufos e de todos aqueles que nos locais de trabalho ajudam o patronato a impor-nos a sua tirania.
Contudo … Também a nossa exploração continua! Concerteza que os patrões vão pretender continuar a pagar-nos salários miseráveis e ajudados por essa miséria onde nos lançam obrigar-nos a aceitar horas extraordinárias em série em vez de satisfazerem as nossas reivindicações de redução de horário de trabalho.
Vão continuar a obrigar-nos a trabalhar em péssimas condições de higiene e segurança, vão no fim de contas continuar a explorar-nos!
Por isso perguntamos:
A exploração irá continuar?
As Caixas de Previdência vão continuar a estar ao serviço dos capitalistas e dos colonialistas ou vão passar a estar nas nossas mãos e portanto ao serviço do todo o povo?
Será que muitos de nós vão continuar em casas miseráveis ou em barracas enquanto outros vivem em luxuosas vivendas que são autênticos palácios?
Será que vamos continuar a perder longas horas do nosso dia em transportes incómodos e cada dia mais caros, enquanto outros têm vários automóveis, qual deles mais caro e com os seus motoristas particulares?
Será que as escolas dos nossos filhos vão continuar a ser fábricas e oficinas ou será que as escolas neste país se vão finalmente abrir para todos os filhos do povo?
Será que a Guerra e exploração coloniais vão continuar?
Se queremos ser nós a construir o futuro do nosso país e não admitimos que ninguém o faça em nosso nome, não devemos contribuir para que os povos das colónias possam também tomar nas suas próprias mãos os destinos dos seus países?
A resposta a todas estas perguntas devemos ser todos nós a dá-la diariamente da única forma que serve efectivamente os nossos interesses de trabalhadores, que serve efectivamente os interesses do povo!
A nossa luta tem de continuar sem desfalecimentos e só terminará com a construção de uma sociedade sem classes sem exploradores nem explorados, de uma sociedade onde não tenhamos de nos vender diariamente!
Temos de construir uma sociedade socialista!
Este é o nosso objectivo e para o atingir estamos abertos à mais ampla colaboração com todas as forças políticas que igualmente lutam pela emancipação de todo o povo, pela construção do socialismo.
CAMARADAS!
É necessário não esquecer nunca uma verdade que a história das lutas dos trabalhadores em todo o mundo tem demonstrado!
A EMANCIPAÇÃO DOS TRABALHADORES SÓ PODE SER OBRA DE NÓS PRÓPRIOS TRABALHADORES!!!
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